Psoriasis

Mis à jour : Vendredi 04 Octobre 2019

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Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui n'est pas contagieuse. Il évolue par poussées dont la fréquence et l'intensité sont imprévisibles. Si des traitements permettent aujourd'hui de soulager les poussées, le psoriasis reste toutefois une maladie qui, selon sa localisation et son étendue, peut avoir des conséquences esthétiques et nuire à la vie relationnelle et professionnelle. Même s'il n'a pas de conséquences graves sur la santé, le psoriasis peut donc avoir un important retentissement psychologique et social.

Qu'est-ce que le psoriasis ?

psoriasis au coude

Le psoriasis est une maladie où la peau se renouvelle à un rythme anormalement rapide (tous les cinq à six jours, au lieu de 28 jours habituellement). Cette prolifération des cellules de la peau (kératinocytes) provoque des plaques rouges épaisses plus ou moins étendues, recouvertes de peaux mortes de couleur blanche, les « squames ». Ces lésions se situent le plus souvent au niveau des mains, des coudes, des genoux, du bas du dos, ou sur le visage et le cuir chevelu. Ces plaques ne démangent pas ou peu. Elles ne sont pas contagieuses, il n’y a pas de risque de transmission à d’autres personnes.

Le psoriasis est une maladie provoquée par des facteurs génétiques (familiaux), immunitaires et environnementaux.

Qui est touché par le psoriasis ?

Le psoriasis touche aussi bien les hommes que les femmes. Il est toutefois plus fréquent chez les personnes de peau blanche. Deux à quatre pour cent de la population occidentale en souffrent, dont deux à trois millions de personnes en France (où environ 60.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année).

Le psoriasis débute le plus souvent à l’adolescence ou chez l’adulte jeune. Les formes dites « familiales » se déclenchent plutôt chez les adolescents âgés de 10 à 20 ans. Plus tard, en général après 40 ans, on observe des formes dites « sporadiques », c’est-à-dire isolées dans leur famille.

Psoriasis et grossesse
Souffrir de psoriasis n’empêche pas d’avoir des enfants. Pendant la grossesse, les symptômes de psoriasis ont tendance à s’atténuer ou à disparaître (la progestérone, hormone de la grossesse, contrôle l’hyperactivité du système immunitaire).
Néanmoins, parce que les médicaments utilisés par voie orale contre le psoriasis sont potentiellement toxiques pour le fœtus, les femmes qui suivent ces traitements et en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace. Lorsqu’une grossesse est souhaitée, ces traitements sont suspendus au minimum deux mois avant de cesser la contraception. Dans les mois qui suivent la naissance de l’enfant, une poussée de psoriasis est assez fréquemment observée.

Comment évolue le psoriasis ?

Le psoriasis est une maladie chronique qui évolue par poussées. Leur durée et leur fréquence sont très variables d’une personne à l’autre et difficiles à prévoir. Ces poussées sont entrecoupées de périodes d’accalmie, dites de « rémission », plus ou moins longues, au cours desquelles les lésions disparaissent partiellement ou complètement. On parle alors de « blanchiment » des lésions.

Sauf pour des formes très particulières et rares, le psoriasis n’est pas dangereux pour la santé et ne met pas la vie du patient en danger. Néanmoins, ses conséquences psychologiques et sociales justifient qu’il soit traité de manière efficace.

Quelles sont les complications du psoriasis ?

Certaines maladies sont plus fréquemment observées chez les patients atteints de psoriasis que dans la population générale. Ces maladies associées au psoriasis semblent partager des mécanismes d’apparition similaires : inflammation chronique et, peut-être, prédisposition génétique. Parmi les maladies qui peuvent précéder, être associées à ou suivre un psoriasis :

  • les rhumatismes inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde et spondylarthrite, par exemple) ;
  • certaines maladies inflammatoires chroniques du tube digestif (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, par exemple),
  • le vitiligo, une maladie de peau qui se traduit par des taches dépigmentées (des taches blanches),
  • certaines inflammations de la thyroïde.

Il semble également que davantage de troubles cardiovasculaires (par exemple, l’infarctus du myocarde) et de cas de diabète de type 2 soient diagnostiqués chez les patients atteints de psoriasis.

Le retentissement du psoriasis sur la vie quotidienne
Une récente enquête européenne décrit l’impact du psoriasis sur le quotidien des personnes qui en souffrent, sur leurs activités de loisirs, sur leur vie sentimentale et sexuelle, ainsi que sur leur vie professionnelle.
Le psoriasis affecte tous ces domaines de leur vie et les patients interrogés souffrent essentiellement du regard des autres, ce qui peut aboutir à un sentiment de rejet et à une attitude de retrait vis-à-vis de la société. Les femmes et les personnes jeunes semblent plus touchées par le retentissement du psoriasis sur leur qualité de vie.
La vie sexuelle est rendue difficile dans le cas de lésions des muqueuses, occasionnant des douleurs et une baisse de libido. Trente pour cent des patients interrogés confient qu’ils ont renoncé à commencer ou poursuivre une relation en raison de leur psoriasis. Enfin, pour 37 % des patients sondés, le psoriasis a un impact sur leur comportement au travail où il peut entraîner une discrimination aussi bien à l’embauche que dans leur évolution professionnelle.

