Diabète de type 1

Mis à jour : Mardi 09 Juillet 2019

Le diabète de type 1 se déclenche le plus souvent pendant l'enfance ou au début de l'âge adulte. Cette maladie métabolique chronique est grave par ses complications au niveau des vaisseaux sanguins et des nerfs, ainsi que par le risque de coma hyperglycémique (acidocétose). Son traitement repose sur l'injection régulière d'insuline, l'adaptation du régime alimentaire et la pratique d'une activité physique.

Qu'est-ce que le diabète de type 1 ?

piqûre d'insuline

L’insuline est l’une des hormones qui permettent la régulation du taux de sucre (glucose) dans le sang. Lorsque ce taux augmente (par exemple après un repas), le pancréas sécrète de l'insuline qui favorise le stockage du sucre dans les muscles et le foie sous la forme de glycogène. L’insuline stimule également la formation de tissu adipeux (graisse) à partir du sucre.

Les personnes atteintes de diabète de type 1 (également appelé « diabète insulinodépendant » (DID) ou « diabète juvénile ») sécrètent peu ou pas d’insuline. En l’absence de traitement, le taux de sucre dans le sang (glycémie) est constamment trop élevé mais ce sucre est inutilisable comme source d’énergie par les cellules. Celles-ci doivent alors brûler des graisses ou des protéines pour assurer leur besoin en énergie. A long terme, cette élévation permanente de la glycémie provoque des dégâts, notamment sur les vaisseaux sanguins.

Le diabète de type 1 représente 10 % des cas de diabète (les autres 90 % étant des cas de diabète de type 2 où les cellules du foie et des muscles ne sont plus sensibles à l’insuline). Chaque année, en France, 6 000 nouveaux cas de diabète de type 1 sont diagnostiqués. Le nombre de cas diagnostiqué chaque année chez les enfants a augmenté de plus de 37 % entre 1988 et 1997.

Le diabète de type 1 est plus fréquent dans les pays occidentaux et dans les régions éloignées de l’équateur : par exemple, il est soixante-dix fois plus fréquent en Finlande qu’en Chine.

Quels sont les symptômes du diabète de type 1 ?

    Les personnes qui souffrent de diabète de type 1 peuvent ne présenter aucun symptôme pendant des années. Au fur et à mesure que la maladie progresse, les symptômes finissent par apparaître de manière soudaine, en général quand 80 à 90 % des cellules du pancréas ont disparu :
  • augmentation de la soif et de la faim ;
  • besoin fréquent d'uriner, ce qui peut entraîner des problèmes de pipi au lit (énurésie) chez un enfant jusque-là propre ;
  • fatigue anomale ;
  • peau sèche sujette à des démangeaisons ;
  • coupures et blessures qui cicatrisent lentement ;
  • infections fréquentes des gencives, de la vessie, du vagin, de la vulve et du prépuce ;
  • insensibilité ou fourmillement des mains et des pieds ;
  • vision floue.

Chez le nourrisson, le diabète de type 1 est rare et lié à une anomalie génétique. Il se traduit par un érythème fessier (fesses rouges) sévère, des malaises, une faible prise de poids malgré un bon appétit, de la soif, des couches mouillées en permanence, voire des vomissements et de la déshydratation.

Chez les enfants, le diabète de type 1 est plus fréquemment diagnostiqué au cours de deux périodes de la vie : entre 4 et 6 ans, puis entre 10 et 14 ans. Entre 4 et 6 ans, il n’est pas rare que le diabète de type 1 soit diagnostiqué lors d’un épisode d’acidocétose, parfois fatal.


Le diabète de type 1 est dangereux par ses complications. Celles-ci sont la conséquence de concentrations sanguines de sucre durablement trop élevées. On distingue les complications à court et à long terme.

Les complications à court terme du diabète de type 1

Un diabète de type 1 non diagnostiqué ou mal contrôlé par les traitements peut provoquer des complications aiguës sous la forme de malaises graves. Ces malaises peuvent également se produire lorsque le traitement n'est pas suffisamment adapté à l'alimentation et à l'activité physique.

L'acidocétose diabétique

Lorsqu'une personne atteinte de diabète de type 1 n'est pas ou insuffisamment traitée, le glucose (sucre) s'accumule dans le sang mais il ne peut pas être utilisé pour produire de l'énergie. Le corps le remplace alors par une autre source d'énergie, les acides gras (lipides). L'utilisation des acides gras comme carburant entraîne la production de substances acides, les corps cétoniques. Ces substances s'accumulent et provoquent une acidification excessive du sang et des cellules qui déclenche des symptômes potentiellement fatals : haleine au parfum de pomme caractéristique, déshydratation, nausées, vomissements, maux de ventre, difficultés pour respirer, confusion et coma. L'acidocétose diabétique nécessite un traitement par insuline et une hospitalisation en urgence. Le coma acidocétosique est la cause la plus fréquente de décès liés au diabète de type 1.

Le coma hyperosmolaire

Si la concentration de sucre dans le sang devient très élevée, et plus particulièrement en présence d'autres facteurs tels qu'une infection, les patients atteints de diabète de type 1 peuvent présenter une déshydratation intense, une chute de la pression artérielle, des épisodes de confusion et d'étourdissements, voire un coma dit « coma hyperosmolaire ». Cette complication peut entraîner la mort : elle nécessite une hospitalisation et une réhydratation en urgence.

