Obésité

Mis à jour : Vendredi 19 Mai 2017

Si l’excès de poids s’explique par une alimentation déséquilibrée, l’obésité, elle, résulte de facteurs plus complexes. Elle requiert parfois des mesures spécifiques pour soutenir les patients dans leur désir de perdre du poids. Différents types de thérapies sont envisageables pour répondre à chaque cas.

Qu’appelle-t-on obésité ?

obésité

L’obésité est une forme sévère de surpoids considérée aujourd’hui comme un trouble médical grave, qui découle de multiples facteurs - génétiques, comportementaux et sociaux. Le diagnostic se fait par l’intermédiaire du calcul de l’IMC à partir du poids et de la taille du patient. Il se calcule en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en mètres) : par exemple, un adulte mesurant 1,75 m et pesant 70 kg possède un IMC de 70 / (1,75 x 1,75) = 22,9. Un IMC supérieur à 25 définit le surpoids et un IMC supérieur à 30, l’obésité. Mais l’IMC n’est pas seulement le reflet de l’excès de graisse dans le corps, car son évaluation doit être nuancée selon les caractéristiques de la morphologie et de la musculature. Pour une plus grande précision, il peut être associé à la mesure au pied à coulisse de l’épaisseur des plis de peau à certains endroits du corps.

Les conséquences de l’obésité sur la santé

L’obésité provoque notamment de l’hypertension artérielle, des accidents vasculaires cérébraux, du diabète de type 2 et une aggravation de l’arthrose des genoux. Néanmoins, elle protège de l’ostéoporose. En effet, le tissu adipeux secrète des hormones féminines qui préviennent cette maladie.

Qu’est-ce que le syndrome métabolique ?
Depuis quelques années, les médecins débattent du sens à donner à un ensemble d’anomalies biologiques regroupées sous le terme de syndrome métabolique. Ce syndrome se traduit par une obésité abdominale (un tour de taille supérieur à 102 cm chez un homme et à 88 cm chez une femme) et par des anomalies sanguines telles que taux de sucre et de triglycérides un peu élevés, taux de « bon cholestérol » un peu faible (cholestérol HDL) et tension artérielle au-dessus de la moyenne. La présence de ces signes indiquerait un risque augmenté de développer un diabète de type 2 ou de faire un infarctus. La recherche d’un éventuel syndrome métabolique semble intéressante chez les personnes qui ne présentent pas de risques cardiovasculaires évidents comme une hypertension artérielle, des antécédents familiaux ou un tabagisme, en particulier chez les hommes.

Les chiffres de l'obésité des enfants en France

En France, entre 1980 et 1996, le nombre de cas d’obésité infantile a été multiplié par 2,5 chez les enfants de dix ans ; 12 % des collégiens et lycéens sont obèses et 22 % souffrent d’excès de poids. La sédentarité est une des principales causes d’obésité. Des études ont montré que la surcharge pondérale était fortement liée au temps passé devant la télévision et les jeux vidéo, qui favorisent par ailleurs le grignotage.

Devant cette vague d’obésité infantile, les autorités de santé se mobilisent autour de repères simples, afin de prévenir ces déséquilibres alimentaires : moins de gras, moins de sucre, plus d’activité physique, telles sont les consignes officielles. Les mauvaises habitudes alimentaires étant en cause dans de nombreux problèmes médicaux survenant plus tard à l’âge adulte (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, etc.), on comprend l’enjeu de cette question de santé publique.

Comment détecter l’obésité chez l’enfant ?

La détection des premiers signes d’excès de poids est une des raisons pour lesquelles les médecins surveillent les courbes de croissance et l’indice de masse corporelle (IMC) des enfants en s’aidant du carnet de santé.

L’indice de masse corporelle, qui indique la corpulence de l’enfant, atteint son maximum à l’âge de un an lorsque le bébé est le plus grassouillet (voir courbes dans le carnet de santé de votre enfant). Ensuite, lorsque celui-ci commence à grandir et à marcher, cet indice diminue progressivement jusqu’à l’âge de six ans environ. A cet âge, l’indice de masse corporelle effectue un rebond car l’enfant commence à s’étoffer jusqu’à la fin de sa croissance. Ce rebond est un indice fiable d’une obésité future : plus il est précoce, plus le risque de devenir obèse est élevé. On observe aujourd’hui des rebonds d’IMC qui débutent dès l’âge de trois ans !

L’indice de masse corporelle est un outil reconnu pour la prévention de l’obésité. Il est important de détecter un excès de poids le plus tôt possible pour agir rapidement. Si le surpoids s’installe dans la durée, le risque d’obésité sera plus élevé, et le retour à la normale plus difficile.

