En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Quels sont les médicaments du diabète de type 2 ?

Mis à jour : Mardi 14 Novembre 2017

En cas diabète de type 2 et si les mesures hygiéno-diététiques n'ont pas suffi à contrôler la glycémie, plusieurs classes de médicaments peuvent être utilisées pour diminuer la concentration de sucre dans le sang. Elles ont différents modes d’action : amélioration de la sensibilité des muscles et du foie à l’insuline, stimulation de la production d’insuline ou apport de celle-ci, diminution de l’absorption des sucres par l’intestin. Certaines classes comportent des médicaments pris par la bouche (antidiabétiques oraux) et d’autres des médicaments injectables.

Selon le stade de la maladie, ces médicaments peuvent être prescrits seuls (monothérapie) ou en association (bi- ou trithérapie).

Les médicaments qui améliorent la sensibilité à l'insuline

Ces familles de médicaments agissent en améliorant l'efficacité de l'insuline présente dans le sang.

La metformine (famille des biguanides)

Cette substance améliore l’efficacité de l’insuline, en particulier au niveau des muscles et du foie (qui constituent les réserves de sucre). La metformine est très utilisée comme premier traitement chez les diabétiques de type 2 (en particulier ceux en surpoids), lorsque les modifications des habitudes alimentaires et l’activité physique ne sont pas parvenues à contrôler le taux sanguin de sucre. Elle est utilisée depuis des années et a fait ses preuves, tant pour réduire le taux de sucre dans le sang que pour prévenir les complications cardiovasculaires du diabète de type 2.

Un contrôle régulier du fonctionnement des reins est nécessaire pendant le traitement. La metformine doit être interrompue quelques jours avant une radiographie utilisant de l'iode ou une anesthésie générale (sauf en urgence), et reprise quelques jours après.

Pour réduire ses effets indésirables (diarrhée pendant la première semaine de traitement), il est préférable de prendre des doses progressivement croissantes et de les ingérer au milieu ou à la fin d’un repas.
Lorsqu’elle ne suffit pas à contrôler la glycémie, la metformine peut être utilisée en association avec les médicaments stimulant la production d’insuline (sulfamides hypoglycémiants, glinides) ou avec l'insuline.

Légende
Médicament générique

Les glitazones (ou thiazolidinediones)

Cette famille d’antidiabétiques agit en augmentant la sensibilité à l'insuline au niveau des muscles et des tissus adipeux (graisse). Elle est utilisée de préférence en association avec d’autres antidiabétiques, metformine ou sulfamides hypoglycémiants.

Il n’y a plus actuellement d’antidiabétique de cette famille commercialisé en France.

Les médicaments qui stimulent la production d'insuline

Ces médicaments stimulent la libération d'une plus grande quantité de l'insuline par le pancréas. Ils sont plus volontiers prescrits chez les patients qui ne présentent pas de surpoids.

L’effet indésirable le plus sérieux de cette famille de médicaments est l’hypoglycémie, une baisse excessive de la glycémie provoquée le plus souvent par un apport alimentaire en sucres insuffisant ou par une activité physique inhabituelle, en particulier chez les patients âgés ou souffrant d’insuffisance rénale. L’abus d’alcool ou une automédication abusive avec des médicaments, des compléments alimentaires ou des plantes peut également déclencher un épisode d’hypoglycémie.

L’hypoglycémie peut se traduire par une perte de connaissance, qui peut se révéler dangereuse dans certaines circonstances comme la conduite ou la baignade. Il est nécessaire de connaître parfaitement les réactions de son corps au traitement et à une éventuelle hypoglycémie avant de pratiquer certaines activités. Il est également important de ne pas sauter de repas et de prendre des précautions lorsqu’on voyage.

Si vous prenez ce type de traitement, apprenez à reconnaître les signes d'une hypoglycémie : tremblements, transpiration, faiblesse, troubles de l’attention, faim, vertige, nervosité et irritabilité, palpitations, nausées, peau froide et moite. Ayez toujours des sucres ou des bonbons avec vous, ainsi qu'une carte signalant que vous êtes diabétique et les noms des médicaments que vous prenez.

Les sulfamides hypoglycémiants

Ces substances sont proposées le plus souvent en association avec des médicaments améliorant la sensibilité à l'insuline (metformine, voir ci-dessus) lorsque le diabète n'est pas suffisamment équilibré avec un seul médicament.

Légende
Médicament générique

Les glinides

Comme les sulfamides hypoglycémiants, ces médicaments stimulent la libération d'insuline. Leur durée d'action étant plus courte que celles des sulfamides hypoglycémiants, ils doivent être pris immédiatement avant le repas.

Légende
Médicament générique

Les substances qui agissent par le biais des incrétines

La sécrétion d’insuline par le pancréas après un repas est en partie contrôlée par deux hormones intestinales appelées incrétines, qui sont le GLP-1 (glucagon like peptide-1) et le GIP (glucose-dependent insulinotropic polypeptide). Les incrétines entraînent la libération d’insuline lorsque le taux de sucre dans le sang est élevé. Elles inhibent également la sécrétion du glucagon, ralentissent la vidange de l’estomac et diminuent l’absorption du glucose par l’intestin. Ces hormones sont rapidement inactivées par une enzyme, la dipeptidylpeptidase;

Deux familles d’antidiabétiques récents agissent pas le biais des incrétines : les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4 (ou gliptines) qui ralentissent la dégradation de la glucagon like peptide-1 par la dipeptidylpeptidase et les analogues de la glucagon-like peptide (GLP-1), des substances proches de la GLP-1 qui résistent à l’action de la dipeptidylpeptidase.