Les différentes formes de psoriasis se distinguent par leur apparence et leur localisation.

Le psoriasis en plaques

Le psoriasis en plaques est la forme de psoriasis la plus fréquente. Elle représente plus de 80 % des cas. Elle se traduit par des plaques rouges, bien délimitées et épaisses, couvertes d’une croûte de peaux blanches. Ce psoriasis atteint de préférence le cuir chevelu, les coudes et les genoux, ainsi que le bas du dos, le plus souvent de manière symétrique à droite et à gauche du corps. Lorsque les squames tombent, la peau peut être à vif et saigner légèrement. Les lésions ne grattent pas ou peu.

Le psoriasis en plaques évolue par poussées, entrecoupées de rémissions. La fréquence et la durée de ces poussées est imprévisible. Elles sont le plus souvent provoquées par des facteurs dits environnementaux. Chaque poussée peut toucher une région différente du corps.

Le rhumatisme psoriasique
Environ 8 à 10 % des patients souffrant de psoriasis présentent un rhumatisme inflammatoire chronique appelé rhumatisme psoriasique (ou arthrite psoriasique). Les symptômes sont similaires à ceux de la polyarthrite rhumatoïde ou de la spondylarthrite, notamment des douleurs nocturnes et une raideur matinale.
Le rhumatisme psoriasique touche surtout les articulations des mains et des pieds (comme dans la polyarthrite rhumatoïde) ou des vertèbres et du bassin (comme dans la spondylarthrite). Dans 60 à 80 % des cas de rhumatisme psoriasique, les problèmes articulaires surviennent plusieurs mois ou plusieurs années après les problèmes de peau.
En l’absence de traitement spécifique, le rhumatisme psoriasique peut évoluer vers une déformation des articulations à l’origine d’un handicap. Pour éviter ces complications, sa prise en charge par un rhumatologue doit être précoce. Ses traitements sont similaires à ceux de la polyarthrite rhumatoïde ou de la spondylarthrite.

Le psoriasis en gouttes

Cette forme de psoriasis est rare (moins de 10 % des cas) et apparaît le plus souvent chez les enfants et les adolescents, sous forme de petites plaques très nombreuses (de diamètre inférieur à un centimètre). Les lésions se trouvent essentiellement sur le tronc, plus rarement sur les bras et sur les jambes. Le psoriasis en gouttes évolue parfois vers la forme en plaques. Il apparaît le plus souvent après une infection à streptocoques (par exemple une angine).

Le psoriasis chez le nourrisson

Parce que le psoriasis est une maladie qui peut avoir des causes génétiques, il arrive qu’un nourrisson présente des lésions de psoriasis au cours des premiers mois de sa vie. Dans ce cas, les lésions sont le plus souvent localisées sous les couches. On parle alors de « psoriasis des langes ». Cette forme de psoriasis s’observe également chez les personnes âgées qui ont recours à des protections contre l’incontinence. Dans cette forme de psoriasis, l’irritation de la peau due à l’urine et aux selles est le facteur environnemental qui déclenche la poussée.

Le psoriasis pustuleux

Dans cette forme de psoriasis, des pustules plates et de couleur blanc-jaunâtre apparaissent sur la peau et ont tendance à fusionner entre elles. Ces boutons plats ne contiennent pas de bactéries. Cette forme de psoriasis apparaît parfois à l’arrêt d’un traitement par des médicaments anti-inflammatoires dérivés de la cortisone pris par voie orale ou par injections (pour soigner une autre maladie).

Lorsque les pustules se situent au niveau des paumes des mains ou des plantes des pieds, on parle de psoriasis palmoplantaire (souvent douloureux et socialement handicapant). Lorsque les lésions se situent au bout des doigts, on parle d’acrodermatite continue de Hallopeau. Dans ce cas, des fissures se forment à l’extrémité des doigts. Son traitement nécessite une hospitalisation.

Le psoriasis érythrodermique

Cette forme de psoriasis est très rare. Dans ce cas, les lésions sont généralisées sur toute la surface du corps. Le psoriasis érythrodermique s’accompagne de fièvre et de frissons, ainsi que d’une grande faiblesse générale. Il doit être pris en charge rapidement pour éviter les surinfections. Une hospitalisation est nécessaire.

Le psoriasis inversé ou psoriasis des plis

Dans cette forme de psoriasis, les plaques rouges sont bien délimitées et touchent les zones de plis de peau telles que l’aine, les aisselles, le nombril, le dessous des seins, le ventre ou l’entre-fesses. Ces plaques sont rouge-vif et lisses, la transpiration éliminant les squames.