Comment soigne-t-on l’obésité chez l’enfant ?

Pour les enfants qui sont trop gros, l’objectif n’est pas de perdre du poids, mais de grandir sans en prendre davantage, pour retrouver progressivement un poids adapté à la taille. Mieux vaut agir rapidement pour profiter de la croissance et des dépenses énergétiques qu’elle entraîne. Les régimes sont contre-indiqués chez les enfants. Il est préférable de changer durablement les habitudes alimentaires : manger lentement (pour réapprendre la satiété) ; consommer moins de produits riches en matières grasses, moins d’aliments à la fois gras et sucrés, et absorber moins de boissons sucrées ; manger plus de fruits et de légumes. Une réorganisation des repas au cours de la journée peut se révéler nécessaire.

Il est essentiel que l’enfant soit impliqué et qu’il comprenne l’intérêt de ces changements. Pour augmenter les chances de réussite, la pratique d’une activité physique quotidienne et l’implication de l’environnement familial sont nécessaires.


Une prédisposition génétique

Les causes de l’obésité sont complexes. Des travaux de recherche récents indiquent que certains gènes peuvent modifier l’appétit, ainsi que le stockage et l’utilisation des graisses, menant ainsi à l’obésité. Cependant, même si la prédisposition génétique peut contribuer à l’obésité, elle n’en est pas la cause principale.

Des facteurs comportementaux

Comme pour le surpoids modéré, divers facteurs comportementaux jouent un rôle important : la consommation excessive de boissons alcoolisées, d’aliments riches en matières grasses et le fait de ne pratiquer que peu ou pas d’activité physique.

Des facteurs psychologiques

Des facteurs psychologiques contribuent parfois à l’obésité. Anxiété, dépression, stress ou traumatisme peuvent provoquer un mécanisme de compensation incitant à une prise excessive d’aliments. Il n’existe toutefois pas de profil psychologique type pour les personnes obèses. Contrairement à une idée reçue, elles ne souffrent pas forcément d’un manque de volonté ni d’un besoin de se protéger par « une armure de kilos supplémentaires ». En revanche, les personnes obèses semblent partager des caractéristiques communes dans leur comportement alimentaire. On observe, en particulier, une perte des signaux habituels que sont la faim et la satiété. 


En France, la proportion de la population présentant une obésité ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, plus de 10 % des Français en souffrent.

Maintenir ou retrouver un poids satisfaisant, c’est de prime abord adopter de bonnes habitudes alimentaires et hygiène de vie ainsi qu'avoir une activité physique adaptée.

Adoptez de bonnes habitudes alimentaires

La stratégie indiquée consiste à réduire la consommation de produits à forte densité énergétique (beaucoup de calories dans un gramme d’aliment), au profit d’aliments à faible densité énergétique.

La mise en place d’un régime doit se faire avec l’aide d’un professionnel, à la faveur d’un changement progressif. En effet, le plus difficile n’est pas de maigrir, mais de stabiliser son poids après l’amaigrissement.

Quelques conseils nutritionnels :

  • Respectez les recommandations nutritionnelles concernant l’ensemble de la population, ce sont de bons repères pour maintenir un poids compatible avec une bonne santé.
  • Privilégiez les poissons, les viandes maigres, les produits laitiers demi-écrémés ou écrémés, et les féculents.
  • Procédez à des changements progressifs. Commencez par des modifications mineures, prendre un seul dessert à la cantine, remplacer un dessert sucré par un fruit, diminuer la consommation de boissons alcoolisées, de beurre et de crème fraîche, etc.
  • Réduisez le grignotage. Evitez d’acheter des aliments à grignoter trop riches en graisses, tels que les barres au chocolat ou les viennoiseries. Entre les repas, préférez des denrées plus légères, fruits, petits légumes à croquer ou crackers sans matières grasses. En cas de fringale, buvez un grand verre d’eau ou mâchez un chewing-gum.
  • Remplissez votre estomac avant les repas. Une demi-heure avant, croquez des légumes ou buvez deux grands verres d’eau, vous ressentirez moins le besoin de remplir votre estomac.
  • Prenez le temps de manger. Le repas doit durer entre vingt et trente minutes, car votre estomac a besoin d’un certain temps pour signaler à votre cerveau qu’il est plein. A manger trop vite, vous risquez d’absorber plus que ce que votre corps réclame. Laissez à votre estomac le temps d’être rassasié. Mâchez plus longuement et faites une pause entre chaque plat, essayez de ne pas manger devant la télévision.
  • Limitez la taille des portions. Un proverbe chinois dit qu’un bol de riz a autant de goût que la marmite tout entière, essayez donc de ne pas vous resservir !
  • Ne vous sentez pas obligé de finir votre assiette... ni celle de vos enfants.
  • N’oubliez pas le plaisir de manger. Avec l’aide de votre médecin ou d’un diététicien, faites la liste de vos préférences gastronomiques et identifiez les moins caloriques. Offrez-vous ces dernières plus souvent et partez à la recherche de nouveaux plats faiblement caloriques.

