Chute de cheveux

Mis à jour : Vendredi 13 Décembre 2019

Lorsque les cheveux tombent en quantité anormalement élevée, divers facteurs peuvent être en cause. Si l'alopécie androgénétique est la plus fréquente des chutes de cheveux, d'autres formes existent, passagères ou durables, étendues ou localisées. Dans tous les cas, un diagnostic rapide est nécessaire pour, le cas échéant, mettre en place un traitement adapté qui favorisera la repousse de la chevelure.

Qu’est-ce que la chute de cheveux ?

La chute des cheveux peut avoir de très nombreuses causes et se manifester de diverses manières. Chez les hommes, elle est le plus souvent liée au patrimoine génétique et aux effets des hormones masculines qui accélèrent le cycle de vie des cheveux. Au bout d’un nombre déterminé de cycles, les cheveux cessent de pousser. Chez les femmes, les chutes de cheveux ont de très nombreuses causes, hormonales et autres. Par exemple, le stress, des problèmes de thyroïde, un diabète, etc. Certains médicaments peuvent également provoquer des chutes de cheveux.

Comment poussent les cheveux ?

En moyenne, une chevelure contient entre 100 et 150 000 cheveux et autant de follicules pileux (chaque follicule produit un seul cheveu). Chaque jour, nous perdons entre 50 et 100 cheveux, qui entament aussitôt une repousse.

Nos cheveux poussent par cycles. Pendant une durée moyenne de deux à cinq ans chez l’homme, trois à sept ans chez la femme, le follicule produit le cheveu au rythme d’environ 2 millimètres par semaine (davantage en été). Cette phase de croissance est appelée « phase anagène ». Elle s’achève progressivement en une à deux semaines (« phase catagène »). Ensuite, le cheveu « mort » reste fixé au crâne environ trois mois avant de tomber. C’est la « phase télogène ». Dès la chute, le follicule reprend une phase de croissance.

Le déroulement de ce cycle croissance - phase télogène - chute est sous l’influence de l’alimentation, des hormones (thyroïdiennes et sexuelles), de l’hérédité, de certains facteurs de croissance, de médiateurs chimiques du système nerveux, etc.

Chaque follicule pileux est capable d’assurer entre 20 et 25 cycles avant de s’épuiser. Au rythme moyen de cinq ans par cycle, ce sont ainsi entre 100 et 125 ans de chevelure qui sont assurés ! Mais parfois ce processus s’enraye et une perte de cheveux anormalement importante survient. Habituellement, on estime qu’il y a perte de cheveux pathologique lorsque le nombre de cheveux perdus chaque jour est supérieur à 100, ou lorsqu’une zone du cuir chevelu perd plus de cheveux que le reste du crâne.

Divers moyens existent pour diagnostiquer une chute de cheveux anormale, par exemple la prise de photos successives d’une région fixe du cuir chevelu, pour compter les cheveux en phase télogène (phototrichogramme). De plus, un examen microscopique des cheveux (trichogramme) peut donner des informations sur les causes de cette perte.

coupe anatomique d'un cheveu

Quels sont les symptômes de la chute de cheveux ?

Les chutes de cheveux peuvent être localisées ou diffuses, passagères ou durables. La calvitie classique des hommes est une forme localisée durable, sur le sommet du crâne. La perte de cheveux après un accouchement, une anesthésie générale ou un choc psychologique, qu’on appelle effluvium télogène, est une forme diffuse passagère, avec une repousse complète en 3 à 4 mois. Certaines chutes de cheveux localisées peuvent être infectieuses, comme la teigne, ou auto-immunes, comme la pelade.

Quels sont les traitements de la chute de cheveux ?

Les traitements d’une chute de cheveux dépendent de sa cause. La teigne se traite avec un médicament contre les champignons, la pelade avec des corticoïdes ou des rayons ultra-violets. Les chutes diffuses comme l’effluvium télogène repoussent spontanément et ne nécessitent pas de traitement, si ce n’est parfois des suppléments de fer. La calvitie des hommes se prévient grâce à un traitement si elle est prise suffisamment tôt. Des micro-greffes de cheveux pris sur les côtés sont possibles et leur effet est durable.


L'alopécie androgénétique est communément appelée « calvitie », en particulier chez les hommes. Dans cette forme de perte de cheveux, seul le dessus du crâne est atteint. Les cheveux du pourtour du crâne sont préservés (c'est la « couronne hippocratique » des hommes chauves).

