Plaies

Mis à jour : Vendredi 07 Juin 2019

La gravité des plaies dépend à la fois de leur profondeur et de leur localisation. Il faut savoir distinguer les plaies bénignes des atteintes plus graves qui imposent une prise en charge médicale urgente.

Quels sont les différents types de plaies ?

plaie

Une plaie est une effraction plus ou moins profonde de la peau. Il en existe de très nombreuses formes.

Une excoriation cutanée (ou égratignure) touche seulement les couches superficielles de la peau. Les bords de la plaie sont alors souvent irréguliers, le saignement de faible abondance et de courte durée. Une excoriation étendue peut toutefois provoquer une douleur ressemblant à une brûlure. En général, les soins locaux suffisent pour ce genre de petit bobo.

Les plaies plus profondes (ou entailles) ont des bords, appelés aussi berges, découpés plus nettement. Les saignements sont parfois importants et la plaie souvent douloureuse. Les berges doivent, dans certains cas, être rapprochées l’une de l’autre (suture ou colle biologique) par un médecin, afin d’éviter une cicatrice inesthétique.

Une plaie peut donner lieu à d’importants saignements, notamment sur le cuir chevelu (parfois spectaculaire), au visage et aux mains. Ces saignements peuvent être d’origine veineuse, artérielle ou mixte. Les saignements veineux sont généralement réguliers, en nappes. Les saignements artériels, plus rares, se caractérisent au contraire par une très forte pression et un débit pulsatile (le sang sort par à-coups et parfois en jet, au rythme du pouls). Ils peuvent provoquer des hémorragies importantes.

Quelles sont les complications éventuelles des plaies ?

Une plaie ou une excoriation peut être suivie de complications infectieuses. L’infection, qui apparaît dans les jours qui suivent le traumatisme, se manifeste par une rougeur, une douleur et la présence éventuelle de pus. Elle est plus grave lorsqu’elle touche une articulation ou qu’elle s’accompagne d’autres signes (ganglions douloureux, fièvre). Elle survient le plus souvent à cause d’une désinfection initiale insuffisante ou de la présence d’un corps étranger dans la plaie. En cas de morsure profonde, le risque infectieux est important et justifie la prescription systématique d’antibiotiques par le médecin. Toute plaie est susceptible de se compliquer de tétanos chez une personne non vaccinée.

Les plaies peuvent aussi entraîner des problèmes moteurs en cas de lésions nerveuses, tendineuses ou articulaires négligées. Une plaie de la main, même d’aspect bénin, doit ainsi faire l’objet d’un examen médical minutieux.


Quelles sont les causes des plaies ?

Les plaies peuvent être provoquées par tout objet tranchant (couteau, machine, débris de verre, etc.), par un choc (chute de vélo, accident de sport, coup de bâton, etc.), une morsure (humaine ou animale), etc.

Les ulcères de jambe, les escarres, les plaies du pied diabétique et les moignons d’amputation sont des causes de plaies qui peuvent mettre plusieurs semaines à cicatriser (plaies chroniques).

Comment prévenir les plaies ?

  • Ne laissez aucun objet tranchant à la portée des enfants.
  • Portez un casque, des genouillères, des protège-coudes et des protège-poignets pour faire du vélo, du roller ou de la planche à roulettes.
  • Respectez les consignes d’utilisation des outils dangereux (scies, râpes, tronçonneuses, etc.).
  • Veillez à ce que les enfants ne courent pas avec un objet cassable, de type bouteille ou verre, à la main.
Les plaies, principales blessures chez les jeunes enfants
Les plaies représentent un tiers des lésions liées aux accidents de la vie courante chez les enfants de 1 à 6 ans. Elles sont plus fréquentes chez les garçons. Chez les enfants, les blessures se situent principalement à la tête et aux membres supérieurs (33 % des parties lésées). Les membres inférieurs représentent 26 % des cas. Pour les plaies, le recours aux services d’urgences est très fréquent, mais n’implique que très rarement une hospitalisation.

Que faire en cas de plaie ?