L'hypoglycémie

L’hypoglycémie est une baisse excessive de la glycémie provoquée le plus souvent par un apport alimentaire en sucres insuffisant ou par une activité physique inhabituelle. Ses signes sont : tremblements, sueurs, faiblesse, troubles de l’attention, faim, vertige, nervosité et irritabilité, palpitations, nausées, peau froide et moite. Lorsqu’elle est sévère, l’hypoglycémie peut se traduire par une perte de connaissance, qui peut se révéler dangereuse dans certaines circonstances comme la conduite de véhicules, la baignade ou la pratique de certains sports.

Les personnes qui souffrent de diabète de type 1 doivent connaître parfaitement les signes d’une éventuelle hypoglycémie. Après quelques années de maladie, il est fréquent que les personnes diabétiques soient moins sensibles et moins attentifs aux signes de l’hypoglycémie, ce qui les expose à des crises plus sévères.

Lorsqu’une personne diabétique fait une crise d’hypoglycémie, elle doit prendre le plus rapidement possible des aliments riches en sucres : par exemple, trois morceaux de sucre ou une pâte de fruit ou un verre de soda (non light). Si le repas suivant est encore loin, une petite collation doit être prise ensuite : par exemple, quatre petits-beurre ou une barre de céréales. Si la prise d’aliments sucrés ne suffit pas à supprimer les symptômes d’hypoglycémie après dix minutes, il est préférable d’aller consulter un médecin. En effet, l’hypoglycémie peut être liée à d’autres causes, comme par exemple une infection.

Les personnes diabétiques devraient constamment avoir avec elles de quoi soulager une crise d’hypoglycémie, ainsi qu'une carte signalant qu’elles sont diabétiques.

Les complications à long terme du diabète de type 1

Lorsqu'elle persiste plusieurs années, une concentration élevée de sucre dans le sang provoque des complications particulières. Ce type de complications est essentiellement observé chez les adultes après plusieurs années de diabète. Néanmoins, la prévention de ces complications doit se mettre en place dès l’enfance en prenant les bonnes habitudes nécessaires à un contrôle efficace de la glycémie. La probabilité de développer des complications à long terme dépend de nombreux facteurs : qualité du contrôle de la glycémie, prédispositions génétiques, sexe, équilibre alimentaire, pratique régulière d’une activité physique, usage du tabac, etc.

Les complications à long terme du diabète de type 1 se traduisent surtout par une atteinte à la fois des petits vaisseaux sanguins (atteinte dite microvasculaire) et des artères principales (atteinte dite macrovasculaire). L’atteinte des petits vaisseaux se traduit au niveau des yeux, plus particulièrement de la rétine et du cristallin (cataracte diabétique). Elle touche également les reins ce qui peut entraîner une insuffisance rénale : le diabète est la cause principale de mise sous dialyse (« rein artificiel »). L’atteinte des petits vaisseaux provoque également des lésions des nerfs des pieds et des jambes, ce qui se traduit par une perte de sensibilité et des sensations douloureuses ou de fourmillement. La cicatrisation des plaies et des blessures est ralentie et la peau se défend moins efficacement contre les infections. Les infections de la bouche (gingivites et parodontites) sont plus fréquentes.

L’atteinte des artères principales se traduit par leur rétrécissement et peut entraîner un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou une mauvaise circulation dans les artères des jambes (artérite).

D’autres complications peuvent également survenir lorsque le diabète est mal contrôlé par le traitement, par exemple une certaine perte de souplesse des articulations au niveau des mains et des pieds. De plus, chez les personnes qui présentent certaines particularités génétiques (gène HLA-DR3), le système immunitaire peut s’attaquer à d’autres organes que le pancréas, par exemple la thyroïde, entraînant ainsi des complications particulières.


Quelles sont les causes du diabète de type 1 ?

Lors de diabète de type 1, les cellules du pancréas qui fabriquent l’insuline (cellules bêta du pancréas) sont progressivement détruites par le système immunitaire du patient. On ignore les raisons pour lesquelles les cellules immunitaires cessent de reconnaître ces cellules comme faisant partie du corps. Dans l’état actuel des connaissances, il semble que le diabète de type 1 soit, dans 95 % des cas, la résultante de l’action de facteurs externes sur un terrain génétiquement favorable.

L’existence d’un terrain génétique favorisant l’apparition du diabète de type 1 est fortement indiquée par l’étude de vrais et faux jumeaux diabétiques, par la forte probabilité de développer un diabète de type 1 lorsque les deux parents sont eux-mêmes diabétiques, et par la mise en évidence de particularités génétiques (marqueurs cellulaires) plus fréquents chez les personnes diabétiques.

L’importance de facteurs externes est suggérée, entre autres, par les différences régionales en termes de fréquence du diabète au sein d’une population donnée. Par exemple, la fréquence du diabète de type 1 en Sardaigne est quatre fois plus élevée que dans le reste de l’Italie. Certains chercheurs ont émis l’hypothèse d’une infection virale ou bactérienne qui perturberait le système de reconnaissance qui protège nos organes de l’action destructrice de l’immunité. D’autres facteurs externes sont suspectés : par exemple, la nature de l’alimentation pendant la petite enfance (l’allaitement maternel semble réduire le risque de diabète chez l’enfant) ou l’ensoleillement de la région d’origine (par le biais de la fabrication de vitamine D sous l’action des rayons ultraviolets).

Enfin certaines maladies du ou touchant le pancréas (inflammation, kyste, cancer, mucoviscidose, etc.) peuvent indirectement provoquer un diabète.

Peut-on prévenir le diabète de type 1 ?