Le psoriasis du visage

Cette forme de psoriasis atteint les ailes du nez, les plis autour de la bouche et le bord du cuir chevelu. Elle est visible et difficile à supporter du fait de ses conséquences en terme de vie sociale.

Le psoriasis du cuir chevelu

Dans 50 à 80 % des cas de psoriasis en plaques de l’adulte, le cuir chevelu est touché. L’irritation et les squames en « flocons » sont visibles et très gênantes pour les personnes atteintes. Les plaques sont épaisses et peuvent s’étendre sur le front, derrière les oreilles et sur la nuque. La répercussion est importante au niveau social.

Le psoriasis de l'ongle

Chez environ la moitié des personnes souffrant de psoriasis, les ongles des mains et des pieds poussent de façon anormale et se décolorent. Le plus souvent, cette pousse anormale se traduit par de petites dépressions sous la surface de l’ongle (qui prend un aspect dit en « dé à coudre »), un décollement de l’ongle en feuillets, des taches, des épaississements ou des stries. Cette forme de psoriasis est gênante au niveau esthétique et pratique car les ongles deviennent friables et fragiles.

Le psoriasis des muqueuses

Cette forme de psoriasis est moins fréquente que les autres localisations. Elle peut atteindre la bouche, au niveau de la langue et de l’intérieur des joues, ainsi que les muqueuses génitales (gland, vulve, vagin). Dans ce cas, le psoriasis peut provoquer un handicap dans la vie sexuelle. Les relations sexuelles sont déconseillées en période de poussée, afin d’éviter des microtraumatismes qui pourraient aggraver les symptômes. S’il n’est pas gênant, le psoriasis des muqueuses ne justifie pas de traitement.


Le psoriasis est une maladie d'origine plurifactorielle, c'est-à-dire dont l'apparition dépend de plusieurs facteurs. C'est la combinaison de ces facteurs qui déclenche l'apparition des poussées de psoriasis.

Les facteurs génétiques du psoriasis

Chez environ un tiers des personnes souffrant de psoriasis, on retrouve une prédisposition familiale (au moins un membre de la famille est lui aussi touché par la maladie). Plusieurs gènes ont été identifiés, leur présence étant associée à un risque plus élevé de survenue du psoriasis. C’est le cas par exemple du gène PSORS1 présent sur le chromosome 6 et qui pourrait être à l’origine de 10 % des cas de psoriasis.

Lorsque l’un des deux parents est atteint de psoriasis, le risque que leur enfant présente cette maladie se situe entre 1 sur 10 et 1 sur 20.

Les facteurs immunitaires du psoriasis

La présence de nombreux globules blancs au niveau des plaques de psoriasis suggère un rôle aggravant du système immunitaire, le système de défense de l’organisme. Il se pourrait que, après une blessure ou une infection de la peau, le processus de réparation par le système immunitaire se dérègle : de nouvelles cellules de la peau seraient alors produites à un rythme rapide ne permettant plus l’élimination naturelle des cellules mortes. Ce phénomène entraînerait l’apparition de plaques de psoriasis.

Les facteurs environnementaux du psoriasis

Plusieurs facteurs liés à l’environnement peuvent déclencher une poussée de psoriasis ou aggraver les symptômes.

Le rôle des médicaments dans les poussées de psoriasis

Certains médicaments peuvent déclencher une poussée de psoriasis. C’est le cas par exemple de médicaments prescrits :

De plus, l’arrêt brutal d’un traitement anti-inflammatoire à base de dérivés de la cortisone (par voie orale ou par injections) peut aggraver le psoriasis.

Le rôle des irritations de la peau dans les poussées de psoriasis

Toute irritation de la peau peut déclencher une poussée de psoriasis chez les personnes qui en souffrent :

Le rôle de l'état général et psychologique dans les poussées de psoriasis

La fatigue et le stress peuvent déclencher des poussées de psoriasis. De la même manière, un choc émotionnel ou un accident peuvent être des facteurs déclenchants. Parfois, il arrive qu’une poussée de psoriasis survienne à la suite d’une infection (angines et infections à streptocoques, infections respiratoires, VIH/sida, par exemple).

Des poussées de psoriasis peuvent également être liées à une consommation excessive de tabac et de boissons alcoolisées. Enfin, il semble que les personnes obèses soient davantage prédisposées à développer des poussées.

Psoriasis et exposition au soleil

Chez la très grande majorité des personnes qui souffrent de psoriasis, l’exposition modérée et régulière aux rayons du soleil améliore les symptômes de la maladie. Seuls 5 à 10 % des personnes souffrant de psoriasis voient leur psoriasis s’aggraver lors de l’exposition au soleil.

