Quels sont les traitements de l'alopécie androgénétique ?

Mis à jour : Vendredi 13 Décembre 2019

Plusieurs traitements existent pour enrayer la progression de l'alopécie androgénétique. Ils visent soit à stimuler les follicules pileux, soit à bloquer l'action de la dihydrotestostérone ou des autres hormones sexuelles impliquées. Habituellement, les traitements ne sont efficaces qu'au bout de quatre à six mois. Pour en garder le bénéfice, ils doivent être poursuivis indéfiniment. En effet, à l'arrêt du traitement, la repousse cesse et un retour à l'état initial s'observe en quatre à six mois.

Le minoxidil, traitement local de l'alopécie androgénétique

Le minoxidil est une substance qui, appliquée sur le cuir chevelu deux fois par jour, stimule la pousse des cheveux et ralentit leur chute. C’est également un vasodilatateur utilisé en comprimé dans le traitement de l'hypertension artérielle. Appliqué localement, l'effet antihypertenseur du minoxidil est généralement imperceptible. Le minoxidil se présente sous deux dosages : un dosage à 2 %, destiné au traitement de l’alopécie androgénétique chez l’homme comme chez la femme et un dosage à 5 %, réservé à l'homme uniquement.

Sous l’effet du minoxidil, les cheveux sont moins épais. L’effet de cette substance se fait habituellement sentir après trois mois de traitement. Elle peut provoquer des irritations cutanées, voire l’apparition de poils sur une peau jusque-là glabre. Pour cette raison, il est important de limiter son application au cuir chevelu sans empiéter sur le visage.

Légende
Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Le finastéride contre l'alopécie androgénétique des hommes

Le finastéride est une substance qui bloque la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), l’hormone responsable de l’accélération du cycle de pousse des cheveux situés sur le dessus du crâne. Elle est réservée au traitement de l’alopécie androgénétique chez l’homme uniquement.

Le finastéride freine la chute du cheveu mais ne stimule sa pousse que chez certains patients. Il est utilisé sous forme de comprimé dosé à 1 mg, en une prise quotidienne. Son effet est très variable d’une personne à l’autre. Les principaux effets indésirables sont une diminution de la libido et des troubles de l’érection (environ 4 % des patients traités par finastéride versus 2 % des patients recevant le placebo). Dans de rares cas, ces troubles sexuels persistent à l’arrêt du traitement. Des études suggèrent que le finastéride peut également diminuer la qualité du sperme et affecter la fertilité. Une augmentation du risque de cancer du sein a été évoquée. De plus, l’Agence du médicament a rapporté des cas de dépressions et plus rarement d’idées suicidaires chez des patients traités par finastéride. En cas de changement d’humeur, arrêtez le traitement et consultez rapidement votre médecin.

Légende
Médicament générique

La pilule contre l'alopécie androgénétique

Chez les femmes qui souffrent d’alopécie androgénétique liée à des dérèglements hormonaux, le choix de la pilule contraceptive est important. Le médecin peut en choisir une pour réguler les fluctuations hormonales.

La spironolactone contre l'alopécie androgénétique

La spironolactone, une substance diurétique, semble avoir une certaine efficacité dans l’alopécie androgénétique chez la femme car elle est contribue à bloquer l’action de la DHT sur les follicules pileux de la partie supérieure du cuir chevelu. Cependant, la spironolactone n’a pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication en France.

Les autres traitements de l'alopécie androgénétique

De plus, chez les hommes, un traitement chirurgical est parfois entrepris pour greffer des cheveux de la couronne (le pourtour de la tête) sur le dessus du cuir chevelu. Ces micro-greffes (quelques cheveux à la fois, avec leur follicule pileux) sont, comme la couronne, résistantes à l’action de la DHT et s’implantent donc de manière durable.

Actualités

Écorces de quinquina : Cinchona officinalis (illustration @H. Zell sur Wikimedia).

Chloroquine… une histoire… d’avenir ?

Seulement deux cas rapportés à Hong Kong

COVID-19 et animaux domestiques : que dire à ses patients ?

Ne pas interrompre les traitements immunomodulateurs à titre préventif (illustration).

COVID-19 et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, pas de panique