En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Causes, prévention et diagnostic de l'érysipèle

Mis à jour : Mercredi 21 Décembre 2016

Quelles sont les causes de l'érysipèle ?

L’érysipèle est dû à une famille de bactéries, les streptocoques dits « bêtahémolytiques ». Ce type de bactérie, parfois présent sur la peau, y pénètre à la faveur d’une plaie. Sa multiplication, même faible, produit des toxines qui déclenchent une réaction inflammatoire très forte avec des symptômes aigus.

Qu'appelle-t-on dermohypodermites aiguës nécrosantes (fasciites nécrosantes) ?
Les dermohypodermites aiguës nécrosantes (également appelées « fasciites nécrosantes ») sont une infection de la peau proche de l'érysipèle, mais où l'inflammation s'accompagne d'une destruction de la peau (nécrose) parfois profonde, ce qui n'est pas le cas de l'érysipèle. Elles sont souvent dues à plusieurs types de bactéries qui se multiplient et provoquent des ulcères. Les fasciites nécrosantes doivent être prises en charge dans un service hospitalier spécialisé ou en réanimation en cas de choc septique.

Peut-on prévenir l'érysipèle ?

La prévention de l’érysipèle consiste à éviter l’apparition de plaies qui pourraient servir de porte d’entrée pour les bactéries. Par exemple :

  • désinfecter toute plaie le plus rapidement possible ;
  • surveiller l’intégrité de la peau entre les orteils et traiter les mycoses rapidement ;
  • adopter les mesures de prévention des mycoses du pied (bien sécher la peau entre les orteils après la toilette, porter des chaussettes en coton, laisser aérer ses chaussures, etc.), en particulier chez les personnes qui souffrent d’insuffisance veineuse chronique ;
  • hydrater la peau des jambes avec une lotion ou une crème après la toilette.

Chez les personnes qui ont les jambes enflées du fait d’une insuffisance veineuse chronique, le port de bas de contention réduit les gonflements et contribue à prévenir l’érysipèle.

Chez les personnes qui ont souffert de plusieurs récidives d’érysipèle, un traitement antibiotique préventif peut être proposé.

Comment diagnostique-t-on l'érysipèle ?

Le médecin diagnostique l’érysipèle le plus souvent à partir des symptômes qui sont caractéristiques de la maladie, sans avoir besoin d’examen complémentaire. Dans environ 75 % des cas, il parvient également à identifier la plaie qui a joué le rôle de porte d’entrée pour le streptocoque.

Actualités

Les douleurs éprouvées par de nombreuses femmes pendant des rapports sexuels peuvent d'être d'origine physique et/ou psychologique (illustration).

Douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunies) : diagnostic et prise en charge

La prescription prophylactique d'IPP augmente le risque de pneumonie et de diarrhée à clostridies en soins intensifs

IPP en prévention des saignements digestifs chez les patients hospitalisés : examen de leur utilité

Attaque d'une cellule cancéreuse (en vert) par deux lymphocytes T (en bleu) modifiés par une immunothérapie (illustration numérique).

Immunothérapie contre le cancer : prometteuse, mais "attention aux emballements" (The Lancet)