Les personnes qui s’exposent au soleil pour améliorer leur psoriasis doivent respecter les mêmes recommandations de prudence que la population générale : protection solaire adaptée au phototype (type de peau), exposition progressive en évitant les heures les plus chaudes, hydratation abondante de la peau après l’exposition au soleil. Les plaques de psoriasis, plus épaisses que le reste de la peau, sont moins sensibles aux coups de soleil.

Attention, les personnes qui sont traitées par PUVAthérapie ou par des produits à base de goudron doivent impérativement éviter de s’exposer au soleil. Il en est de même de toutes les personnes qui prennent un médicament sur l’emballage duquel figure un logo montrant un soleil dans un triangle rouge (risque de photosensibilisation).

De plus, la fréquentation des cabines de bronzage est formellement déconseillée pour traiter un psoriasis. La qualité et la quantité des rayons ultraviolets ne sont pas aussi contrôlées que dans un cabinet de dermatologie et des complications peuvent survenir.

Peut-on prévenir le psoriasis ?

Il n’existe pas de moyen de prévenir le psoriasis. Parmi quelques mesures de prévention générale pour limiter l’extension ou l’apparition de plaques, on peut citer par exemple le fait d’hydrater correctement sa peau au moins deux fois par jour, d’éviter les excès de boissons alcoolisées ou de se reposer suffisamment. Naturellement, il est également recommandé d’éviter les facteurs environnementaux qui ont été identifiés comme pouvant déclencher ou aggraver le psoriasis dans son cas.


Après le diagnostic, l'objectif du traitement du psoriasis est avant tout d'améliorer la qualité de vie du patient en améliorant l'aspect de sa peau. Il n'existe pas de traitement permettant de guérir définitivement le psoriasis, mais les lésions peuvent être réduites par divers types de médicaments, en application locale ou par voie générale (voie orale ou injections).

Comment diagnostique-t-on le psoriasis ?

Le diagnostic du psoriasis repose essentiellement sur l’aspect et la localisation des lésions de la peau. Les dermatologues savent les reconnaître et il n’est en général pas nécessaire de compléter leur diagnostic par d’autres examens. Une biopsie (le prélèvement d’un petit échantillon de peau) est réalisée dans certains cas pour éliminer d’autres affections cutanées, comme par exemple une infection par un champignon (mycose) ou un eczéma.

Comment mesure-t-on la sévérité d'un psoriasis ?

La sévérité d’un psoriasis peut se mesurer soit en observant l’aspect de la peau et des lésions, soit en interrogeant le patient sur l’impact de la maladie sur sa qualité de vie.

L’évaluation de l’aspect de la peau se fait selon le score PASI (Psoriasis Area and Severity Index). Le dermatologue évalue la surface de la peau atteinte (en % de la surface totale du corps), le degré de rougeur des lésions, leur épaisseur et l’intensité de la désquamation. Le score PASI varie de 0 (absence de sévérité) à 72 (sévérité maximale).

La mesure de la qualité de vie du patient utilise le score DLQI (Dermatology Life Quality Index) où une dizaine de questions sont posées au patient : impact esthétique, conséquences sur le travail, les loisirs, la vie amoureuse, sexuelle et familiale, etc. Le score DLQI varie de 0 (aucun impact) à 30 (qualité de vie sévèrement diminuée).

La sévérité du psoriasis est subjective (elle dépend pour beaucoup de l’impact de la maladie sur la qualité de vie du patient). En conséquence, la mise en place et la nature du traitement varie fortement selon le vécu du patient et sa motivation à se traiter. Deux patients présentant des lésions similaires peuvent recevoir des traitements différents selon s’ils se sentent ou non très affectés par leur psoriasis. Le choix du traitement dépend donc de la conjonction de plusieurs facteurs : étendue et localisation des lésions, impact sur la vie du patient, contraintes de prise ou d’application du traitement, efficacité du traitement, effets indésirables, etc.

Pour être pleinement efficace, le traitement du psoriasis doit toujours être prolongé plusieurs semaines après la disparition des plaques.


Les traitements locaux sont ceux destinés à être appliqués sur les plaques. Ils peuvent être utilisés seuls ou associés entre eux, en fonction de la localisation et de l'étendue des lésions. Différentes formes de traitements locaux existent, adaptées à la localisation et à l'aspect des lésions : par exemple, des lotions pour le cuir chevelu, des pommades pour traiter les plaques très épaisses, ou des crèmes pour les lésions peu squameuses ou les plis.

Les dermocorticoïdes dans le traitement du psoriasis

Les dermocorticoïdes sont des préparations anti-inflammatoires d’usage local contenant des dérivés de la cortisone. Ils constituent le traitement local de référence du psoriasis. Ils sont classés selon leur activité :

  • activité très forte (classe I),
  • activité forte (classe II),
  • activité modérée (classe III),
  • activité faible (classe IV).

Les dermocorticoïdes sont contre-indiqués en cas d'infections ou d’ulcération de la peau. Certaines préparations associent un dermocorticoïde à une substance kératolytique (voir ci-dessous) ou à un dérivé de la vitamine D (voir ci-dessous) ou encore à un antiseptique.