On ne connaît pas de moyen pour prévenir l'apparition d'un diabète de type 1. Des études en cours cherchent à évaluer l'efficacité d'un vaccin destiné à empêcher l'action destructrice des cellules de l'immunité sur le pancréas. Si le rôle d'une infection virale ou bactérienne est confirmé, il est probable que des essais cliniques chercheront à évaluer si une vaccination contre cette infection peut prévenir l'apparition du diabète de type 1.

Comment diagnostique-t-on le diabète de type 1 ?

En présence de symptômes évoquant un diabète de type 1, le médecin prescrit des analyses de sang. Le diagnostic se fait en mesurant le taux sanguin de glucose (glycémie), ainsi qu’en recherchant la présence de sucre et de corps cétoniques dans les urines. Le diagnostic peut être confirmé par des examens complémentaires : recherche d’anticorps dirigés contre les cellules bêta du pancréas, mesure du taux sanguin d’hémoglobine glyquée, mesure de la réaction du corps après l’administration de sucre par voie orale, etc.

Lorsqu'un diabète de type 1 est diagnostiqué, une hospitalisation est systématique pour faire un bilan complet, mettre en place un traitement à l’insuline adapté et débuter un processus d’éducation thérapeutique afin que le patient apprenne les principes de sa prise en charge : traitement, alimentation, activité physique, etc.

Parmi les examens systématiquement réalisés lors des visites médicales en milieu scolaire ou professionnel, la recherche de sucre dans les urines (à l’aide d’une bandelette) est destinée à dépister les cas de diabète non diagnostiqués.


Lorsqu'un diabète de type 1 a été diagnostiqué et stabilisé par un traitement, certaines habitudes permettent de réduire les risques de complication.

Informez-vous

Le patient diabétique est le premier acteur de sa santé. Mieux il connaît sa maladie, mieux il saura adopter les gestes qui en minimisent les conséquences. De très nombreux documents d'information sur cette maladie sont disponibles auprès des médecins, des associations de patients, des laboratoires pharmaceutiques ou en librairie. Des programmes d'éducation sur le diabète destinés aux patients sont proposés dans certains hôpitaux (dans le cadre des hospitalisations de jour) et par des réseaux locaux de professionnels de santé (médecins, infirmières, diététiciennes, pédicures-podologues, etc.). Renseignez-vous auprès de votre médecin ou auprès des associations de diabétiques.

Equilibrez votre alimentation

L'adaptation des habitudes alimentaires est un élément important de la prise en charge du diabète de type 1. En effet, elle permet à la fois de mieux contrôler le taux de sucre dans le sang, d'éviter une prise de poids excessive et de prévenir les complications cardiovasculaires de la maladie.

Bougez

Associée à un régime alimentaire, l'activité physique a un effet bénéfique sur le diabète car elle contribue à éviter la prise de poids et à prévenir les complications cardiovasculaires. De plus, elle permet souvent de diminuer les doses quotidiennes d’insuline.

Les médecins conseillent généralement aux personnes atteintes par cette maladie une activité physique d’intensité moyenne (20 à 30 minutes, au moins trois à cinq fois par semaine). Les pratiques physiques et sportives d'intensité moyenne et de longue durée (marche, cyclisme, ski de fond, randonnée, escaliers, etc.) sont particulièrement indiquées. Pendant cette activité, maintenez un bon niveau d’intensité : vous devez pouvoir continuer à parler en vous exerçant, mais chanter doit être impossible ! Si vous pouvez chanter, augmentez l’intensité ; si vous ne pouvez pas maintenir une conversation, ralentissez.

Il est important de vérifier son taux sanguin de glucose (glycémie) avant et après l’activité physique ou sportive, ce qui permet d’adapter l’alimentation et le traitement par l’insuline. En règle générale, les périodes d’activité physique doivent être suffisamment éloignées des injections d’insuline pour réduire le risque d’hypoglycémie. Bien sûr, lorsqu’on pratique une activité physique ou sportive, il est important de garder sur soi des aliments sucrés au cas où une hypoglycémie surviendrait. Attention, celle-ci peut survenir plusieurs heures après la fin de l’exercice.

La pratique d’un sport ou d’une activité physique doit être évitée pendant un épisode d’excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). En effet, dans ces conditions, le corps va puiser l’énergie nécessaire dans les graisses du corps (acides gras) et cela expose au risque d’acidocétose potentiellement dangereuse. Dans le doute, il est possible de rechercher les corps cétoniques dans l’urine à l’aide d’une bandelette urinaire. La présence de ces substances dans les urines contre-indique l’activité physique ou le sport.

Sport et diabète de type 1
Le sport est tout à fait possible pour les personnes diabétiques de type 1. Les premières années qui suivent la découverte de sa maladie, un diabétique de type 1 peut pratiquer, sur avis médical, n’importe quel sport et même faire de la compétition de haut niveau. Les seules contre-indications absolues sont les sports où la perte de connaissance induite par une hypoglycémie serait catastrophique : plongée, escalade, vol libre, etc.
Pour pouvoir pratiquer sans danger, le diabétique de type 1 sportif doit avoir un diabète bien contrôlé par les injections d'insuline et bien connaître les réactions de son corps face à l’effort. En effet, pour maintenir un taux de sucre sanguin suffisant, il doit prévoir la dépense énergétique liée à son effort. Il peut ainsi adapter son alimentation et la dose d’insuline à s’injecter. De plus, pendant le sport, il est généralement recommandé d'injecter l'insuline à distance des muscles qui travaillent pour éviter qu'elle ne soit trop rapidement absorbée. Comme toujours en cas de diabète, et encore plus lors de pratique sportive, il est important de garder sous la main des boissons ou des aliments sucrés. Cela permet de faire face à une éventuelle baisse brutale du taux de sucre dans le sang et d’éviter de perdre connaissance.
Les crises d’hypoglycémie sont plus fréquentes lorsqu’on pratique un sport qui sollicite les jambes de façon intense et prolongée : cyclisme, course, randonnée, etc. Parce que l’hypoglycémie peut survenir plusieurs heures après la fin de l’exercice, il est parfois conseillé de prendre une petite collation avant de se coucher afin de prévenir une éventuelle hypoglycémie pendant la nuit.
A partir de 40 ans, les personnes diabétiques qui souhaitent commencer à faire du sport doivent toutefois le faire après avoir effectué un bilan cardiovasculaire. En effet, chez les personnes souffrant de maladies du cœur et des vaisseaux, le sport pourrait provoquer des crises d’angine de poitrine ou un infarctus. D’autres complications liées au diabète (hypertension, hémorragie de la rétine, présence de protéines dans les urines, insensibilité des extrémités, etc.) doivent également être dépistées sous peine d’être aggravées par une pratique sportive inadaptée.