Les symptômes de l'alopécie androgénétique chez l'homme

homme perdant des cheveux

Chez l’homme, l’alopécie androgénétique se traduit par l’apparition, sur le dessus du crâne, de cheveux plus fins et souvent moins pigmentés, qui vont en s’éclaircissant. Cette calvitie peut toucher uniformément le dessus du crâne, ou commencer par affecter la pointe du crâne (la tonsure) ou les tempes. Avec le temps, les cheveux laissent progressivement place à un duvet qui disparaît à son tour.

Les symptômes de l'alopécie androgénétique chez la femme

L’alopécie androgénétique peut également être observée chez la femme. Dans ce cas, la perte de cheveux concerne l’ensemble du dessus du crâne, de manière diffuse, parfois en épargnant la lisière frontale (le départ des cheveux sur le front). Contrairement à ce qui est observé chez l’homme, l’alopécie androgénétique chez la femme n’est jamais complète : des cheveux persistent, clairsemés.

L’alopécie androgénétique peut apparaître à tout âge de la vie d’une femme, parfois dès la puberté. Elle est souvent plus marquée au printemps et à l’automne. Le plus souvent, elle survient à partir de la ménopause.

L'alopécie androgénétique est-elle fréquente ?

Chez l’homme, l’alopécie androgénétique devient plus fréquente avec l’âge. Elle touche particulièrement les hommes d’origine européenne. Dans cette population, on estime qu’elle affecte 20 % des hommes de 20 ans, 30 % des hommes de 30 ans, 40 % des hommes de 40 ans, et ainsi de suite.

Chez la femme, l’alopécie androgénétique est plus rare : une femme sur cinq vers l’âge de 40 ans, une femme sur quatre vers l’âge de 60 ans. Néanmoins, elle représente 80 % des problèmes de perte de cheveux durable chez la femme.

Quelles sont les causes de l'alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique résulte de deux facteurs : une prédisposition génétique et l’action des androgènes, les hormones sexuelles mâles (mais néanmoins présentes en faible quantité chez les femmes).

Les gènes prédisposant à l’alopécie androgénétique ont été identifiés, dont l’un est porté par le chromosome X (transmis aux hommes par leur mère). Ainsi, chez les hommes, la probabilité de souffrir de calvitie est plus élevée lorsque celle-ci est présente dans la famille maternelle.

En présence d’un terrain génétique favorable, les follicules pileux du dessus du crâne sont particulièrement sensibles à l’action des androgènes, et en particulier d’une substance dérivée de la testostérone (la DHT, dihydrotestostérone). Sous l’action de cette hormone, le cycle de pousse du cheveu est accéléré et raccourci. Le cheveu devient plus fin, moins foncé et tombe plus vite. Les 20 à 25 cycles de pousse censés durer toute la vie sont épuisés en quelques années. Les follicules pileux situés sur les côtés du crâne sont moins sensibles à l’action de l’hormone et leur cycle de pousse est moins perturbé.

Chez la femme, d’autres facteurs hormonaux peuvent favoriser l’alopécie androgénétique : les contraceptifs oraux (« pilule ») ou les traitements hormonaux de la ménopause. De plus, le stress et l’excès de cholestérol sanguin pourraient également être des facteurs de risque d’alopécie chez la femme.


Plusieurs traitements existent pour enrayer la progression de l'alopécie androgénétique. Ils visent soit à stimuler les follicules pileux, soit à bloquer l'action de la dihydrotestostérone ou des autres hormones sexuelles impliquées. Habituellement, les traitements ne sont efficaces qu'au bout de quatre à six mois. Pour en garder le bénéfice, ils doivent être poursuivis indéfiniment. En effet, à l'arrêt du traitement, la repousse cesse et un retour à l'état initial s'observe en quatre à six mois.

Le minoxidil, traitement local de l'alopécie androgénétique

Le minoxidil est une substance qui, appliquée sur le cuir chevelu deux fois par jour, stimule la pousse des cheveux et ralentit leur chute. C’est également un vasodilatateur utilisé en comprimé dans le traitement de l'hypertension artérielle. Appliqué localement, l'effet antihypertenseur du minoxidil est généralement imperceptible. Le minoxidil se présente sous deux dosages : un dosage à 2 %, destiné au traitement de l’alopécie androgénétique chez l’homme comme chez la femme et un dosage à 5 %, réservé à l'homme uniquement.

Sous l’effet du minoxidil, les cheveux sont moins épais. L’effet de cette substance se fait habituellement sentir après trois mois de traitement. Elle peut provoquer des irritations cutanées, voire l’apparition de poils sur une peau jusque-là glabre. Pour cette raison, il est important de limiter son application au cuir chevelu sans empiéter sur le visage.