L'action des dermocorticoïdes est très rapide dans le traitement du psoriasis et ils sont souvent prescrits pour soulager le patient sans attendre les effets de traitements plus spécifiques. Lorsque les dermocorticoïdes ont blanchi les lésions, le traitement est continué sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour éviter les rechutes. Les doses appliquées sont réduites très progressivement tout au long de cette période.

Les dermocorticoïdes ont des effets indésirables qui varient selon l’activité de la substance utilisée, la quantité de produit appliqué chaque jour, la surface de peau traitée, le mode d’application (avec ou sans pansement protecteur), la durée du traitement, l’âge du patient, etc. Ces effets indésirables sont l’amincissement de la peau, la couperose, les vergetures, des rougeurs (surtout lors d’application sur le visage) ou, plus rarement, la dépigmentation localisée de la peau, l’apparition de poils ou de lésions d’eczéma.

Chez les jeunes enfants, les dermocorticoïdes doivent être utilisés avec précaution, car leurs substances actives peuvent passer dans le sang.

Dermocorticoïdes d’activité modérée

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Médicament générique

Les médicaments kératolytiques dans le traitement du psoriasis

Les kératolytiques ont la capacité de dissoudre la kératine de la peau. Ils facilitent l’élimination des croûtes présentes sur les plaques. Ils sont utiles sur les plaques très épaisses. Les médicaments kératolytiques disponibles contiennent de l’acide salicylique associé à un dermocorticoïde. L’intérêt de cette association n’est pas démontré.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Dermocorticoïdes et acide salicylique

Les analogues de la vitamine D dans le traitement du psoriasis

Les analogues de la vitamine D sont moins rapidement efficaces que les dermocorticoïdes et peuvent être irritants en début de traitement. Au long cours, ils sont bien supportés et sont utilisés comme traitement d'entretien. L'association avec un dermocorticoïde en début de traitement permet d’avoir un effet plus rapide.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Analogue de la vitamine D

Antipsoriasiques locaux : dérivés de la vitamine D

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Médicament générique

Les rétinoïdes dans le traitement local du psoriasis

Les rétinoïdes sont des substances qui régulent le renouvellement de la peau. Si la plupart des rétinoïdes se prennent par voie orale, il existe un traitement local pour le psoriasis à base de rétinoïde (tazarotène). Ce gel est préconisé pour des plaques peu nombreuses et comme traitement d'entretien de ces lésions. Il est souvent irritant en début de traitement.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Antipsoriasiques locaux : rétinoïdes

Les autres traitements locaux du psoriasis

D'autres traitements locaux peuvent être proposés pour lutter contre la sécheresse de la peau et les squames : huile de cade, protecteur cutané émollient.

L'hydratation de la peau avec des produits de parapharmacie émollients est souvent associée aux traitements locaux du psoriasis.

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Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Le traitement du psoriasis fait parfois appel à des médicaments qui doivent être pris par voie orale (par la bouche) ou administrés par injections. Ces traitements sont réservés aux psoriasis sévères ou de sévérité modérée mais qui ont un fort impact sur la qualité de vie du patient (par exemple, un psoriasis très visible qui nuit à sa vie sociale).

Les traitements généraux du psoriasis utilisent soit des médicaments qui diminuent l’activité du système immunitaire (des « immunosuppresseurs » comme le méthotrexate ou la ciclosporine), soit un rétinoïde (l’acitrétine, qui régule le renouvellement de la peau), soit des médicaments qui bloquent l’action de certaines substances immunitaires comme, par exemple, le TNF (Tumor necrosis factor).

Le méthotrexate dans le traitement du psoriasis

Le méthotrexate est un agent anti-inflammatoire et immunosuppresseur. Il est un des traitements de référence du psoriasis sévère. Il se prend une fois par semaine, par voie orale ou en injection, le plus souvent sous-cutanée. Les effets indésirables les plus fréquents sont des malaises, des troubles digestifs, une baisse des globules blancs et une inflammation de la bouche. La prise de d’acide folique après l’administration du méthotrexate permet de réduire la fréquence de certains de ces effets indésirables. Les patients qui prennent du méthotrexate doivent être régulièrement suivis (examen clinique et prise de sang) pour déceler d’éventuels effets indésirables, potentiellement graves, sur le foie, les poumons ou le sang.

Le méthotrexate est contre-indiqué chez la femme enceinte et chez la femme en âge de procréer sans contraception efficace.