  • Si la blessure saigne par jet ou en nappes abondantes, comprimez la plaie avec une compresse stérile, ou à défaut avec un linge propre, de préférence repassé au fer. Ne faites pas de garrot. Attendez dix minutes et levez la compression doucement. Si la plaie saigne à nouveau, consultez un médecin.
  • En cas d’hémorragie persistante, pratiquez une compression manuelle que vous relâchez de temps en temps en attendant les secours.
  • N’appliquez rien sur une plaie (autre qu’un antiseptique incolore ou de l’eau) si elle comporte des berges éloignées nécessitant d’être rapprochée par suture ou colle biologique.
  • Si la blessure ne présente pas un caractère grave, nettoyez-la à l’eau courante tiède avec du savon. Enlevez les souillures éventuelles avec une pincette propre. Ne désinfectez la plaie qu’après l’avoir nettoyée à l’eau et au savon et rincée soigneusement. Dans la mesure du possible, n’appliquez ni sparadrap ni pansement et laissez la plaie à l’air libre.
  • Si la plaie est une coupure peu profonde, vous pouvez poser des bandelettes adhésives après l’avoir nettoyée, désinfectée et bien séchée. Elles doivent être posées rapidement (moins de 6 heures après le moment où la plaie s’est formée). Pour bien rapprocher les bords de la plaie, placez la première bandelette au centre à la coupure, perpendiculairement, en maintenant ses bords rapprochés. Posez ensuite les autres bandelettes en les séparant de quelques millimètres. Finissez en posant deux bandelettes de part et d’autre de la coupure, parallèles à elle et collées sur les précédentes. Les bandelettes doivent être retirées après une semaine en les humidifiant.
  • Vérifiez que vous êtes à jour de vos vaccinations contre le tétanos (rappel tous les vingt ans à l’âge adulte).
Conduite à tenir en cas de plaie
  Si la plaie provoque un saignement qui semble abondant ou pulsatile.
  Si elle est profonde et béante, ou au contraire petite mais provoquée par un objet pointu (couteau, clou, etc.).
  Si la plaie touche l'œil ou la main, quelle que soit sa profondeur.
  Si le blessé présente une pâleur du visage, des sueurs, une soif importante, des vertiges ou des petits malaises.
  S'il s'agit d'une morsure.
  Si la plaie est très souillée.
  Si la plaie se situe sur le visage, la tête ou entraîne une gêne pour mobiliser une articulation voisine.
  Si elle n'arrête pas de saigner faiblement.
  Si la personne a été vaccinée contre le tétanos depuis plus de vingt ans ou s'il existe un doute sur cette vaccination.
  Si la personne est diabétique ou immunodéprimée (risque d'infection augmenté).
  Si la plaie présente des signes d'infection (rougeur, chaleur, douleur).
  Si la plaie ne cicatrise pas au bout de deux semaines.
  Si la plaie ne présente pas de caractère grave.
Légende
Si 15 ou 112 est indiqué, appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112.
Si 15 ou 112 n'est pas indiqué, appelez votre médecin traitant immédiatement, ou rendez-vous au service d’urgence le plus proche.
Dans le doute, n’hésitez JAMAIS à appeler le 15 ou le 112.
Consultez un médecin dans la journée.
Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin face à une plaie ?

Il nettoie et explore la plaie à la recherche de corps étrangers (morceaux de verre, gravillons, etc.) et d’éventuelles lésions vasculaires, tendineuses ou nerveuses. Cette vérification est parfois réalisée sous anesthésie, notamment pour la main, au bloc opératoire. Lorsque la profondeur ou la localisation de la plaie le justifie, le médecin peut procéder à une suture à l’aide d’une colle chirurgicale (qui se dissout spontanément en 5 à 14 jours), d’agrafes ou de fils. Il s’assure que le patient est bien vacciné contre le tétanos, sinon il procède à un rappel. Il prescrit un traitement approprié en cas d’infection.


Quelles plantes pour soulager plaies et brûlures ?

phytothérapie

Plusieurs plantes peuvent être utilisées dans le traitement local des plaies ou des brûlures sans gravité. Certaines ont fait l’objet d’études cliniques, notamment pour les brûlures.

L’hamamélis pour soulager plaies et brûlures

Les feuilles et l’écorce de l’hamamélis contiennent une grande variété de tanins et de flavonoïdes. Elles pourraient avoir des propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques. Deux études ont montré de façon convaincante que des extraits d’hamamélis à usage local réduisaient les symptômes des coups de soleil (activité anti-inflammatoire).

Le souci des jardins pour soulager plaies et brûlures

Le souci des jardins (ou calendula) est reconnu pour ses propriétés cicatrisantes, antiseptiques et anti-inflammatoires. Sur les plaies ou les coups de soleil, il vise à calmer la douleur et à favoriser la cicatrisation. L’application de crème au souci sur des brûlures du premier et du second degré a montré une modeste efficacité. Son efficacité est plus nette dans la prévention et le traitement des irritations de la peau dues à la radiothérapie anticancéreuse.