Prenez soin de vos pieds

Les plaies du pied, chez le diabétique, sont à la fois dues à la perte de sensibilité et aux lésions des petits vaisseaux sanguins. Souvent provoquées par des traumatismes mineurs (frottements sur la chaussure, marche pieds nus, petites blessures), elles présentent un risque élevé d'aggravation rapide et d'infection pouvant parfois conduire à l'amputation d'une partie du pied.

Si vous n'avez pas de plaie au niveau des pieds, il vous suffit d'avoir une bonne hygiène. En revanche, si vous êtes sujet à ce type d'ulcération, inspectez vos pieds tous les jours à la recherche de lésions que vous n’auriez pas senties. Si votre embonpoint ou un manque de souplesse vous gênent, utilisez un miroir pour inspecter le dessous de vos pieds.

Quelques conseils à suivre :

  • Évitez de marcher pieds nus et prenez garde aux coupures.
  • Lavez vos pieds tous les jours à l'eau tiède avec un savon doux. Prenez soin de contrôler la température de l'eau avec la main si la sensibilité à la chaleur de vos pieds est diminuée.
  • Séchez vos pieds correctement, en particulier entre les orteils.
  • Utilisez éventuellement une crème hydratante formulée pour les pieds permettant ainsi d'atténuer la sécheresse de la peau.
  • Attendez qu’ils soient bien secs pour mettre des chaussettes propres, de préférence en fibre naturelle (coton, laine, etc.).
  • Ne portez que des chaussures confortables et à votre taille.

En cas de blessure :

  • Rincer la plaie à l'eau claire,
  • Désinfectez à l'aide d'une compresse stérile et d'un désinfectant incolore,
  • Appliquez un pansement sec (sparadrap microporeux, compresse stérile).

Votre médecin examinera régulièrement vos pieds. Pour évaluer la sensibilité des nerfs, il utilise un fil de nylon relié à un dispositif rigide (test au monofilament de Semmes-Weinstein) : il applique le fil en trois endroits de la plante du pied (pulpe du gros orteil, base des orteils) et vous demande si vous percevez la pression du fil.

Prenez soin de votre peau

Lavez-vous à l'eau tiède avec un savon doux et protégez votre peau à l'aide d'un écran solaire. Prenez soin des coupures et des égratignures, nettoyez-les et recouvrez-les d'un pansement. Consultez votre médecin lorsque des coupures cicatrisent trop lentement ou qu'une infection apparaît. Assurez-vous que votre vaccination contre le tétanos est à jour.

Prenez soin de vos yeux

Les troubles oculaires provoqués par le diabète peuvent mener à la cécité. Il importe donc de consulter un ophtalmologiste au moins une fois par an.

Prévenez les maladies du cœur et des reins

Faites surveiller votre tension, consultez votre médecin en cas d'essoufflement anormal, de fatigue durable ou de douleurs dans la poitrine à l'effort. Si nécessaire, assurez-vous de bénéficier d'un bilan lipidique et d'un électrocardiogramme au moins une fois par an, ainsi que d'une recherche de protéines dans les urines (microalbuminurie ou albuminurie) pour contrôler l’état de vos reins. Tous ces examens sont prescrits par votre médecin qui établira un récapitulatif annuel avec vous.

De plus, lorsqu’on est diabétique, il est préférable de ne pas fumer. Le tabac augmente considérablement le risque de souffrir de complications cardiovasculaires.

Ne vous soignez pas seul

Si vous souffrez de diabète de type 1, attention à l'automédication ! En effet, de nombreux médicaments, compléments alimentaires et plantes (fenugrec, ginseng, nopal, orange amère, etc.) peuvent interférer avec votre traitement et provoquer des baisses soudaines du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie), potentiellement dangereuses. Avant de prendre un produit de ce type, demandez l'avis de votre médecin et de votre pharmacien.


L'objectif principal du traitement du diabète de type 1 est de maintenir le taux sanguin de sucre dans les valeurs normales et de prévenir les complications. Au-delà de l'injection d'insuline, le maintien d'un poids raisonnable, une alimentation équilibrée et la pratique d'une activité physique régulière sont des composantes essentielles du traitement.

Les traitements médicamenteux

Le traitement du diabète de type 1 repose sur l'administration d'insuline par injection sous-cutanée (sous la peau). Contrairement au traitement du diabète de type 2, les médicaments antidiabétiques oraux (pris par la bouche) n'ont pas d'efficacité démontrée dans le diabète de type 1. Récemment, une insuline destinée à être inhalée a été commercialisée aux Etats-Unis, mais elle a depuis été retirée du marché.