De plus, lors de traitement par méthotrexate, il est préférable de ne pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

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Médicament générique

La ciclosporine dans le traitement du psoriasis

La ciclosporine, médicament immunosuppresseur, a une efficacité comparable au méthotrexate. Cette substance a la propriété de bloquer certaines cellules qui interviennent dans les réactions immunitaires. Ces principaux effets indésirables sont une toxicité rénale, l’hypertension artérielle, des troubles du foie, des tremblements, des fourmillements des mains et des pieds, une pousse excessive des poils, des troubles digestifs, un gonflement des gencives.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Immunosuppresseurs : ciclosporine

Les rétinoïdes dans le traitement général du psoriasis

L'acitrétine fait partie de la famille des rétinoïdes. Son effet sur les plaques de psoriasis apparaît au bout de six à huit semaines. Elle est plus efficace chez les enfants que chez les adultes. L’acitrétine peut être utilisée seule ou en association à la photothérapie (pour pouvoir réduire les doses de rayons ultraviolets administrées).

Son principal effet indésirable est la sécheresse de la peau et des muqueuses qu’elle provoque.

L'acitrétine peut entraîner des malformations chez l'enfant à naître en cas de prise pendant la grossesse, ce qui oblige à prendre des précautions particulières. En octobre 2012, les conditions de prescription et de délivrance ont été renforcées chez la femme en âge de procréer, avec la mise en place d'un contrat de soin et de contraception. La patiente s'engage à utiliser une contraception efficace un mois avant l'initiation du traitement, pendant toute la durée du traitement et durant les deux mois qui suivent la fin du traitement (voire les deux ans qui suivent). Un test de grossesse doit être réalisé avant le traitement, puis tous les mois pendant la durée du traitement, puis régulièrement durant les mois qui suivent l'arrêt du traitement. En février 2014, suite à l'observation de grossesses survenues sous traitement par acitrétine, l'Agence du médicament a restreint les modalités de prescription : désormais, l'ordonnance initiale doit être rédigée par un dermatologue. Le renouvellement des ordonnances peut être fait par tout médecin dans la limite d'un an au terme duquel une nouvelle prescription par un dermatologue est requise (voir Actualités).

De plus, la prise d’acitrétine contre-indique la consommation d'alcool et le don de sang.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Rétinoïdes par voie orale

Les biothérapies dans le traitement du psoriasis

Les médicaments de la famille des biothérapies sont récents dans le traitement du psoriasis. Produits par biotechnologie, ils ciblent des étapes spécifiques de l’inflammation. En raison du risque d’effets indésirables, notamment infectieux, leur utilisation est réservée au traitement du psoriasis résistant aux autres traitements généraux, comme la ciclosporine, le méthotrexate ou la photothérapie. Certains de ces médicaments sont également utilisés dans le traitement du rhumatisme psoriasique.

Il s’agit de médicaments onéreux et qui nécessitent la réalisation d’un bilan médical approfondi avant leur prescription. Ils ont donc un statut de médicament d'exception et leur prescription est réservée aux médecins spécialistes en dermatologie, en médecine interne et en rhumatologie. L’ordonnance initiale doit être faite à l’hôpital et renouvelée tous les ans à l’hôpital.

Les agents anti-TNF

Les biothérapies dans le traitement du psoriasis comportent des agents anti-TNF (adalimumab, certolizumabinfliximab, étanercept). Ces substances agissent en bloquant l’action d’une molécule produite par les cellules de l’immunité, le Tumor Necrosis Factor ou TNF, impliquée dans les processus inflammatoires de l'organisme.

Avant la mise en route du traitement par un médicament anti-TNF, un bilan préalable est effectué pour dépister des anomalies neurologiques, cardiaques ou une éventuelle infection, même bénigne. Un bilan dentaire est également effectué pour dépister une infection des dents qui pourrait se compliquer en infection des valves du cœur. Si une infection est dépistée, elle est traitée par des antibiotiques avant la mise en route du traitement anti-TNF, qui sera administré par injections, soit intraveineuse à l’hôpital de jour, soit sous-cutanée (par une infirmière ou le patient lui-même). Les patients doivent être suivis régulièrement pour dépister au plus tôt d’éventuelles infections.

Lorsqu’on reçoit un médicament anti-TNF, il est important de rester vigilant et de signaler à son médecin tout signe pouvant évoquer une infection : fièvre (même peu élevée) ou perte de poids (même modérée). En effet, une infection négligée peut avoir des conséquences extrêmement graves chez les personnes qui reçoivent des anti-TNF.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Agents anti-TNF : adalimumab

Agents anti-TNF : certolizumab

Agents anti-TNF : étanercept

Agents anti-TNF : infliximab

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Médicament biosimilaire

Les inhibiteurs d’interleukines

D'autres médicaments de biothérapie ont une indication dans le traitement du psoriasis. Il s'agit d’anticorps monoclonaux qui inhibent des interleukines humaines, des substances qui interviennent dans le processus inflammatoire : le brodalumab (KYNTHEUM), l’ixékinumab (TALTZ), le guselkumab (TREMFYA), l'ustékinumab (STELARA) et le sécukinumab (COSENTYX). Ils se présentent sous forme de solution injectable à administrer par voie sous-cutanée. Leurs principaux effets indésirables sont des douleurs articulaires, des maux de tête et des réactions au point d'injection. De rares cas d’atteintes cutanées ont été rapportées (rougeur, desquamation) avec l’ustékinumab et ont fait l’objet d’une information par l’agence du médicament (voir Actualités : STELARA : risque d'atteintes cutanées et conduite à tenir, 11/2014). Ils exposent probablement à un risque accru d'infection, comme les autres biothérapies.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Immunosuppresseurs : brodalumab