Matières grasses et boissons alcoolisées : modérez-vous !

Les deux familles de nutriments à surveiller de plus près, lorsque l’on cherche à maigrir, sont les lipides et l’alcool. Bien plus que les glucides, en effet, les matières grasses et les boissons alcoolisées apportent beaucoup de calories sous un faible volume, car leur densité énergétique est élevée.

Elles contribuent pour beaucoup à la prise de poids, car leur utilisation par le corps se fait avec un rendement plus élevé que celui des glucides et des protéines : un gramme d’alcool apporte un peu plus du double de calories utilisables ou stockables qu’un gramme de glucides et un gramme de lipides presque trois fois plus.

Une quantité maximale à respecter

Faire le compte

Pour maigrir, inquiétez-vous de la quantité maximale de matières grasses que vous pouvez consommer quotidiennement. Cette quantité peut être déterminée par le médecin traitant, le médecin nutritionniste ou le diététicien. On peut alors se faire plaisir tout en faisant attention : il suffit, pour ce faire, d’avoir une idée approximative de la quantité de matières grasses contenue dans une portion d’aliment et de faire le compte à la fin de la journée.

Inclure les boissons alcoolisées

L’alcool est transformé en triglycérides qui participent à la constitution du tissu adipeux, ce qui justifie la prise en compte des boissons alcoolisées dans la quantité de lipides recommandée. En moyenne, un verre de boisson alcoolisée équivaut à 10 g de matières grasses.

Plus facile que les régimes

Cette méthode permet de continuer à manger les aliments que l’on aime sans en abuser, tout en respectant les recommandations des professionnels de santé. Au quotidien, cette stratégie est plus facile à maintenir sur la durée que les régimes restrictifs qui cherchent à faire maigrir vite en déséquilibrant l’alimentation et nous poussent souvent à… les enfreindre.

Fixez-vous des objectifs raisonnables

Maigrir et maintenir ses résultats est un objectif à long terme qui demande de la patience, de la motivation et de la détermination. Choisissez un objectif à votre portée, par exemple vous sentir mieux dans votre corps ou porter à nouveau un vêtement que vous affectionnez particulièrement. Avancez pas à pas, en gardant à l’esprit que, même lentement, vous progressez vers votre objectif. Mais ne vous découragez pas si vous n’avez pas réussi à perdre le kilo que vous vous étiez fixé pour la semaine. Les progrès sont plus ou moins rapides selon les personnes et selon les phases ; la perte est généralement plus rapide au début, les derniers kilos étant souvent plus difficiles à perdre. Et n’oubliez pas qu’une perte de poids durable, même modeste, a un effet positif sur votre santé.

Augmentez vos dépenses énergétiques

Luttez contre la sédentarité

Pour faire en sorte que la perte de poids soit durable, il est nécessaire d’augmenter ses dépenses énergétiques. Si l’on est réfractaire au sport, on peut préférer les escaliers aux ascenseurs, se garer à distance pour s’obliger à marcher, jardiner, faire des balades en fin de semaine, par exemple. Un léger regain d’activité tout au long de la journée augmente facilement les dépenses énergétiques. Les activités sportives sont un moyen efficace pour les plus courageux de brûler leurs calories.

Pratiquez une activité physique adaptée

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux du surpoids et de l’obésité. En effet, lorsqu’elle est associée à des mesures destinées à améliorer l’équilibre alimentaire, la pratique régulière d’une activité physique aide à contrôler son poids. De plus, elle réduit les facteurs de risque cardiovasculaire associés au surpoids et à l’obésité.

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes en surpoids ou obèses, même celles dont les articulations des jambes sont endommagées : par exemple, aviron, canoë-kayak, escrime (assise), natation, taïchi chuan et qi gong.

Dans le cadre de l’obésité, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (contrôle du poids, amélioration de la mobilité articulaire, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies/départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).


Pourquoi consulter un professionnel ?

Il est toujours souhaitable de consulter un médecin généraliste, un médecin nutritionniste ou un diététicien dès que l’on souffre physiquement ou psychologiquement d’un excès de poids. Mis en œuvre précocement, les soins se révèlent plus efficaces. Le recours à un psychothérapeute doit parfois être envisagé.

En cas de complications liées à l’excès de poids, d’autres spécialistes peuvent être consultés, comme un médecin cardiologue, diabétologue ou endocrinologue.

