En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Le diagnostic de l'hyperthyroïdie

Mis à jour : Vendredi 03 Février 2017

Comment diagnostique-t-on l'hyperthyroïdie ?

analyse de sang

Devant un tableau clinique évoquant une hyperthyroïdie, le médecin va faire pratiquer un bilan sanguin pour doser les hormones thyroïdiennes T3 et T4, ainsi que la TSH. Dans le cas d’une hyperthyroïdie, les taux de T3/T4 sont anormalement élevés et le taux de TSH est fortement diminué. Parfois, dans les hyperthyroïdies sans symptômes, les taux de T3/T4 sont normaux mais le taux de TSH est anormalement bas, ce qui signale tout de même une hyperthyroïdie.

Ce bilan initial sera complété pour rechercher les causes de l’hyperthyroïdie : une recherche d’anticorps spécifiques (pour dépister une maladie de Basedow, par exemple), une échographie du cou pour visualiser la thyroïde (à la recherche de nodules) ou une scintigraphie (voir ci-dessous).

Le médecin peut également prescrire des examens pour évaluer le retentissement de l'hyperthyroïdie : bilan cardio-vasculaire, bilan ophtalmologique par exemple.

Qu'appelle-t-on scintigraphie de la thyroïde ?

Le plus souvent, le diagnostic de la cause d’une hyperthyroïdie requiert une scintigraphie thyroïdienne. Il s’agit d’un examen qui consiste à administrer une substance faiblement radioactive (traceur), habituellement de l’iode radioactif (iode 123) ou du technétium 99 qui va se fixer dans la thyroïde en plus ou moins grande quantité selon l’activité de cette glande.

Le traceur est le plus souvent administré par injection intraveineuse, parfois par voie orale dans le cas de l’iode 123.

Après un temps d’attente variable selon le traceur, le patient subit un examen simple qui consiste à placer un détecteur de radiations (gamma-camera) contre la peau, au niveau du cou. L'appareil calcule la dose d'iode capturée par la glande et détermine ainsi son activité. Lors d'hyperthyroïdie, la quantité d'iode capturée est largement supérieure à la normale car la thyroïde est très active.

De plus, il est alors possible de faire une « photographie » de la thyroïde avec un appareil spécial pour pouvoir étudier sa structure et éventuellement dépister une thyroïdite ou des nodules.

Dans le cas d’un nodule, l’iode s’accumule en un point localisé. Dans le cas de la maladie de Basedow, l’hyperfixation de l’iode est visible dans toute la thyroïde.

Actualités

L'isolement est un des facteurs de risque de dépression chez les personnes âgées (illustration).

Dépression chez les personnes âgées : quel diagnostic ? Quelle prise en charge ?

Levée de l’interdiction de soins funéraires pour les personnes infectées par le VIH/Sida ou une hépatite

Les cas de gonorrhée multirésistante aux antibiotiques de référence augmentent à travers le monde

Augmentation rapide des cas de gonorrhées multirésistantes aux antibiotiques couramment utilisés