Immunosuppresseurs : guselkumab

Immunosuppresseurs : ixékizumab

Immunosuppresseurs : sécukinumab

Immunosuppresseurs : ustékinumab

L’aprélimast dans le traitement du psoriasis

L’aprélimast diminue les processus inflammatoires en inhibant une enzyme appelée phosphodiestérase qui intervient dans la production de cytokines. Il s’agit d’un traitement de seconde intention du psoriasis chez les adultes en cas d’échec, ou de contre-indication, ou d’intolérance aux autres traitements généraux dont la ciclosporine, le méthotrexate ou la puvathérapie. Son efficacité semble modeste, mais il peut être utile pour retarder la mise sous traitement par biothérapie.

Ses effets indésirables les plus fréquents sont des troubles digestifs, des maux de tête et des infections des voies respiratoires. La survenue d’idées suicidaires sous traitement doit être rapidement signalée au médecin.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Immunosuppresseurs : aprémilast


Au-delà des médicaments, d'autres types de traitements peuvent s'avérer utiles pour essayer de réduire la fréquence et la sévérité des poussées de psoriasis.

Les produits pour hydrater la peau dans le psoriasis

Une peau bien hydratée a moins tendance à être irritée et résiste davantage aux agressions du climat, de la pollution ou des frottements, par exemple. Les produits hydratants de la peau, également appelés émollients, réduisent la sécheresse de la peau et la formation de squames. Ils sont particulièrement importants chez les personnes qui prennent des médicaments rétinoïdes par voie orale (acitrétine) et chez celles qui sont traitées par PUVAthérapie (voir ci-dessous), deux modalités de traitement qui assèchent la peau.

Ces produits ont la particularité d’être des émulsions (des mélanges de substances solubles dans les graisses et de substances solubles dans l’eau, comme dans une sauce mayonnaise). De ce fait, ils sont à la fois capables d’hydrater les couches supérieures de la peau et de former un film gras qui bloque l’évaporation de l’humidité accumulée dans ces couches supérieures.

Il existe de très nombreux produits émollients et hydratants. Ceux contenant du cold cream (proche du « cérat de Galien », voir encadré) semblent particulièrement efficaces pour maintenir la peau en bon état. Les dermatologues sont généralement de bon conseil pour choisir une crème ou un lait hydratant adapté à sa peau.

Le cérat de Galien
Le cérat de Galien est une très ancienne préparation pharmaceutique qui contient du blanc de baleine, de la cire d’abeille blanche, de l’huile d’amande douce, de l’eau et de l’essence de rose, ainsi que du borate de sodium. Il s’agit d’une préparation à la fois grasse et aqueuse qui est intégrée dans la composition de nombreuses crèmes hydratantes.
Liste non exhaustive des produits de parapharmacie mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Soins du corps - Hydratants

Les produits pour favoriser la desquamation des plaques de psoriasis

Certains produits de parapharmacie à appliquer localement contiennent des substances destinées à favoriser l’élimination des squames (ce sont des substances dites « kératolytiques »). Parmi ces substances, on peut citer l’urée, l’acide lactique, l’acide salicylique et les goudrons. De nombreuses crèmes hydratantes contiennent également ces substances pour obtenir un double effet hydratant et kératolytique.

Certains produits kératolytiques peuvent être fabriqués par le pharmacien à la demande du dermatologue : par exemple, la vaseline salicylée ou l’urée-cold-cream.

La photothérapie dans le traitement du psoriasis

La photothérapie est un traitement par les rayons ultraviolets. Elle est utilisée en cas de psoriasis étendu à une grande partie du corps, ou de persistance des lésions malgré les traitements locaux. Les rayons ultraviolets ralentissent la multiplication des cellules de la peau et soulagent l’inflammation.

Il existe deux formes de photothérapie pour le traitement du psoriasis :

  • la PUVAthérapie qui utilise des ultraviolets de type A. Le patient reçoit préalablement une substance, le méthoxsalène (MELADININE), qui sensibilise la peau et augmente l’action des rayons ultraviolets. Le nombre de cures de PUVAthérapie pour un patient donné est limité à une dizaine en raison du risque de développement de cancer de la peau.
  • la photothérapie UVB à spectre étroit qui utilise des rayons ultraviolets de type B très contrôlés. Généralement, le traitement comporte trois séances hebdomadaires pendant les deux premiers mois, puis une à deux séances hebdomadaires d’entretien pendant plusieurs mois.