Le médecin généraliste

Il est souvent le premier interlocuteur. Il évalue le degré d’obésité et prescrit certains examens complémentaires, mesure du taux sanguin de sucre ou de cholestérol par exemple. Selon les symptômes, il peut orienter son patient vers un diététicien, un médecin nutritionniste ou un autre spécialiste, le plus souvent au sein d’un service hospitalier. Une fois le traitement établi et stabilisé, le médecin généraliste se chargera du suivi médical au quotidien et de la coordination des différents acteurs de santé. Par sa proximité, sa disponibilité et sa bonne connaissance du patient, le généraliste peut devenir un partenaire essentiel des personnes qui souffrent d’obésité.

Le médecin nutritionniste

Un médecin spécialisé

Le médecin nutritionniste est un médecin qui, après son doctorat, a suivi une formation complémentaire en nutrition. Il intervient auprès de patients atteints de maladies où la nutrition joue un rôle important, telles que surpoids, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies digestives ou cancers. Il peut faire partie d’une équipe médicale en milieu hospitalier ou exercer dans un cabinet privé. Le médecin nutritionniste prescrit des dispositions alimentaires personnalisées et au besoin des médicaments, des compléments alimentaires, des examens supplémentaires, etc.

Attention au remboursement des soins

Parce qu’il est médecin, ses soins sont remboursés par l’Assurance maladie. Les médecins nutritionnistes qui consultent en cabinet de ville pratiquent souvent des honoraires largement supérieurs à ceux remboursés par l’Assurance maladie. En effet, les consultations durent souvent plus longtemps qu’une consultation ordinaire, parfois plus d’une heure lors de la première consultation. Ces dépassements d’honoraires peuvent être pris en charge par les assurances complémentaires de santé (mutuelles). A l’hôpital, ces honoraires sont pris en charge comme les autres soins hospitaliers.

Le diététicien

Un professionnel de la nutrition

Le diététicien (qui est, dans 98 % des cas… une diététicienne) est un professionnel de la nutrition dont le diplôme sanctionne deux années d’études supérieures après le baccalauréat. Dans le cadre des soins, son travail consiste tout d’abord à effectuer un bilan alimentaire, afin de proposer un régime équilibré à ses patients. Ces derniers peuvent être des personnes malades, des sportifs ou des personnes en bonne santé désireuses de perdre du poids. Il aide ensuite à identifier les habitudes alimentaires inappropriées et à les améliorer. Consultation après consultation, il évalue les modifications des pratiques et des représentations alimentaires de ses patients et continue son travail d’éducation nutritionnelle.

Des lieux d’exercice variés

  • En milieu hospitalier, le diététicien collabore avec les médecins, suit le malade depuis son admission jusqu’à sa sortie et le forme sur les principes qui devront guider son alimentation, en fonction de son état de santé. Ses services sont pris en charge par l’hôpital.
  • En exercice libéral, la consultation du diététicien n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. Elle l’est parfois par les assurances complémentaires de santé.
  • En restauration collective (établissements scolaires, restaurants d’entreprises, etc.), le diététicien veille à la qualité des aliments, à l’équilibre nutritionnel des menus servis et au respect des règles d’hygiène.
  • Dans l’industrie, le rôle du diététicien consiste à veiller à la qualité des produits commercialisés. Il travaille à la création de nouveaux aliments au sein des services de recherche ou de marketing.

Le psychothérapeute

Quand l’excès de poids a une cause psychique

Le recours à la psychothérapie est parfois nécessaire dans le cadre du traitement de l’obésité. Parallèlement au suivi nutritionnel, le psychothérapeute suit les patients dont l’excès de poids est lié à l’état psychique. Dans le cas de l’obésité, les psychothérapeutes utilisent souvent des thérapies cognitivo-comportementales. Ces thérapies visent à remplacer un comportement inapproprié, contraire aux intérêts du patient et provoquant une souffrance, par un autre, mieux adapté et compatible avec ses besoins profonds. Le thérapeute cherche à identifier et à corriger les raisons qui provoquent les symptômes, et à augmenter le bien-être et les compétences du patient, c’est-à-dire sa capacité à faire face aux situations redoutées.

Faire réfléchir sur les rapports à la nourriture

Dans ce cadre, le psychothérapeute conduit généralement son patient à réfléchir sur ses rapports à la nourriture pour tenter de comprendre les raisons de sa prise de poids. Par exemple il invite le patient à tenir un carnet alimentaire où celui-ci consigne son alimentation, mais aussi les émotions et les pensées qui ont entouré chacune des prises alimentaires. Les thérapies cognitivo-comportementales semblent particulièrement efficaces chez les personnes qui ne peuvent s’empêcher de grignoter en permanence, qui passent par des phases de frénésie alimentaire ou de prises alimentaires non conscientes.