Les gliptines sont utilisées par voie orale pour contrôler le diabète en cas d'échec des mesures hygiénodiététiques, en association avec d'autres antidiabétiques oraux (de préférence avec la metformine, parfois avec les sulfamides hypoglycémiants) ou avec de l'insuline. Des cas d’inflammation du pancréas ont été observés avec cette famille d’antidiabétiques ; en cas de douleur abdominale importante et persistante lorsqu'on prend l’un de ces médicaments, il est recommandé d’arrêter le traitement et de prendre un avis médical. La saxagliptine (ONGLYZA) a fait l’objet en mars 2012 d’une information sur le risque de réaction allergique et de pancréatite au cours du traitement. Pour en savoir plus : Onglyza : deux effets indésirables à garder en tête.

Les analogues de la glucagon-like peptide sont administrés par voie injectable sous-cutanée, comme l’insuline. Les injections doivent être faites tous les jours ou seulement une fois par semaine selon les médicaments. Ils sont utilisés en association avec un antidiabétique oral (metformine ou sulfamide hypoglycémiant, par exemple) ou avec l’insuline lorsque ces traitements n’ont pas été suffisamment efficaces pour contrôler la glycémie.

Depuis 2008, ces deux familles d’antidiabétiques font l'objet d'un suivi national renforcé suite à des signalements de pharmacovigilance rapportant des cas d’inflammation du pancréas (pancréatites) et de cancers du pancréas.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi 19 Octobre 2017

Antidiabétiques injectables : analogues de la glucagon-like peptide

Antidiabétiques oraux : inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4

Les médicaments qui réduisent l'absorption des sucres

Ces médicaments, de la famille des inhibiteurs des alpha-glucosidases, ralentissent l'absorption des sucres après les repas. Ils doivent être pris avant ou pendant les repas et peuvent provoquer des effets indésirables de type digestif comme des gaz, des douleurs abdominales, etc. Ils ne provoquent pas d'hypoglycémie et n'entraînent pas de prise de poids.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi 19 Octobre 2017

Antidiabétiques oraux : inhibiteurs de l'alpha-glucosidase

Légende
Médicament générique

Les médicaments qui favorisent l'élimination des sucres

Une nouvelle classe de médicaments appelée «inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose type 2» (SGLT2) est apparue dans certains pays, tels que le canada. Leur mode d’action est de diminuer la réabsorption du glucose au niveau du rein et de favoriser l’élimination du glucose dans l’urine. Ces antidiabétiques ne sont pas encore commercialisés en France.

Les associations d'antidiabétiques oraux

Le contrôle de la glycémie nécessite parfois l’association de deux antidiabétiques appartenant à des familles différentes. Il existe des associations fixes d’antidiabétiques qui permettent de ne prendre qu’un comprimé : metformine et sulfamide hypoglycémiant, metformine et inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi 19 Octobre 2017

Associations d'antidiabétiques oraux

Les injections d'insuline

Lorsque les traitements oraux ne sont pas suffisamment efficaces pour contrôler le taux de sucre dans le sang, le médecin peut prescrire des injections d’insuline. Le recours à l’insuline est souvent mal vécu par les patients (peur de l’injection ou de l’hypoglycémie, prise de poids, etc.). Pourtant, l’insuline est parfois indispensable pour éviter les graves conséquences d’un diabète non contrôlé. Le passage à l'insuline est également nécessaire lorsqu'une femme souffrant de diabète de type 2 est enceinte. Les antidiabétiques oraux sont alors insuffisants pour contrôler la glycémie.

En général, le passage à l’insuline commence par associer des antidiabétiques oraux à une injection quotidienne d’insuline retard (à action lente) avant le coucher. La dose d’insuline est progressivement augmentée jusqu’à ce que la glycémie à jeun (au lever) soit inférieure à 1,10 g/l. Le patient apprend à s’injecter l’insuline à l’aide d’un stylo injecteur jetable et à mesurer sa glycémie au lever et en fin d’après-midi (autocontrôle).

Si le taux sanguin d’HbA1c reste néanmoins supérieur à 7 %, plusieurs injections d’insuline à action rapide peuvent être prescrites en complément, le plus souvent au moment des repas les plus riches en glucides. L’objectif est alors de maintenir un taux de sucre inférieur à 1,40 g/l après les repas. Dans ce cas, les traitements oraux visant à augmenter la production d’insuline (sulfamides, etc.) sont suspendus.

Actualités

Après un diagnostic initial erroné de diabète de type 2, Theresa May, Premier Ministre britannique, a été diagnostiquée à l'âge de 58 ans d'un diabète de type 1 (illustration : Photographie de Steve Parsons / PA, 2013, The Guardian).

Diagnostic d'un diabète après 30 ans : il faudrait toujours envisager la possibilité d'un type 1

Le jeûne et les régimes restrictifs ne sont pas recommandés pour prévenir ou guérir le cancer (illustration).

Cancer : le jeûne et les régimes restrictifs non recommandés faute de démonstration de leur utilité

Les corticoïdes inhalés sont le traitement de fond de référence de l'asthme modéré de l'enfant (illustration).

Asthme de l'enfant : impact de la prise de corticoïdes, inhalés ou non, sur le risque de fractures