Les plantes dans le traitement des contusions et des ecchymoses
Un choc ou un coup peuvent également produire une contusion ou une ecchymose (« bleu »), sans qu’il y ait déchirure de la peau.
Les extraits et les teintures d'arnica sont utilisés en applications locales pour soulager les ecchymoses, les hématomes et autres traumatismes sans gravité provoqués par un choc.
Le mélilot et la primevère officinale sont également proposés en application locale pour soulager ce type de problème.
De plus, certaines plantes sont utilisées pour prévenir les petits saignements sous la peau en protégeant les vaisseaux sanguins : hamamélis, cassis, marronnier d'Inde ou viorne (Viburnum prunifolium).

Le millepertuis pour soulager plaies et brûlures

L’huile de millepertuis est utilisée en applications locales pour soulager les brûlures superficielles, les irritations de la peau et les piqûres d’insectes.

Les autres plantes pour soulager plaies et brûlures

Le gel translucide d’aloès est utilisé frais pour soulager les brûlures légères et aider à la cicatrisation des plaies mineures.

On utilise les sommités fleuries du solidage, préparées en décoction, pour faciliter la cicatrisation des petites plaies.

Existe-t-il des risques à soulager plaies et brûlures par les plantes ?

La gravité des plaies dépend à la fois de leur profondeur et de leur localisation. Les plaies peuvent entraîner des problèmes moteurs en cas de lésions nerveuses, tendineuses ou articulaires négligées. Il faut savoir distinguer les plaies bénignes des atteintes plus graves qui imposent une prise en charge médicale urgente. Une plaie de la main, même d’aspect bénin, doit ainsi faire l’objet d’un examen médical minutieux.

Les brûlures localisées à des endroits particulièrement sensibles (yeux, nez, mains, voisinage des orifices naturels, organes génitaux, intérieur des cuisses) sont classées parmi les brûlures graves même si la peau ne présente qu’une rougeur, car leur cicatrisation peut être délicate. Elles nécessitent un avis médical.

  • En règle générale, les personnes qui utilisent des produits à base de millepertuis (en applications locales ou par voie orale) doivent éviter de s’exposer au soleil ou aux lampes à bronzer.
  • Les teintures à base d'arnica doivent être appliquées sur une peau intacte (jamais sur les plaies ouvertes) et à distance des yeux et de la bouche. Leur usage doit rester occasionnel.

Comment soigner une plaie ?

Avant de soigner une plaie, il se laver les mains. L’utilisation d’un antiseptique local ne doit pas faire négliger la première étape indispensable au soin d’une plaie : le nettoyage. Un simple lavage soigneux à l’eau tiède et au savon permet d’éliminer la majorité des germes. Cette étape doit être suivie d’un rinçage tout aussi soigneux car certains antiseptiques peuvent être inactivés par la présence de savon.

Il faut toujours préférer les formes unidoses ou les petits flacons (une fois ouverts, les antiseptiques peuvent, paradoxalement, être contaminés). Il est important de respecter les modes d’emploi (pur ou dilué, rinçage, date de péremption, etc.).

Chez les personnes sans troubles connus de la coagulation, un médicament anti-saignement (hémostatique) par voie générale est inutile. La compression de la plaie pendant quelques minutes est souvent suffisante.

Le pansement protecteur doit être changé tous les jours pendant deux à trois jours, puis tous les deux jours. À chaque renouvellement de pansement, mieux vaut la nettoyer doucement avec de l'eau ou du soluté physiologique.

Les différents antiseptiques

Les antiseptiques sont très nombreux et appartiennent à des familles chimiques diverses. Ils se différencient par leur capacité à détruire un plus ou moins grand nombre de germes. Les antiseptiques les plus couramment utilisés sont les biguanides (chlorhexidine et hexamidine), ainsi que les dérivés du chlore et de l’iode.

L’association de plusieurs antiseptiques doit toujours être évitée. Elle risque d’annuler leurs effets ou, dans certains cas, elle peut entraîner la formation de produits irritants.

La chlorhexidine

En solution aqueuse, son application est sans douleur. Pour cette raison, elle est très utilisée chez les enfants, en particulier sous forme de spray.