Identifier l’origine du mal-être par une analyse

Certaines personnes obèses désireuses de remonter aux sources de leur mal-être choisissent d’entamer un travail d’analyse. Contrairement aux thérapies cognitivo-comportementales, la psychanalyse ne vise pas principalement le soulagement des symptômes, mais la disparition d’une souffrance psychique plus globale grâce à l’identification de ses origines. Travail de plusieurs années, elle demande de la volonté et une véritable motivation de la part de la personne qui s’engage dans cette voie - ainsi qu’un réel effort financier.


Le recours à la chirurgie gastrique

Depuis quelques années, une nouvelle alternative a fait son apparition dans le traitement de l‘obésité, la chirurgie de l’estomac ou chirurgie gastrique. Différentes techniques visant à réduire le volume de l’estomac pour limiter la quantité de nourriture ingérée à chaque repas ont été mises au point. Ces techniques sont réservées aux personnes adultes qui souffrent d’obésité dite morbide (IMC supérieur à 40), ou ayant un IMC supérieur à 35 associé à des complications mettant leur santé en danger, et chez qui un suivi nutritionnel mis en place depuis plus d’un an est resté insuffisant. La décision d’avoir recours à ce type de chirurgie est prise par une équipe multidisciplinaire réunissant le médecin traitant, un spécialiste de l’obésité, un diététicien, un psychiatre ou un psychologue, le chirurgien et l’anesthésiste. Comme le traitement médicamenteux, la chirurgie gastrique n’est pas à elle seule une solution ; l’éducation et le suivi nutritionnel restent indispensables.

Les différentes techniques

Différentes techniques sont utilisées. Des anneaux gastriques ajustables qui enserrent l’estomac, par exemple, une réduction du volume de l’estomac par gastroplastie, un court-circuit gastrique, ou by-pass gastrique, une technique qui dérive la nourriture directement vers l’intestin.

différentes techniques de chirurgie bariatrique
Différentes techniques de chirurgie bariatrique

Ces techniques s’accompagnent d’effets indésirables tels que douleurs, vomissements, troubles de l’appétit ou intolérance à la viande. Elles peuvent être difficiles à supporter, dans certains cas. Il est nécessaire d’encadrer le patient pour l’aider à supporter l’intervention et ses conséquences, et pour adapter son alimentation à ses nouvelles capacités digestives. La prescription de compléments alimentaires peut être envisagée pour diminuer le risque de carences, en particulier en fer et en vitamines.

Des études montrent que la chirurgie bariatrique pourrait prévenir l'apparition d'un diabète de type 2 ou aider à son contrôle s'il est déjà déclaré. Cette diminution du risque de diabète de type 2 est indépendante du type de chirurgie pratiquée ((en savoir plus dans l’article : Obésité : la chirurgie bariatrique diminuerait le risque de survenue d’un diabète type 2).

Ces mesures chirurgicales sont réversibles. Un retour à la normale peut être décidé lorsque le patient souffre d’effets indésirables durables.


Parce que la minceur est un marché considérable, les industriels rivalisent de créativité pour proposer des compléments alimentaires destinés à favoriser la perte de poids. Chaque mois, de nouveaux produits apparaissent (et disparaissent...) des rayons des pharmacies, des parapharmacies et des supermarchés. Leurs ingrédients suivent des modes mais, au final, aucun d'entre eux n'a véritablement fait ses preuves pour mincir en toute sécurité, à l'exception relative des substances de lest (algues, par exemple).

Quels compléments alimentaires contre le surpoids et l'obésité ?

compléments alimentaires

Les très nombreux ingrédients des compléments alimentaires proposés pour aider à perdre du poids peuvent se classer en plusieurs familles :

  • ceux qui visent à augmenter les dépenses caloriques au repos (hors activité physique) ou brûle-graisses ;
  • ceux qui sont censés réduire l’appétit ou coupe-faim ;
  • ceux qui provoquent une sensation de ventre plein (satiété) ou substances de lest ;
  • et ceux qui empêcheraient l’absorption intestinale d’une partie des graisses ingérées.

Les brûle-graisses contre le surpoids et l'obésité

L’acide linoléique conjugué (CLA ou ALC) est utilisé pour augmenter la masse musculaire du bétail, c’est-à-dire la viande, et diminuer sa masse grasse. Il est naturellement présent dans la viande et le lait. Les études faites depuis quelques années dans le cadre du surpoids chez l’homme ont abouti à des résultats contradictoires qui ne justifient pas encore son usage dans le contrôle du surpoids.