Les conseils hygiéno-diététiques

Deux éléments essentiels du traitement du diabète de type 1 sont une adaptation des habitudes alimentaires et la pratique régulière d'une activité physique. Lorsqu'un traitement ne semble pas suffisamment efficace, ces deux paramètres sont évalués et éventuellement corrigés avant de songer à modifier le traitement médicamenteux.

L'éducation thérapeutique

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de diabète de type 1, elle est systématiquement hospitalisée pour mettre en place le traitement. Cette hospitalisation lui permet également d’apprendre à prendre en charge son traitement dans tous ses aspects : auto-injection de l’insuline, autosurveillance de la glycémie, adaptation de l’alimentation et du traitement à l’activité physique, etc. L’éducation thérapeutique est assurée par l’ensemble de l’équipe soignante : médecins, infirmières, diététiciennes, etc. Elle concerne le patient mais également ses proches (parents, conjoint, etc.).

Cette démarche éducative est essentielle et elle doit être régulièrement entretenue tout au long de la maladie. En effet, les séances d’éducation thérapeutique sont personnalisées et permettent d’identifier et de corriger des lacunes de savoir qui pourraient avoir un impact négatif sur le traitement et l’évolution de la maladie. De nombreuses études ont confirmé que les personnes diabétiques qui suivent régulièrement des séances d’éducation thérapeutique parviennent à mieux contrôler leur glycémie que celles qui n’en bénéficient pas.

La prise en charge psychologique

Le diabète est une maladie chronique qui impose des contraintes tout au long de la vie, au patient comme à ses proches. Pour un meilleur suivi du traitement et un meilleur contrôle de la glycémie à long terme, il est essentiel qu'un soutien psychologique soit assuré lorsque le besoin s'en fait sentir. Pouvoir parler de ses difficultés ou de son sentiment de ras-le-bol contribue à réduire le stress (qui semble avoir des effets négatifs sur le contrôle de la glycémie).

Le suivi de l'efficacité du traitement

Chez les patients diabétiques, on évalue l'efficacité des mesures mises en œuvre en suivant régulièrement le pourcentage d'hémoglobine glyquée dans le sang (HbA1c, une forme d'hémoglobine sur laquelle des molécules de sucre sont fixées). Le taux sanguin d'HbA1c reflète le taux de sucre dans le sang pendant les six dernières semaines. Une personne qui ne souffre pas de diabète a un taux d'HbA1c inférieur à 5,5 %. Chez un patient diabétique de type 1, le taux d'HbA1c à maintenir est fixé à 7 % chez les adultes et à 7,6 % chez les enfants.

Les autres mesures thérapeutiques

La prévention des complications cardiovasculaires liées au diabète de type 1 peut nécessiter la mise en place de traitements spécifiques : contre l'excès de cholestérol et contre l'hypertension artérielle, en particulier. De plus, l'arrêt du tabac est fortement recommandé aux personnes diabétiques afin de réduire le risque de maladie cardiovasculaire.


Quelle alimentation lorsqu'on souffre de diabète de type 1 ?

Les personnes qui viennent d’apprendre qu’elles sont diabétiques pensent souvent qu’elles ne pourront plus manger de glucides (pâtes, riz, pommes de terre, céréales, gâteaux, etc.). En fait, il n’en est rien : cette idée fausse date de l’époque où l’insuline n’était pas disponible et où la survie des diabétiques dépendait de la suppression quasi-totale des glucides dans leur alimentation. Les règles principales de l’alimentation des patients souffrant de diabète de type 1 ne sont pas fondamentalement différentes de celles que chacun d’entre nous devrait suivre.

Ces règles visent à assurer une alimentation équilibrée, diversifiée et adaptée à l’activité physique du patient, à contribuer au contrôle de la glycémie, à éviter une prise de poids excessive et à prévenir les complications cardiovasculaires. Chez les enfants et les adolescents, elles visent également à assurer leur croissance. Ces règles sont adaptées aux particularités de chaque patient : dosage et rythme de prise de l’insuline, activité physique, poids, habitudes et préférences alimentaires, etc. Pour cette raison, la consultation régulière d’une diététicienne est un élément important du suivi médical en cas de diabète de type 1.

Contrôler son apport en glucides

L’objectif principal du contrôle de l’apport en glucides (sucre) est d’éviter les trop grandes fluctuations de la glycémie, que ce soit du fait d’une consommation d’aliments trop riches en sucres ou d’un apport insuffisant de glucides aux repas ou lors des efforts physiques (exposant au risque d’hypoglycémie). Pour cette raison, la consommation de glucides doit être répartie en trois repas, sans grignotage entre les repas et sans sauter un repas. Seuls les diabétiques qui ont une activité physique intense peuvent réserver une partie de leurs principaux repas (un fruit, un laitage, par exemple) pour une ou deux collations prises entre les repas principaux.

Pour les personnes diabétiques, mieux vaut préférer les glucides naturellement contenus dans les céréales complètes et les légumes secs, plutôt ceux qui se trouvent dans les gâteaux, les sucreries, les confitures, les céréales de petit déjeuner, etc. Cette mesure est particulièrement importante chez les enfants diabétiques afin de prévenir les hypoglycémies nocturnes.

Pour chaque patient, la quantité maximale de glucides à consommer chaque jour est déterminée par la diététicienne selon le sexe, l’âge, le poids et l’activité du patient, mais aussi le rythme et la nature des injections d’insuline (insuline rapide, lente, intermédiaire, etc.).