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Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Le finastéride contre l'alopécie androgénétique des hommes

Le finastéride est une substance qui bloque la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), l’hormone responsable de l’accélération du cycle de pousse des cheveux situés sur le dessus du crâne. Elle est réservée au traitement de l’alopécie androgénétique chez l’homme uniquement.

Le finastéride freine la chute du cheveu mais ne stimule sa pousse que chez certains patients. Il est utilisé sous forme de comprimé dosé à 1 mg, en une prise quotidienne. Son effet est très variable d’une personne à l’autre. Les principaux effets indésirables sont une diminution de la libido et des troubles de l’érection (environ 4 % des patients traités par finastéride versus 2 % des patients recevant le placebo). Dans de rares cas, ces troubles sexuels persistent à l’arrêt du traitement. Des études suggèrent que le finastéride peut également diminuer la qualité du sperme et affecter la fertilité. Une augmentation du risque de cancer du sein a été évoquée. De plus, l’Agence du médicament a rapporté des cas de dépressions et plus rarement d’idées suicidaires chez des patients traités par finastéride. En cas de changement d’humeur, arrêtez le traitement et consultez rapidement votre médecin.

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Médicament générique

La pilule contre l'alopécie androgénétique

Chez les femmes qui souffrent d’alopécie androgénétique liée à des dérèglements hormonaux, le choix de la pilule contraceptive est important. Le médecin peut en choisir une pour réguler les fluctuations hormonales.

La spironolactone contre l'alopécie androgénétique

La spironolactone, une substance diurétique, semble avoir une certaine efficacité dans l’alopécie androgénétique chez la femme car elle est contribue à bloquer l’action de la DHT sur les follicules pileux de la partie supérieure du cuir chevelu. Cependant, la spironolactone n’a pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication en France.

Les autres traitements de l'alopécie androgénétique

De plus, chez les hommes, un traitement chirurgical est parfois entrepris pour greffer des cheveux de la couronne (le pourtour de la tête) sur le dessus du cuir chevelu. Ces micro-greffes (quelques cheveux à la fois, avec leur follicule pileux) sont, comme la couronne, résistantes à l’action de la DHT et s’implantent donc de manière durable.


Les chutes de cheveux diffuses passagères

Les chutes de cheveux diffuses (sur l'ensemble du cuir chevelu) et passagères sont le plus souvent observées chez les femmes et leurs causes sont nombreuses. Elles durent le plus souvent entre trois et quatre mois, et sont immédiatement suivies d'une repousse complète.

Les causes des chutes de cheveux diffuses passagères

Le plus souvent, ces pertes de cheveux diffuses passagères sont le résultat d’un arrêt de la phase de croissance du cheveu : jusqu’à 30 % des cheveux meurent prématurément et soudainement (c’est l’ « effluvium télogène »). Comme le cheveu mort reste fixé au cuir chevelu, la chute survient environ trois mois après la survenue de l’élément déclencheur.

Parmi les nombreuses causes de l’effluvium télogène, on note :

  • l’accouchement : la chute de cheveux survient environ un mois après l’accouchement, parfois plus tard chez les femmes qui allaitent. Elle est souvent liée à une carence en fer pendant la grossesse ;
  • les fausses couches et l’IVG ;
  • une opération chirurgicale lourde ayant nécessité une longue anesthésie générale ;
  • un épisode de fièvre élevée ;
  • un choc psychologique sévère ;
  • l’arrêt d’une contraception hormonale (pilule).

De plus, les permanentes, colorations, défrisages, ainsi que les coiffures qui tirent sur les cheveux, peuvent provoquer des chutes de cheveux passagères, en particulier chez les personnes qui ont les cheveux crépus. Dans certains cas, un excès de maltraitance du cheveu peut réduire la capacité de repousse. C’est le cas également de la trichotillomanie, le tic qui consiste à s’arracher quelques cheveux à la fois.

Le traitement des chutes de cheveux diffuses passagères

En règle générale, il n'y a pas besoin de traiter cette forme de perte de cheveux. La repousse est spontanée et complète. Parfois, des compléments alimentaires (par exemple contenant du fer) peuvent être prescrits temporairement.