En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de l’acide linolénique conjugué de prétendre contribuer à maintenir un poids normal en luttant contre l’accumulation de graisses ou l’effet yo-yo dû aux régimes amincissants.

Le chrome est un oligoélément nécessaire à l’utilisation des acides gras et des protéines ainsi qu’à celle des glucides. Il contribuerait en outre à la régulation du taux de sucre dans le sang. Il est parfois proposé pour perdre du poids mais, à ce jour, aucune étude n’a démontré son efficacité dans la lutte contre les kilos en trop.

En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant du chrome de prétendre aider à contrôler son poids en favorisant le métabolisme des glucides (sucres).

Plusieurs études de courte durée ont évalué les effets du pyruvate, une substance produite par l’organisme qui est supposée favoriser l’utilisation des graisses accumulées dans le tissu adipeux. Ces études ont utilisé des doses élevées de pyruvate, entraînant des effets indésirables inacceptables, et leurs résultats ne justifient aucunement l’usage de cette substance.

Les coupe-faim contre le surpoids et l'obésité

La caféine est fréquemment utilisée comme coupe-faim dans les compléments alimentaires. Cependant, les effets coupe-faim de la caféine sont limités et disparaissent chez les personnes qui en consomment régulièrement. En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de la caféine de prétendre aider à perdre du poids ou à maintenir un poids optimal, en augmentant le métabolisme de base (pour brûler des calories) ou en favorisant l’utilisation de la graisse par le corps.

Les sources de caféine le plus souvent employées dans les compléments alimentaires destinés à favoriser la perte de poids sont le guarana, le maté et le thé vert.

L’éphédra est une plante utilisée en médecine traditionnelle chinoise qui contient une substance coupe-faim, l’éphédrine. Ces dernières années, cette plante a connu un regain d’intérêt comme adjuvant à la perte de poids en association avec la caféine. Néanmoins, les effets des produits à base d’éphédra sur la perte de poids sont transitoires. De plus, suite à de nombreux accidents, l’importation, la prescription et la commercialisation de produits contenant de l’éphédra sont interdites en France depuis 2003.

Le zeste d’orange amère (Citrus aurantium, bigaradier) contient de la synéphrine, substance dont les effets sont proches de ceux de la caféine ou de l’éphédrine. L’interdiction de l’éphédrine a entraîné une multiplication des compléments alimentaires destinés à perdre du poids contenant des extraits d’orange amère à des doses très variables. Aucune étude n’a confirmé d’effet durable dans la perte de poids et la synéphrine est suspectée d’effets indésirables potentiellement dangereux : troubles du rythme cardiaque, voire infarctus du myocarde, en particulier lorsqu'elle est prise avec un aliment contenant de la caféine.

De fait, en 2012, l'ANSM (Agence nationale de sécurité sanitaire des produits de santé) a interdit la vente et l'administration de produits contenant du fruit vert de Citrus aurantium vert, du fait de cas de tocixité cardiaque.

Les substances de lest contre le surpoids et l'obésité

L’usage des algues pour faciliter la perte de poids repose sur leur richesse en fibres et leur capacité à retenir l’eau des aliments. Ces propriétés permettraient de se sentir rassasié plus rapidement et plus durablement. Aucune étude clinique ne justifie cette utilisation, en particulier sur le long terme.

De la même manière, les pectines extraites des citrons et des pommes sont parfois proposées pour augmenter la sensation de satiété. En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des pectines de prétendre augmenter l’impression de satiété dans le but de réduire la prise de calories.

Les substances qui bloqueraient l’absorption des graisses contre le surpoids et l'obésité

Qu’elles soient extraites de la carapace des crustacés, dans le cas du chitosane, ou des graines de fenugrec, certaines fibres auraient la propriété de fixer une partie des graisses contenues dans les aliments ingérés, empêchant ainsi leur absorption par l’intestin. Néanmoins, aucune étude n’a jamais confirmé de façon certaine cette hypothèse. En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant du chitosane de prétendre aider à perdre du poids ou à maintenir un poids optimal en réduisant l’absorption des matières grasses.

Les autres compléments alimentaires contre le surpoids et l'obésité

En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de l'acide alpha-lipoïque, de la bromélaïne ou des extraits d'ananas, du calcium, de la carnitine ou de l'acétyl-L-carnitine, des inulines, du L-5-hydroxytryptophane (5-HTP), des protéines de soja, des triglycérides à chaînes moyennes (TCM), des flavonoïdes (par exemple catéchines du thé vert ou acide chlorogénique du café), des pectines, du DHA (acide gras oméga-3) ou de l'acide gamma-linolénique de prétendre aider à contrôler ou à perdre du poids.

Existe-t-il des risques avec les compléments alimentaires contre le surpoids et l'obésité ?