Les édulcorants de synthèse sont des produits « sucrants » qui ne font pas partie des glucides. Ce sont des additifs alimentaires qui servent à donner un goût sucré aux aliments. On distingue les succédanés du sucre (les polyols) et les édulcorants intenses (saccharine, aspartame, acésulfame de potassium et cyclamates). L’usage de ces édulcorants n’est pas recommandé chez les personnes diabétiques, car ils entretiennent le goût pour les aliments sucrés.

Réduire sa consommation d'aliments gras

Pour contribuer à prévenir le surpoids et les complications cardiovasculaires du diabète de type 1, il est préférable de réduire sa consommation d’aliments gras (en particulier, ceux contenant des graisses d’origine animale comme le beurre, les fromages, les viandes rouges, la mayonnaise, etc.) et de consommer du poisson au moins deux fois par semaine. L’usage d’huiles végétales (olive, noix, tournesol, colza, par exemple) ou de margarines molles au tournesol est préférable à celui du beurre ou du saindoux.

Augmenter sa consommation de fibres

Pour les personnes diabétiques, consommer des aliments riches en fibres (fruits et légumes, compotes sans sucre ajouté) à chaque repas permet de ralentir l'absorption des sucres par le système digestif et facilite le contrôle du taux de sucre dans le sang. La teneur de l'alimentation en fibres peut également être augmentée par la consommation de son d'avoine, de graines de lin, de psyllium, de sarrasin, etc.

Limiter sa consommation d'alcool

Les personnes diabétiques qui souhaitent consommer des boissons alcoolisées doivent se limiter à un verre par jour pour les femmes et à deux verres par jour pour les hommes. Attention, l'alcool augmente le risque d'hypoglycémie lors de traitement par l'insuline.


Qu'est-ce que l'autosurveillance de la glycémie ?

On appelle autosurveillance de la glycémie les techniques de mesure du taux de sucre dans le sang qu’un diabétique peut apprendre à maîtriser. Cette mesure est devenue plus facile ces dernières années et elle permet d’adapter l’alimentation, l’activité physique et le traitement par l’insuline.

Cette autosurveillance est effectuée en prélevant une goutte de sang à l'aide d'un autopiqueur (une sorte de stylo pour se piquer le bout du doigt). Cette goutte est ensuite analysée dans un appareil de lecture du taux de sucre. Autopiqueur et appareil de lecture sont remboursés par l'Assurance maladie (voir Encadré).

L'autosurveillance est particulièrement utile pour identifier les hypoglycémies (lorsque le taux de sucre est trop faible) et lorsqu'il s'accompagne d'une adaptation du traitement au taux de sucre mesuré dans le sang (par exemple une adaptation de la dose d'insuline injectée).

Le prélèvement d'une goutte de sang

La mesure de la glycémie nécessite le prélèvement d'une goutte de sang. Celle-ci est obtenue avec une lancette (une petite lame) montée sur un autopiqueur qui permet de régler la profondeur et la force de pénétration de la piqûre en fonction de l'épaisseur de la peau. Afin de limiter la sensation de douleur, il est conseillé de changer de lancette à chaque test et de piquer sur le côté de la dernière phalange d'un des trois derniers doigts. Il faut éviter la pulpe des doigts car elle est très sensible. En pratique, avant le prélèvement, le doigt est massé pour activer la circulation et une fois la goutte de sang obtenue, celle-ci est soit déposée sur une bandelette, soit aspirée par un capteur ou une électrode de l'appareil de lecture. Les principales causes d'erreur sont un prélèvement sur des doigts sales ou humides, et l'application d'alcool avant le prélèvement.

Les appareils de lecture de la glycémie

Les appareils de lecture disponibles sur le marché diffèrent par leur taille, la durée du temps de lecture, l’unité de lecture (g/l ou mmol/l), la quantité de sang nécessaire, l’utilisation de bandelettes, de disques réactifs, d’électrodes ou de capteurs sur lesquels la goutte de sang est déposée, etc. Certains appareils plus récents donnent la possibilité d’identifier si les mesures sont réalisées avant ou après les repas.

L’appareil doit être calibré à chaque ouverture d’un nouveau flacon de bandelettes ou de disques réactifs. Le calibrage se fait avec les touches du lecteur ou en insérant une puce de calibration fournie avec chaque nouvelle boîte de bandelette. Cette étape de calibration est indispensable mais parfois délicate.

Certains appareils de lecture peuvent être connectés à un ordinateur personnel. Les données de glycémie, qui ont été mémorisées, peuvent alors être téléchargées dans un logiciel de suivi qui organise l’information et permet de voir les variations du taux de sucre dans le sang au cours de la journée. Ces données peuvent être transmises au médecin qui s’assure ainsi que le traitement est efficace et bien suivi.

Il est important de bien lire le manuel d'utilisation de votre lecteur de glycémie, afin de connaître les raisons d'éventuels dysfonctionnements. L'Agence du médicament(ANSM) a publié sur son site un document sous forme de questions-réponses afin de vous aider.

Quel remboursement pour les appareils d’autosurveillance ?
L’Assurance maladie prend en charge un lecteur de glycémie tous les 4 ans chez l’adulte et deux appareils tous les 4 ans pour les enfants et jeunes de moins de 18 ans (afin qu’un lecteur puisse être au domicile et l’autre à l'école par exemple, pour éviter toute interruption dans la surveillance de la glycémie). Sur l'ordonnance, le médecin doit indiquer l'unité d'affichage souhaitée et le nombre de mesures à réaliser par jour. Seuls les lecteurs qui n’affichent qu’une seule unité de mesure (mg/dl ou mmol/l) et garantis au moins 4 ans sont remboursés. Un autopiqueur est remboursable tous les ans pour les adultes ; deux autopiqueurs sont remboursables chaque année pour les enfants (jusqu'à 18 ans)..
Liste non exhaustive des produits de parapharmacie mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Autopiqueurs

Bandelettes, électrodes et capteurs pour estimation de la glycémie, logiciels de suivi de la glycémie

Lancettes

Lecteurs de glycémie (diabète)


Peut-on avoir un enfant lorsqu'on est diabétique ?

