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Symptômes et complications de la dermatite atopique

Mis à jour : Jeudi 09 Mars 2017

Quels sont les symptômes de la dermatite atopique ?

Les symptômes de la dermatite atopique varient au cours de l’évolution de la poussée, et selon l’âge de la personne touchée.

Les quatre phases de la dermatite atopique

Les symptômes de la dermatite atopique évoluent selon quatre phases typiques de l’eczéma :

  • des taches rouges et chaudes apparaissent, plus ou moins étendues, dont les bords sont mal délimités, et qui démangent fortement ;
  • quelques heures après l’apparition des taches rouges, de petites vésicules (de la taille d’une tête d’épingle) apparaissent, pleines d’un liquide clair, et les démangeaisons persistent ;
  • le grattage des lésions provoque des suintements après la rupture des vésicules, puis de petites croûtes jaunâtres se forment, qui tombent en quelques jours ;
  • les lésions, rouges et lisses, se couvrent de petites pellicules (squames).

À l’issue de cet épisode, les lésions peuvent disparaître temporairement, récidiver ou persister sous une forme chronique, avec une sécheresse anormale de la peau. Petit à petit, la peau lésée s’épaissit et devient plus foncée (c’est la « lichénification »). Les démangeaisons persistent, même en l’absence de vésicules ou de suintements. On parle de dermatite atopique lorsque les symptômes persistent plus de six mois d’affilée.

Les symptômes de la dermatite atopique chez les adultes et les adolescents

Chez les adolescents et les adultes, les lésions de dermatite atopique s’observent plus fréquemment au niveau de la tête et du cou, ainsi que sur les bras et les jambes. La dermatite atopique peut également se traduire par une sécheresse de la peau des paumes, des fissures de la pulpe des doigts (pulpite), ainsi des lésions classiques d’eczéma qui peuvent s’étendre jusqu’aux poignets.

Qu'est-ce que la dyshidrose ?
La dyshidrose (ou pompholyx, une forme particulière d’eczéma des mains) se traduit par des démangeaisons des paumes et des faces latérales des doigts, accompagnées de rougeurs, de vésicules et de desquamation (la peau « pèle »).
Les causes de la dyshidrose sont mal connues. Des liens entre transpiration excessive et dyshidrose ont été évoqués mais restent controversés. Certains patients atteints de dyshidrose signalent l’apparition de ce type d’eczéma pendant les périodes de stress ou d’anxiété, d’autres le rapprochent de l’exposition au soleil au début de l’été. D’autres causes ont été évoquées, sans preuve formelle : infections dues à des champignons (mycoses) en d’autres endroits du corps (orteils), troubles intestinaux, etc.

Les symptômes de la dermatite atopique chez le nourrisson

Chez le nourrisson, les lésions de dermatite atopique apparaissent de manière symétrique essentiellement sur le visage (sur les joues, ainsi que sur le front) et le cuir chevelu. Ensuite, elles s’étendent sur les bras (sur la face où se trouve le coude) et les jambes (sur le devant), ainsi que sur le tronc. Outre les signes classiques de l’eczéma, on observe des griffures, le nourrisson cherchant à apaiser les démangeaisons en se grattant.

Au-delà de l’âge de deux ans, les lésions de dermatite atopique se voient surtout dans les plis de flexion des coudes et des genoux, sur les mains et les pieds, ainsi qu’à la base des poignets. Dans les cas les plus sévères, la dermatite atopique nuit fortement à la qualité de vie de l’enfant et peut même parfois entraîner un retard de croissance.

Retrouvez plus de précisions dans l'article sur la dermatite atopique chez le nourrison

Quelles sont les complications de la dermatite atopique ?

La surinfection est la complication la plus fréquente de la dermatite atopique. Pendant la phase de suintement, la peau peut s’infecter (souvent à la suite du grattage des lésions) et un suintement purulent retarde la cicatrisation.

Cette surinfection peut être due, par exemple, à un staphylocoque doré (et provoquer un impétigo) ou au virus de l’herpès (syndrome de Kaposi-Juliusberg, potentiellement grave, en particulier chez l’enfant). Pour cette raison, une personne ayant une poussée d'herpès doit absolument éviter d'entrer en contact étroit avec un patient qui fait une poussée d’eczéma du fait du risque d'infection herpétique grave chez celui-ci.

Par ailleurs, la dermatite atopique peut avoir un fort retentissement sur la qualité de vie. Enfin, l'existence d'une dermatite atopique augmente, statistiquement, le risque de survenue d'un asthme.

Comment le médecin diagnostique-t-il une dermatite atopique ?

Le diagnostic de la dermatite atopique repose sur l’examen des lésions, la reconnaissance des quatre phases typiques de l’eczéma et, éventuellement, l’examen microscopique d’un prélèvement de peau. Une fois le diagnostic posé, le plus dur reste à faire : trouver la cause de l’eczéma, en particulier pour les eczémas de contact.

Pour cela, une véritable enquête est nécessaire. Le médecin s’informe de l’endroit du corps où l’eczéma a débuté, de la date de son apparition, de son évolution (par exemple, disparaît-il pendant les vacances ?), de l’environnement professionnel du patient, de ses loisirs (sports, bricolage, jardinage, etc.), du type de vêtement porté, des médicaments pris, des produits de toilette et cosmétiques utilisés, de l’existence d’un terrain allergique, etc. Cette phase d’exploration est souvent longue.

Lorsqu’une substance est suspectée, le médecin peut demander la réalisation de tests (tests allergologiques ou « patch tests ») destinés à confirmer son diagnostic. Différentes substances sont appliquées sur des zones distinctes du dos, du bras ou du thorax du patient. Deux jours plus tard, l’existence et l’intensité de réactions allergiques sont recherchées. Ces tests doivent être réalisés lorsque la poussée d’eczéma a été contrôlée par les traitements. Ils sont utiles en cas d'échec du traitement, de localisations particulières telles que les poignets (allergie aux métaux), les mains (allergies professionnelles) ou le visage.

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