Les personnes diabétiques qui prennent du chrome, de l’acide linoléique conjugué ou des graines de fenugrec doivent surveiller attentivement leur glycémie.

L’excès de caféine provoque de nombreux effets indésirables tels que nervosité, agitation, anxiété, insomnie ou irritation de l’estomac. En outre, la caféine est déconseillée aux personnes souffrant de maladie cardiaque, d’anxiété, d’ulcères gastriques ou d’hypertension artérielle.

Les produits à base d’éphédra sont interdits dans de nombreux pays mais sont néanmoins proposés à la vente sur Internet. Ils sont à éviter absolument.

Des intoxications ont été signalées après la prise de produits contenant des extraits d’orange amère, en particulier lorsque ceux-ci étaient associés à de la caféine. Ces produits devraient être évités, tout particulièrement chez les personnes souffrant de glaucome, de diabète, de troubles cardiaques, d’hypertension, d’adénome de la prostate, de dépression ou de troubles de la thyroïde.

La consommation démesurée d’algues peut provoquer un apport excessif d’iode. Cet excès peut entraîner des problèmes de thyroïde.

Les pectines et le chitosane bloquent l'absorption de nombreux nutriments et ne devraient pas être utilisés plus de quelques jours d'affilée.

Après un court-circuit gastrique
Dans les cas les plus sévères, le traitement de l'obésité peut faire appel à des techniques chirurgicales appelées chirurgie bariatrique. Environ dix à quinze mille opérations de ce type sont réalisées en France chaque année.
On distingue, pour les plus fréquemment pratiquées, la gastroplastie par anneau et le by-pass ou court-circuit gastrique. Cette dernière technique restreint la quantité de nourriture ingérée et diminue l'absorption des nutriments. Elle est réservée aux personnes adultes qui souffrent d'obésité dite morbide, dont l'IMC est supérieur à 40 kg/m², ou celles ayant un IMC supérieur à 35 kg/m² associé à des complications mettant leur santé en danger, et chez qui un suivi nutritionnel mis en place depuis plus d'un an est resté insuffisant.
La décision d'avoir recours à ce type de chirurgie est prise par une équipe multidisciplinaire réunissant le médecin traitant, un spécialiste de l'obésité, un diététicien, un psychiatre ou un psychologue, le chirurgien et l'anesthésiste.
Cette technique chirurgicale peut éventuellement entraîner des déficiences nutritionnelles qui sont systématiquement recherchées avant l'opération et lors du suivi médical. Les plus fréquentes concernent les protéines, le fer, le calcium, la vitamine B12, la vitamine D et, parfois, la vitamine B1. Notamment pour le by-pass, des suppléments contenant ces nutriments sont systématiquement prescrits. Néanmoins, des études cliniques permettant de déterminer les doses précises de ces différents micronutriments restent nécessaires.

Quelles plantes pour perdre du poids ?

phytothérapie

Les très nombreuses plantes proposées pour aider à la perte de poids peuvent se classer en plusieurs familles :

  • celles qui sont censées réduire l’appétit, dites « coupe-faim » 
  • celles qui provoquent une sensation de ventre plein (satiété), ou substances de lest ;
  • celles qui augmentent l’élimination urinaire, dites « diurétiques » ;
  • celles qui empêcheraient l’absorption intestinale d’une partie des graisses ingérées.

Les plantes dites « coupe-faim » pour perdre du poids

Outre ses propriétés stimulantes, la caféine possède un effet coupe-faim. Les plantes riches en caféine, tels que le guarana (Paullinia cupana), le maté, le caféier (Coffea arabica et C. canephora) et le théier (Camelia sinensis), sont proposées pour favoriser la perte de poids. Néanmoins, les effets coupe-faim de la caféine sont limités et s’estompent en cas de consommation régulière.

En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de la caféine de prétendre aider à perdre du poids ou à maintenir un poids optimal, en augmentant le métabolisme de base (pour brûler des calories) ou en favorisant l’utilisation de la graisse par le corps.

Les substances de lest pour perdre du poids

L’usage des algues (fucus, wakamé, etc.) pour faciliter la perte de poids repose sur leur richesse en fibres et leur capacité à retenir l’eau des aliments. Ces propriétés permettraient de se sentir rassasié plus rapidement et plus durablement. Néanmoins, aucune étude clinique ne justifie cette utilisation, en particulier à long terme.

De la même manière, les pectines extraites des citrons et des pommes sont parfois proposées pour augmenter la sensation de satiété, sans preuve formelle. En 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des pectines de prétendre augmenter l’impression de satiété dans le but de réduire la prise de calories.