Le diabète de type 1 n’empêche pas d’avoir des enfants, mais les femmes diabétiques enceintes doivent être suivies de manière rapprochée. Pour que la grossesse se passe dans de bonnes conditions, il est nécessaire que la glycémie soit parfaitement contrôlée par le traitement pendant mais également avant la grossesse (durant la période de conception). C’est pour cette raison que l’on conseille aux femmes diabétiques d’avoir systématiquement recours à un moyen de contraception afin de pouvoir soigneusement programmer leur grossesse.

Les modifications hormonales et métaboliques de la grossesse rendent plus complexe le contrôle de la glycémie. Au cours du premier trimestre, la femme enceinte a tendance à présenter des hypoglycémies. A partir du deuxième trimestre, une certaine insensibilité à l’insuline se développe qui implique d'augmenter régulièrement les doses d'insuline. Le troisième trimestre se caractérise par une tendance aux épisodes d’acidocétose, en particulier au moment de l'accouchement. Une crise d’acidocétose sévère peut provoquer la mort du fœtus.

Le régime alimentaire de la femme diabétique enceinte est adapté afin de faciliter le contrôle de la glycémie et de réduire le risque d’acidocétose. En général, l’apport alimentaire est réparti en six repas, dont un au moment du coucher pour réduire la période de jeûne nocturne.

Pendant l’accouchement, la glycémie est mesurée toutes les heures. Une perfusion d’insuline et de sérum glucosé est mise en place pour stabiliser le taux de sucre dans le sang. Après la naissance, les besoins en insuline chutent soudainement et exposent la mère au risque d'hypoglycémie.

Pour toutes ces raisons, les femmes diabétiques qui envisagent une grossesse doivent en parler au préalable à leur médecin qui les aidera à bien préparer cette période.

Le diabète gestationnel
Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance au glucose qui est induit par la grossesse et qui se traduit par une glycémie élevée chez une femme qui n'avait pas de troubles diabétiques jusque-là. En l'absence de prise en charge, le poids du bébé est supérieur à 4 kg ce qui rend l'accouchement difficile, d'autant plus que le bébé peut souffrir de détresse respiratoire par manque de maturation des poumons. En cas de diabète gestationnel, des mesures alimentaires sont mises en place pour réduire le nombre de calories ingérées chaque jour et répartir la prise de nourriture tout au long de la journée. Après une à deux semaines de ce régime, la glycémie doit être normale. Si ce n'est pas le cas, un traitement par insuline est prescrit. Le diabète gestationnel concerne 3 à 6 % des grossesses. La présence de diabète gestationnel pendant la grossesse prédispose la mère à un diabète de type 2 par la suite.

Peut-on allaiter lorsqu'on est diabétique ?

L'allaitement du bébé est possible en cas de diabète maternel lorsque celui-ci est traité par insuline. L’alimentation doit tenir compte des besoins spécifiques à la femme allaitante : augmentation du nombre de calories ingérées chaque jour, préférence pour les glucides contenus dans les féculents et les légumes secs, apport suffisant de calcium, de fer et de vitamines.



L’insuline dans le traitement du diabète de type 1

Les injections d’insuline constituent le seul traitement du diabète de type 1. Elles sont nécessaires pour compenser l’insuffisance de production du pancréas. La dose quotidienne d'insuline dépend de nombreux facteurs : âge, poids, puberté, ancienneté du diabète, répartition des apports alimentaires au long de la journée, niveau d'activité physique, habitudes de vie, autres maladies, etc. L’insuline est administrée en plusieurs injections (le « schéma de traitement ») et ce schéma doit être réévalué régulièrement.

L’injection d’insuline peut être pratiquée avec une seringue et une aiguille, un stylo injecteur jetable ou non, ou une pompe qui diffuse en permanence de l’insuline sous la peau. Les injections doivent être alternées entre plusieurs endroits du corps pour éviter les réactions locales de la peau (bosses ou creux) qui peuvent diminuer l’absorption de l’insuline après l’injection.

Les insulines sont de plusieurs types selon la rapidité et la durée de leur action : rapides ou intermédiaires. Pour améliorer la rapidité ou la durée d’action des insulines, les laboratoires pharmaceutiques ont également créé des analogues de l’insuline qui peuvent être rapides, intermédiaires mais également lents. Un schéma de traitement peut associer ces différentes formes d’insuline. En France et dans l’Union européenne, pour éviter les confusions, toutes les insulines contiennent 100 UI (unités internationales) d’insuline par ml (millilitre) de produit.

Les principaux schémas de traitement

Aucun des schémas de traitement par l’insuline utilisés ne reproduit exactement la physiologie normale (où la sécrétion d’insuline est déclenchée par le repas et adaptée à sa composition). Seuls les traitements par pompe permettent de s'en approcher, à condition que le patient surveille régulièrement sa glycémie.