Les séances de photothérapie ont lieu dans des centres spécialisés équipés de cabines adaptées (les salons de bronzage ne sont pas équipés de machines suffisamment contrôlées).

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Photosensibilisants

Les cures thermales dans le traitement du psoriasis

Une cure thermale peut avoir un intérêt dans le traitement du psoriasis. Chez certains patients, ces soins dits « d’hydrothérapie » soulagent la sécheresse de la peau et contribuent à la cicatrisation des plaques ; l’équipe thérapeutique, habituée à la prise en charge du psoriasis, peut également donner au patient des conseils d’hygiène de vie.

La cure thermale est souvent un moment où l'on prend soin de soi, où le stress et les soucis sont moins présents. Certains patients apprécient particulièrement les cures thermales au bord de la Mer Morte (où la très forte concentration de l'eau en sel favorise la desquamation), mais ces cures sont coûteuses.

Les poissons mangeurs de squames
En Turquie, dans les eaux issues de sources chaudes, il existe une espèce de poisson, Garra rufa, connue des personnes qui souffrent de psoriasis. En effet, ces petits poissons sont friands de squames qu’ils viennent « brouter » sur les lésions des personnes qui prennent leur bain dans ces eaux à 36°C. En aidant à la desquamation, ils contribuent à accélérer la cicatrisation des plaques de psoriasis. En France, il existe des centres de soins qui utilisent cette espèce de poisson, acclimatée dans des bassins d’eau tiède.

La prise en charge psychologique

Lorsque le psoriasis affecte profondément la vie quotidienne d’un patient, un soutien psychologique peut s’avérer nécessaire afin d’aider le patient à mieux affronter les différentes conséquences de la maladie sur sa vie quotidienne. Les services de dermatologie de certains hôpitaux proposent une aide psychologique spécialisée.

Les techniques de relaxation

Parce que le stress peut être un facteur déclenchant des poussées de psoriasis, les techniques de relaxation peuvent s’avérer utiles dans la prévention de ces poussées : sophrologie, yoga, tai chi, acupuncture, massages, etc. L’exercice physique et le sport sont également de bons moyens de prévenir ou de soulager le stress.


Quelques conseils pour vivre avec un psoriasis au quotidien

Certaines mesures simples permettent de préserver la qualité de vie des personnes qui souffrent de psoriasis. Chez la plupart des patients, l’étendue des lésions de psoriasis est limitée et ces conseils peuvent suffire à contrôler la survenue de poussées.

  • Hydratez convenablement votre peau deux fois par jour, au moyen d’une crème adaptée, notamment après le bain ou la douche, ou après une exposition au soleil.
  • Pour la toilette, choisissez un savon doux surgras, ou une huile de douche ou de bain ; vérifiez que ce produit est hypoallergénique. N’utilisez ni gels douche courants, ni gommages, ni gant de toilette (savonnez-vous avec les mains). Préférez les shampoings doux.
  • La température de l’eau du bain ou de la douche devrait être inférieure ou égale à 36°C. Une eau trop chaude dessèche la peau et pourrait déclencher une poussée de psoriasis. Investissez dans un thermomètre de bain.
  • Pour un bain encore moins agressif pour la peau, ajoutez-y de l’amidon ou de la farine d’avoine (quatre cuillerées à soupe pour un bain). Limitez la durée de vos bains à une vingtaine de minutes. L’ajout de sel marin à l’eau du bain peut aider la peau à desquamer (trois cuillerées à soupe dans un bain).
  • Privilégiez les vêtements amples et confortables, et les matières naturelles comme le coton, le lin et la soie. Évitez les matières synthétiques, en particulier pour les sous-vêtements. Attention aux étiquettes, aux agrafes de soutien-gorge ou aux coutures saillantes qui peuvent occasionner des frottements répétés.
  • Le maquillage n’est pas contre-indiqué tant que le visage n’est pas atteint, mais n’en appliquez pas sur les plaques et utilisez des produits ni irritants, ni allergisants. Évitez les épilations à la cire.
  • Ne surchauffez pas votre logement et pensez à humidifier l’air ambiant.
  • Protégez-vous efficacement du froid. Utilisez des crèmes à base de cold cream sur les zones exposées.
  • Protégez-vous des coups de soleil.
  • Attention aux boissons alcoolisées : consommez-en avec modération, dans la mesure où elles peuvent déclencher une poussée de psoriasis et pourraient diminuer l’efficacité de certains médicaments.
  • Surveillez votre poids, notamment dans le cas d’un psoriasis des plis.
  • Si vous êtes stressé, pensez à avoir recours à une activité de relaxation ou à une aide psychothérapeutique, même temporaire.
  • Dormez suffisamment. Le manque de sommeil et la fatigue sont des facteurs déclenchants des poussées de psoriasis.

Sources et références de l'article "Psoriasis"