En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. ×

Le traitement de l'hypothyroïdie

Mis à jour : Lundi 09 Janvier 2017

La prise en charge de l'hypothyroïdie a pour objectif de faire disparaître les symptômes et de prévenir les complications. Si l'on ne peut pas guérir d'une hypothyroïdie, il est tout à fait possible de la compenser en prenant chaque jour des hormones thyroïdiennes de remplacement. Une fois le traitement instauré, les symptômes vont diminuer progressivement en quelques semaines et les taux sanguins de TSH vont revenir à la normale. Une fois la posologie efficace identifiée, le traitement est poursuivi à vie.

Doit-on prendre des précautions avant de commencer un traitement par hormones thyroïdiennes ?

médecin et patient

Les hormones thyroïdiennes augmentent le travail du cœur et les besoins de celui-ci en oxygène. Chez un patient hypothyroïdien qui nécessite un traitement, le médecin va d’abord s’assurer de l’absence de risque de maladie cardiaque (en particulier, de risque d’angine de poitrine ou d’infarctus du myocarde) afin d’éviter que les hormones thyroïdiennes ne déclenchent ce type d’accident.

Si le patient présente un risque ou des antécédents de maladie cardiaque, ou s’il a plus de 70 ans, le médecin commencera le traitement par des doses réduites d’hormones thyroïdiennes qui seront ensuite progressivement augmentées. Le patient est régulièrement suivi sur le plan cardiaque (par exemple par des électrocardiogrammes) tout au long de la mise en place du traitement. La posologie sera ajustée pour que les effets du traitement soient bien tolérés par le cœur, même si cette posologie est insuffisante pour rétablir un taux de TSH parfaitement normal.

Comment se fait le suivi d'une hypothyroïdie ?

Huit semaines après le début du traitement par les hormones thyroïdiennes, le médecin prescrit un dosage sanguin de la TSH de façon à s’assurer que la posologie prescrite a ramené ce taux à une valeur normale. Le dosage de ces hormones est éventuellement adapté. Lorsque la posologie efficace a été identifiée, un deuxième contrôle a lieu six mois plus tard puis une fois par an par la suite.

Quelques conseils lorsqu'on souffre d'hypothyroïdie

  • Suivez scrupuleusement votre traitement, même si vous vous sentez mieux.
  • Faites-vous expliquer par votre médecin les signes d’hyperthyroïdie qui pourraient apparaître en cas de surdosage du traitement.
  • Un bilan sanguin est pratiqué chaque année afin de vérifier si les doses d’hormones de substitution que vous prenez sont bien adaptées.
  • Signalez à votre médecin des symptômes évocateurs d’une hypothyroïdie qui persisteraient alors que vos examens de sang sont normaux.
  • Prenez votre médicament chaque jour à la même heure, idéalement trente à soixante minutes avant votre petit-déjeuner.
  • Évitez de prendre votre médicament avec des aliments ou des boissons à base de soja ou de café qui diminueraient l’absorption des hormones thyroïdiennes.
  • Ayez une alimentation saine et variée, apportant une quantité suffisante d’iode, de sélénium et de zinc.
  • Attention aux aliments et aux compléments alimentaires riches en iode (en particulier ceux contenant des algues). Ne les consommez pas sans avis préalable de votre médecin.

Actualités

Répartition départementale des cas signalés en 2017 (source : InVS).

Rougeole : 4 fois plus de cas qu'au premier quadrimestre 2016. Vers une vaccination ROR obligatoire ?

Le séquençage génétique de l’ADN fœtal peut être effectué à partir d’une simple prise de sang de la future mère (illustration).

Grossesse : la HAS recommande d’intégrer les tests ADN dans le dépistage de la trisomie 21

La SFAP publie des fiches repères pour aider à la mise en oeuvre, à la demande du patient et dans certaines conditions, d'une sédation profonde et continue en fin de vie (illustration).

Droit à une sédation profonde et continue en fin de vie : la SFAP publie 3 fiches repères