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

L’hexamidine

Cet antiseptique appartient à la même famille que la chlorhexidine, mais est actif sur un moins grand nombre de germes. Il est utilisé dans le traitement d’appoint des maladies de la peau.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : hexamidine

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Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les dérivés du chlore

Le représentant le plus connu est un désinfectant, l’eau de javel. Seuls les dérivés du chlore considérablement dilués (solution de Dakin) peuvent être utilisés sur des plaies. Une brûlure ou une irritation peut être ressentie lors de l’application sur des plaies étendues.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : dérivés du chlore

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les dérivés de l’iode

Ils ne doivent pas être appliqués sur des plaies étendues ou profondes afin d’éviter un passage important d’iode dans le sang, ce qui pourrait perturber le fonctionnement de la glande thyroïde. Ils donnent une coloration brune à la peau qui s’élimine par un lavage à l’eau. Ils peuvent provoquer un eczéma de contact. Ils ne doivent pas être utilisés chez les femmes enceintes, les personnes allergiques à l'iode et chez celles qui souffrent d'une maladie de la thyroïde.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : dérivés de l'iode

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les ammoniums quaternaires

Ils ne doivent pas être utilisés sur les muqueuses (bouche, vagin, gland) et peuvent donner lieu à de rares allergies.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : ammoniums quaternaires

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Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

L’alcool

Contrairement à une idée répandue, l’alcool à 90° est un moins bon antiseptique que l’alcool à 60° ou à 70°. Son usage, douloureux, devrait être évité sur les plaies. De plus, en provoquant la coagulation du sang, l’alcool crée une pellicule sous laquelle les germes qui n’ont pas besoin d’oxygène peuvent se développer.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : alcool

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

L’eau oxygénée (ou peroxyde d’hydrogène)

C'est un antiseptique léger, le plus souvent utilisé pour son action anti-saignement, utile pour arrêter les hémorragies des petites plaies superficielles et pour faire sortir les petites souillures des anfractuosités de la plaie. En pharmacie, l’eau oxygénée est vendue à différents degrés de dilution (10, 20 ou 30 volumes). Seules les dilutions à 10 volumes peuvent être utilisées comme antiseptique, les solutions plus concentrées provoquant des irritations ou des brûlures en cas d’application sur des plaies. Il est normal que l’eau oxygénée mousse au contact du sang.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : eau oxygénée

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les dérivés anioniques

Ils ont une action détergente et doivent être utilisés avec prudence sur les muqueuses.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : dérivés anioniques

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Le triclocarban

Ce produit ne doit pas être utilisé avec une eau trop chaude (risque de libération de substances toxiques).

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : trichlocarban

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les colorants

Ces antiseptiques légers ont surtout un pouvoir asséchant. Ils sont recommandés dans le traitement d'appoint des maladies de la peau susceptibles de se surinfecter, notamment dans l’érythème fessier du nourrisson. Il vaut mieux ne pas les appliquer sur une plaie fraîche et récente car ils empêchent de surveiller l’apparition d’une surinfection éventuelle. Attention, ils provoquent des taches difficiles à enlever sur les vêtements.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : colorants

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les sels de cuivre ou de zinc

Le sulfate de zinc et le sulfate de cuivre ont des propriétés antiseptiques. Ils entrent dans la composition de l’eau de Dalibour.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antiseptiques locaux : sels de cuivre ou de zinc

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les autres traitements des plaies

Les autres médicaments proposés en cas de plaies sont notamment des préparations homéopathiques et des protecteurs cutanés.
Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Autres antiseptiques locaux

Sulfamides

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les différents types de pansements

Le choix d’un pansement dépend notamment de la nature de la plaie (traumatisme, post-chirurgie, plaie chronique de type escarre…), de la localisation, de son étendue, de la profondeur, etc. Les effets bénéfiques de la cicatrisation en milieu humide ont été démontrés depuis de nombreuses années. La plupart des pansements proposés maintenant s'inspire de ce concept.

Les pansements hydrocolloïdes apparus au début des années 1980 peuvent être considérés comme les modèles de ces pansements qui accélèrent la cicatrisation de la plaie en maintenant un milieu humide sans provoquer de macération. Ils sont composés d’une couche de polyéthane sous laquelle se trouve une couche de carboxyméthylcellulose, une substance qui forme un gel au contact des liquides qui suintent d’une plaie. Ces pansements conservent l’humidité de la plaie tout en la protégeant des liquides, des germes, du froid, etc. Ils sont à laisser en place plusieurs jours de suite. Ces produits existent également sous la forme d’un gel à appliquer sur la plaie et qui se transforme en pansement protecteur en séchant.

Les pansements dits "alginates" sont constitués de substances extraites d’algues brunes, connues pour leur capacité d’absorption et leur effet hémostatiques. Ils sont donc particulièrement absorbants. Ils sont utilisés pour les plaies suintantes, les escarres, les plaies infectées, etc. Leur usage est plutôt destiné aux infirmières.

Actuellement, il existe de nombreux autres types de pansements : hydrocellulaires, hydrogels et hydrofibres qui ont des propriétés d’absorption importante, interfaces et vaselinés qui présentent une faible adhérence lors du retrait, pansements au charbon pour les plaies malodorantes, ou à l’argent.


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