Les plantes diurétiques pour perdre du poids

Depuis les années 1950, de nombreuses plantes diurétiques sont proposées dans les produits destinés à faire perdre du poids : théier, caféier, orthosiphon, piloselle (Hieracium pilosella), bouleau, pissenlit, prêle des champs, cassis, cerise (Prunus sp.), etc. Ces plantes ont la propriété de favoriser l’élimination de l’eau contenue dans le corps et de faire ainsi baisser rapidement le poids, sans que la masse grasse n’ait diminué pour autant. L’usage de ces plantes dans des produits destinés à contribuer à la perte de poids est injustifié, voire dangereux, et doit être évité.

Les substances qui bloqueraient l’absorption des graisses pour perdre du poids

Qu’elles soient extraites des graines de psyllium, des graines de fenugrec (Trigonella fœnum-græcum) ou des algues, certaines fibres auraient la propriété de fixer une partie des graisses contenues dans les aliments ingérés, empêchant ainsi leur absorption par l’intestin. Néanmoins, aucune étude n’a jamais confirmé de façon certaine cette hypothèse.

Existe-t-il des risques à perdre du poids avec des plantes ?

  • L’excès de caféine provoque de nombreux effets indésirables tels que nervosité, agitation, anxiété, insomnie ou irritation de l’estomac. En outre, la caféine est déconseillée aux personnes souffrant de maladie cardiaque, d’anxiété, d’ulcères gastriques ou d’hypertension artérielle.
  • Les produits à base d'éphédra sont interdits dans de nombreux pays, mais sont néanmoins proposés à la vente sur Internet. Ils doivent absolument être évités.
  • Des intoxications ont été signalées après la prise de produits contenant des extraits d’orange amère (bigaradier), en particulier lorsque ceux-ci étaient associés à de la caféine. Ces produits devraient être évités tout particulièrement chez les personnes souffrant de glaucome, de diabète, de troubles cardiaques, d’hypertension, d’adénome de la prostate, de dépression ou de troubles de la thyroïde.
  • Une consommation importante d’algues peut provoquer un apport excessif d’iode. Cet excès peut entraîner des problèmes de thyroïde.
  • Les pectines bloquent l'absorption de nombreux nutriments et ne devraient pas être utilisées plus de quelques jours d'affilée.
  • Les personnes diabétiques qui prennent des graines de fenugrec doivent surveiller attentivement leur glycémie.

Dans certains cas d’obésité, l’éducation et le suivi nutritionnel ne suffisent pas. Un traitement médicamenteux peut alors faire partie du programme de réduction du poids.

Le recours aux traitements médicamenteux

Un médicament est indiqué dans le traitement de l'obésité : l'orlistat. Il bloque partiellement l’absorption des graisses par l’intestin : environ 30 % des matières grasses ingérées sont éliminées dans les selles. Ses effets indésirables se font sentir quand l’alimentation est trop riche en graisses (plus de 70 grammes par jour) : les selles deviennent huileuses et des pertes grasses peuvent survenir au niveau de l’anus. Cet effet indésirable gênant oblige le patient à ne pas manger trop gras ce qui contribue à l’efficacité du traitement et lui apprend à mieux manger.

Il ne doit être utilisé que chez les personnes obèses (IMC supérieur à 30) ou chez celles en surpoids avec un IMC supérieur ou égal à 28 et qui ont des facteurs de risque associés : diabète, excès de cholestérol, etc.

Il doit être associé à une alimentation et à un programme d’exercices appropriés. Ces mesures sont destinées à modifier durablement les habitudes alimentaires du patient afin que les effets du médicament sur le poids soient maintenus bien au-delà du traitement.

En septembre 2011, les autorités de santé françaises ont publié un point d’information sur le risque d’atteinte hépatique lié à la prise d’orlistat, rare mais potentiellement grave. Certains signes évocateurs doivent amener à arrêter le traitement et à prendre un avis médical : douleurs abdominales, perte de l'appétit, nausées, douleurs articulaires ou musculaires, fatigue anormale, jaunisse.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Agent antiobésité : orlistat

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Médicament générique

Les traitements d'appoint en cas de surpoids modéré

Des médicaments contenant des extraits de plantes, des oligoéléments ou des remèdes homéopathiques peuvent être proposés en complément du régime alimentaire pour les personnes en surpoids modéré.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Homéopathie

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Sources et références de l'article "Obésité"

  • MédicoSport Santé 2017, Commission médicale du Comité national olympique et sportif français, 04/2017
  • Obésité, Vidal Recos, 04/2017
  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010
  • Guide des compléments alimentaires, Vidal, 2008
  • Guide de l'alimentation équilibrée, Vidal, 2008
  • Guide des enfants en bonne santé, Vidal, 2006
  • Guide Santé après 50 ans, Vidal, 2005