En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

L'alopécie androgénétique

Mis à jour : Vendredi 26 Janvier 2018

L'alopécie androgénétique est communément appelée « calvitie », en particulier chez les hommes. Dans cette forme de perte de cheveux, seul le dessus du crâne est atteint. Les cheveux du pourtour du crâne sont préservés (c'est la « couronne hippocratique » des hommes chauves).

Les symptômes de l'alopécie androgénétique chez l'homme

homme perdant des cheveux

Chez l’homme, l’alopécie androgénétique se traduit par l’apparition, sur le dessus du crâne, de cheveux plus fins et souvent moins pigmentés, qui vont en s’éclaircissant. Cette calvitie peut toucher uniformément le dessus du crâne, ou commencer par affecter la pointe du crâne (la tonsure) ou les tempes. Avec le temps, les cheveux laissent progressivement place à un duvet qui disparaît à son tour.

Les symptômes de l'alopécie androgénétique chez la femme

L’alopécie androgénétique peut également être observée chez la femme. Dans ce cas, la perte de cheveux concerne l’ensemble du dessus du crâne, de manière diffuse, parfois en épargnant la lisière frontale (le départ des cheveux sur le front). Contrairement à ce qui est observé chez l’homme, l’alopécie androgénétique chez la femme n’est jamais complète : des cheveux persistent, clairsemés.

L’alopécie androgénétique peut apparaître à tout âge de la vie d’une femme, parfois dès la puberté. Elle est souvent plus marquée au printemps et à l’automne. Le plus souvent, elle survient à partir de la ménopause.

L'alopécie androgénétique est-elle fréquente ?

Chez l’homme, l’alopécie androgénétique devient plus fréquente avec l’âge. Elle touche particulièrement les hommes d’origine européenne. Dans cette population, on estime qu’elle affecte 20 % des hommes de 20 ans, 30 % des hommes de 30 ans, 40 % des hommes de 40 ans, et ainsi de suite.

Chez la femme, l’alopécie androgénétique est plus rare : une femme sur cinq vers l’âge de 40 ans, une femme sur quatre vers l’âge de 60 ans. Néanmoins, elle représente 80 % des problèmes de perte de cheveux durable chez la femme.

Quelles sont les causes de l'alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique résulte de deux facteurs : une prédisposition génétique et l’action des androgènes, les hormones sexuelles mâles (mais néanmoins présentes en faible quantité chez les femmes).

Les gènes prédisposant à l’alopécie androgénétique ont été identifiés, dont l’un est porté par le chromosome X (transmis aux hommes par leur mère). Ainsi, chez les hommes, la probabilité de souffrir de calvitie est plus élevée lorsque celle-ci est présente dans la famille maternelle.

En présence d’un terrain génétique favorable, les follicules pileux du dessus du crâne sont particulièrement sensibles à l’action des androgènes, et en particulier d’une substance dérivée de la testostérone (la DHT, dihydrotestostérone). Sous l’action de cette hormone, le cycle de pousse du cheveu est accéléré et raccourci. Le cheveu devient plus fin, moins foncé et tombe plus vite. Les 20 à 25 cycles de pousse censés durer toute la vie sont épuisés en quelques années. Les follicules pileux situés sur les côtés du crâne sont moins sensibles à l’action de l’hormone et leur cycle de pousse est moins perturbé.

Chez la femme, d’autres facteurs hormonaux peuvent favoriser l’alopécie androgénétique : les contraceptifs oraux (« pilule ») ou les traitements hormonaux de la ménopause. De plus, le stress et l’excès de cholestérol sanguin pourraient également être des facteurs de risque d’alopécie chez la femme.

Actualités

La névralgie du trijumeau est plus fréquente chez les femmes de plus de 50 ans. Elle se caractérise par des douleurs violentes, en général unilatérales, situées sur le territoire d\'une branche du nerf V (illustration).

Névralgie du trijumeau : premières recommandations françaises sur le diagnostic et la prise en charge

L\'INCa publie une fiche sur le repérage de la souffrance psychique chez les personnes atteintes de cancer (illustration).

Souffrance psychique et cancer : l’INCa publie une fiche synthétique pour les médecins généralistes

La nouvelle recommandation de la HAS a été rendue publique le 23 octobre 2018.

Dépistage systématique et ciblé des infections à Chlamydia trachomatis : la HAS modifie ses recommandations