    Les principaux schémas de traitement utilisés dans le diabète de type 1 sont les suivants :
  • deux injections par jour d'un mélange d'insuline ou d’analogue d'action rapide et d'insuline d'action intermédiaire (« insuline prémélangée ») avant le petit déjeuner et le repas du soir.
  • trois injections par jour d’insuline prémélangée avant le petit déjeuner et le repas du soir, et une injection d’insuline d'action rapide (ou d’analogue rapide) avant le repas de midi. Dans ce schéma, l'insuline d'action intermédiaire du soir peut être décalée au moment du coucher pour mieux couvrir les besoins insuliniques de fin de nuit.
  • une injection d’insuline rapide (ou analogue rapide) avant chacun des principaux repas et une injection d’insuline d'action intermédiaire matin et soir ou d’un analogue lent une fois par jour, de préférence le soir au coucher.
  • les traitements à l’aide d’une pompe portable qui permet une injection sous-cutanée d’insuline régulière, fixe ou variable selon les horaires de la journée ou de la nuit, ainsi que des quantités plus importantes au moment des repas.

Ces schémas de traitement ont une efficacité similaire et chacun présente des avantages et des inconvénients. Le choix est fait en fonction des particularités et du mode de vie de chaque patient.

Chez les jeunes enfants, deux injections d'insuline par jour sont en général recommandées.

Insuline et compétition sportive
L'insuline est utilisée dans le cadre du dopage pour sa capacité à augmenter la production de facteurs de croissance par le corps. Elle facilite le développement des muscles et le transport du glucose à l’intérieur des cellules des muscles. L'insuline est inscrite sur la liste des produits dopants interdits pendant et en dehors des compétitions. Néanmoins, un sportif souffrant de diabète insulino-dépendant peut recevoir de l’insuline. Avant une compétition, il doit solliciter une Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) auprès du Comité d’usage à des fins thérapeutiques de sa Fédération internationale ou du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage.

Les différents types d’insulines

Les insulines rapides

Les insulines rapides se caractérisent par une durée d'action brève. Leurs effets se font sentir 35 à 60 minutes après l'injection, avec un pic d'action après 2 à 4 heures, et une durée d'action de 5 à 8 heures. Elles se présentent sous forme de flacons et de cartouches pour stylos injecteurs, et de stylos injecteurs préremplis jetables.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Insulines d'action rapide

Les analogues rapides de l'insuline

Les analogues rapides de l'insuline se caractérisent par une durée d'action très brève avec un début d'action 15 à 35 minutes après l'injection, un pic d'action 1 à 3 heures après, et une durée d'action de 3 à 5 heures. Ils se présentent sous les mêmes formes que les insulines rapides, et au même dosage.

Les insulines de durée d'action intermédiaire

Les insulines de durée d'action intermédiaire sont également appelées insulines isophanes ou NPH (Neutre Protamine Hagedorn). Leurs effets se font sentir 2 à 4 heures après l'injection, avec un pic d'action 4 à 12 heures après, et une durée d'action de 12 à 24 heures.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Insulines d'action intermédiaire

Les insulines prémélangées

Les insulines prémélangées résultent d'un mélange en proportions variées d'insuline rapide (ou d'analogue rapide) et d'insuline de durée d'action intermédiaire. Sauf situation particulière, ces insulines prémélangées ne sont généralement pas prescrites chez l'enfant ou l'adolescent diabétique, car elles ne permettent pas de faire varier l'insuline rapide et l'insuline de durée d'action intermédiaire de façon séparée.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Analogues de l'insuline d'action intermédiaire à début d'action rapide

Insulines d'action intermédiaire à début d'action rapide

Les analogues lents de l'insuline

Les analogues lents de l'insuline sont destinés à couvrir les besoins de base en insuline et doivent être obligatoirement associés, avant le repas, à une injection d'insuline rapide ou d'analogue rapide pour couvrir les besoins en insuline provoqués par la prise de nourriture. L'insuline glargine commence à agir 2 à 4 heures après l'injection et pour une durée de 24 heures. L'insuline détémir dispose d'une durée d'action qui peut atteindre, selon la dose administrée, 24 heures, ce qui permet une administration une ou deux fois par jour. L'insuline dégludec s'administre une fois par jour.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Analogues de l'insuline d'action lente

Légende
Médicament biosimilaire

Le glucagon

Le glucagon est un médicament d'urgence administré en cas de coma hypoglycémique chez le diabétique de type 1. Injecté de préférence par voie sous-cutanée ou intramusculaire, il élève la glycémie au bout de dix minutes environ. Son action dure 30 à 60 minutes.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Hyperglycémiant : glucagon

Les antidiabétiques oraux

Les antidiabétiques oraux ne sont pas utilisés dans le traitement du diabète de type 1. Néanmoins ceux contenant de la metformine peuvent être indiqués en traitement d'appoint chez certains patients obèses présentant une insulinorésistance. Dans ce cas, la metformine permettrait une légère baisse des besoins en insuline. Les médicaments à base de metformine sont listés ici.

Les traitements des complications rénales et oculaires

Le captopril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion. Il peut être prescrit pour ralentir l’évolution de la néphropathie, une complication du diabète.

Plusieurs médicaments, administrés par voie intravitréenne, sont indiqués dans le traitement de la baisse visuelle due à un œdème maculaire diabétique, une autre complication possible du diabète.

Les traitements en cas de risque cardiovasculaire élevé

Lorsqu'un patient diabétique présente un risque cardiovasculaire élevé, le médecin peut être amené à prescrire des traitements complémentaires visant à diminuer ce risque.


Sources et références de l'article "Diabète de type 1"

  • Diabète de type 1, Vidal Recos, 11/2016
  • Guide de l'alimentation équilibrée, Vidal, 2008
  • Guide sport et santé, Vidal, 2005