Les chutes de cheveux diffuses durables

Les chutes de cheveux diffuses et durables sont plus problématiques, car la repousse complète n’est pas toujours la règle. Leurs causes sont multiples :

  • un excès de stress ;
  • des carences alimentaires, par exemple en fer, zinc, magnésium ou calcium ;
  • l’anorexie et les régimes alimentaires extrêmes, sources de carences ;
  • des problèmes thyroïdiens ;
  • le diabète non contrôlé par les traitements ;
  • les états dépressifs sévères ;
  • une syphilis non traitée ;
  • la radiothérapie (« rayons ») dans le traitement des cancers,
  • certains traitements médicamenteux, en particulier les chimiothérapies anticancéreuses, certains anticoagulants (« fluidifiants du sang »), le lithium (contre les troubles bipolaires), etc.

Le traitement de ce type de perte de cheveux varie selon la cause identifiée.

La perte de cheveux lors d'un traitement anticancéreux
Pour les personnes qui doivent subir un traitement par chimiothérapie, la perte de cheveux est l’un des effets indésirables les plus redoutés. En effet, les substances qui bloquent la prolifération des cellules cancéreuses ont tendance à également bloquer la croissance des cheveux et provoquer leur chute (« effluvium anagène »).
Pourtant, les chimiothérapies du cancer ont fait de considérables progrès et les pertes de cheveux sont plus rares qu’il y a quelques années. Dans certains cas, il est même possible de protéger le cuir chevelu de leurs effets en plaçant un casque réfrigérant sur la tête du patient pendant l’injection intraveineuse de la chimiothérapie. Le froid contracte les vaisseaux sanguins du cuir chevelu et réduit ainsi la diffusion du médicament dans la zone réfrigérée.
Pour en savoir plus sur la perte de cheveux pendant une chimiothérapie, et sur les moyens de la gérer, l’Institut national du cancer publie une brochure entièrement consacrée à cette préoccupation légitime.

Certaines maladies se traduisent par des chutes de cheveux localisées, par plaques. En règle générale, les cheveux repoussent avec un traitement adapté à la cause, à l'exception des plaques cicatricielles (par exemple après une brûlure du cuir chevelu). Les deux principales causes de ces chutes en plaques sont la teigne et la pelade.

La teigne, maladie infectieuse du follicule pileux

La teigne est une infection des follicules pileux due à un champignon microscopique. Plus fréquente chez les enfants de moins de 12 ans et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, la teigne est le plus souvent transmise par un animal domestique.

Sur la peau, la teigne se traduit par des taches rouges qui démangent. Au niveau du cuir chevelu, la teigne provoque des plaques où les cheveux ont disparu.

La teigne se traite à l’aide d’un médicament antifongique destiné à tuer le champignon qui en est la cause. Le traitement est souvent long (six à huit semaines). Il doit également concerner également l’animal qui est suspecté de l’avoir transmise.

La pelade, maladie auto-immune du follicule pileux

La pelade est une maladie où les follicules pileux d’une zone du cuir chevelu sont attaqués par le système immunitaire de la personne (c’est une maladie dite « auto-immune »). Probablement liées à des facteurs génétiques, la pelade toucherait environ 1 % de la population, dont la moitié des cas avant l’âge de 20 ans.

Des plaques sans cheveux apparaissent soudainement, sans autre cause identifiée. Dans la plupart des cas, ces plaques sont peu étendues et, avec un traitement à base de corticoïdes ou d’exposition aux rayons ultra-violets, les cheveux repoussent complètement chez 80 % des patients, en quelques mois. Les cas de pelade sévère ou complète nécessitent parfois des traitements particuliers.


Au-delà des traitements spécifiques de chaque cause de perte de cheveux, des mesures simples peuvent permettent de limiter ou d'éviter ces chutes.

Prendre soin de ses cheveux au quotidien

  • Lavez vos cheveux avec des shampoings doux, pas plus de deux fois par semaine, en utilisant le moins de shampoing possible. Attention aux shampoings pour bébés qui laissent les cheveux gras !
  • Évitez les permanentes, les colorations agressives ou les défrisages.
  • Brossez-les avec une brosse souple, sans tirer sur les racines (serrez-les dans votre main pour éviter que la traction du brossage soit transmis à la base de vote chevelure).
  • Évitez les coiffures qui tirent sur le follicule pileux (chignons, nattes, par exemple).
  • Laissez sécher vos cheveux naturellement, ou avec un séchoir dont l’air est à peine tiède. Évitez les fers à friser ou à défriser, les bigoudis chauffants, les brushings.

Équilibrer son alimentation pour de beaux cheveux

Par ailleurs, pour la santé des cheveux, il est préférable d’avoir une alimentation équilibrée qui apporte suffisamment de protéines, de fer, de magnésium, de zinc et de calcium.

  • Mangez des protéines et du fer. La kératine est la protéine qui forme les cheveux et les ongles. Pour favoriser sa synthèse, notre organisme a besoin d’acides aminés, notamment d’acides aminés soufrés, dont sont riches la viande et les poissons. La viande rouge, la volaille, le poisson et les fruits de mer contiennent également du fer, un oligoélément essentiel à la pousse des cheveux et à l’oxygénation des racines.
  • Surveillez votre apport en zinc. Les aliments riches en zinc sont les huîtres, les fruits de mer, la viande rouge, les graines, le poisson. Le jaune d’œuf et les lentilles contiennent de bonnes quantités d’acides aminés soufrés, de fer, de zinc et de vitamines du groupe B, et sont donc intéressants pour une bonne santé de la chevelure.
  • Misez sur les acides gras essentiels. Les acides gras essentiels, oméga-3 et oméga-6, seraient indispensables à la bonne santé du cuir chevelu. Pour en absorber suffisamment, consommez des huiles de colza, de noix, de chanvre ou de soja.

Gérer le stress et agir vite pour favoriser la repousse

En cas de périodes de stress prolongées, des séances de relaxation peuvent permettre de mieux le gérer.

Enfin, si vous observez une chute de cheveux supérieure à la normale, consultez sans tarder un dermatologue : un diagnostic et un traitement rapides augmentent les chances de repousse complète.


Les compléments alimentaires proposés pour améliorer la santé des cheveux ne visent que la prévention des chutes de cheveux occasionnelles, le plus souvent sans preuve de leur efficacité. Ils visent à apporter des nutriments indispensables à la production de cheveux en bonne santé.

Les vitamines B contre les chutes de cheveux

Les vitamines du groupe B stimulent la fabrication de la kératine, protéine formant les cheveux et les ongles. De nombreux compléments alimentaires destinés à renforcer la chevelure contiennent notamment de la vitamine B8, ou biotine, et de la vitamine B5, ou acide pantothénique.

Après examen des données scientifiques, les autorités sanitaires européennes ont estimé que les compléments alimentaires contenant de la vitamine B8 (biotine) peuvent prétendre contribuer au maintien de cheveux en bonne santé si et seulement si ces produits contiennent au moins 7,5 microgrammes de vitamine B8 (biotine) pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

Par contre, les compléments alimentaires contenant de la vitamine B5 (acide pantothénique) ne peuvent PAS prétendre être indispensables à la santé des cheveux, des ongles ou de la peau.

La cystéine contre les chutes de cheveux

La cystéine, ou L-cystéine, acide aminé soufré qui se trouve dans les aliments, entre dans la composition de compléments alimentaires proposés pour les problèmes de chute de cheveux. Aucune étude n’a cependant apporté la preuve de son efficacité, sauf chez les personnes souffrant de malnutrition.

Selon les autorités de santé européennes, les compléments alimentaires contenant de la cystéine ne peuvent PAS prétendre favoriser la croissance et la résistance des cheveux et des ongles, ou la qualité de la peau.

La méthionine contre les chutes de cheveux

Autre acide aminé soufré, la méthionine est proposée dans le traitement de la chute des cheveux. Aucune preuve de son efficacité n’a été apportée chez les personnes dont le régime n’est pas carencé en méthionine.

Selon les autorités de santé européennes, les compléments alimentaires contenant de la méthionine ne peuvent PAS prétendre améliorer la pousse et la qualité des cheveux, ni arrêter la chute des cheveux.

La levure de bière contre les chutes de cheveux

Riche en protéines, en oligoéléments et en vitamines du groupe B, la levure de bière est parfois utilisée pour traiter la perte de cheveux. Si ses qualités nutritives ne sont plus à démontrer, aucune étude n’a validé son efficacité à soulager ce problème.

Selon les autorités de santé européennes, les compléments alimentaires contenant de la levure de bière ne peuvent PAS prétendre contribuer à la santé de la peau, des cheveux ou des ongles.

Existe-t-il des risques à utiliser ces compléments alimentaires ?

Les personnes sujettes aux calculs rénaux devraient éviter de prendre des compléments de cystéine. Les compléments de méthionine sont déconseillés aux personnes souffrant de problème de foie, de cancer, de maladies cardiovasculaires ou de schizophrénie.

Enfin, l’intolérance à la levure de bière peut se traduire par des maux de tête et des flatulences.


Sources et références de l'article "Chute de cheveux"

  • Pathologie du cheveu et du cuir chevelu, Pierre Bouhanna et Pascal Reygagne, 1999