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Les complications de l'alcoolodépendance

Mis à jour : Mardi 23 Avril 2019

Sur la durée, la consommation excessive de boissons alcoolisées entraîne des complications sévères qui touchent à la fois la santé physique, mentale et sociale de la personne alcoolodépendante.

Les conséquences sociales de l'alcoolodépendance

Les complications de l’alcoolodépendance sur la vie sociale sont essentiellement liées à l’ivresse et aux modifications du comportement qui en résultent.

L’ivresse est souvent source de conflits avec l’entourage, que ce soit dans un débit de boissons (bar, boîtes, etc.) sous la forme d’agressions verbales des personnes présentes, voire de bagarres, au domicile sous la forme de conflit avec le conjoint ou de maltraitance des enfants, ou également au lycée ou au travail avec une baisse des performances, par exemple.

Les conséquences sociales de l’alcoolodépendance sont nombreuses et varient selon l’âge et la situation des personnes : abandon des études, absentéisme et chômage, violence sexuelle et conjugale, divorce, éloignement des amis, délits pouvant amener à une incarcération, etc. La fréquence et la sévérité des conséquences sociales de l’alcoolodépendance sont directement proportionnelles à la quantité d’alcool consommée.

La consommation d'alcool peut-elle être sans risque ?
Il ne faut pas croire que seul l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Le risque de cancer est augmenté dès le premier verre d'alcool. Toute consommation d'alcool est donc dangereuse. Néanmoins, les autorités de santé ont défini des recommandations de consommation pour limiter les risques : pas plus de 2 verres par jour, moins de 10 verres par semaine et au moins un jour sans alcool par semaine. Ces seuils à ne pas dépasser sont valables pour les hommes comme pour les femmes (sauf si elles sont enceintes). Idéalement, pour sa santé, il ne faudrait jamais boire d'alcool.

Les conséquences de l'alcoolodépendance sur la santé

La consommation excessive de boissons alcoolisées aggrave plus de soixante maladies, et elle est la cause principale de certaines d’entre elles.

Alcoolodépendance et cancers

L’alcoolodépendance augmente le risque de développer de nombreux cancers : bouche, œsophage, larynx, estomac, côlon, rectum, foie et sein chez les femmes. Cet effet favorisant de l’alcool sur le risque de cancer apparaît même pour des consommations qui ne sont pas considérées à risque par les addictologues.

Alcoolodépendance et troubles digestifs

L’alcoolodépendance augmente le risque de cirrhose du foie (une fibrose irréversible qui empêche le foie de fonctionner), en particulier chez les femmes. Le risque de pancréatite chronique et de diabète de type 2 est également augmenté par l’alcool. De plus, des varices œsophagiennes peuvent apparaître (une dilatation des vaisseaux autour de l’œsophage) et provoquer de graves hémorragies.

Alcoolodépendance et maladies du cœur et des vaisseaux sanguins

L’alcool augmente le risque d’hypertension artérielle et de ses complications (accident vasculaire cérébral - AVC, maladie rénale chronique). Chez les personnes de moins de 40 ans, un AVC sur cinq est lié à la consommation excessive d’alcool.

L’alcoolodépendance peut également être la cause de troubles du rythme cardiaque (arythmies) pouvant entraîner une mort brutale, même chez des personnes sans antécédents cardiaques. Le cas d’arrêt cardiaque dû à une alcoolisation massive est régulièrement observé chez de jeunes consommateurs adeptes du « binge drinking » (ainsi que des accidents vasculaires cérébraux inhabituels dans cette tranche d’âge).

L'alcool, bon ou mauvais pour les vaisseaux sanguins ?
Depuis de nombreuses années, les médias reviennent régulièrement sur des études qui semblent indiquer qu’une consommation modérée de boissons alcoolisées est associée à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires (infarctus, accident vasculaire cérébral, thrombo-embolie, etc.). Qu’en est-il ?
Pour résumer simplement l’état de nos connaissances sur ce sujet, on peut dire que, chez les personnes âgées de 45 à 64 ans, la consommation de petites doses d’alcool (un peu moins d’un verre de boisson alcoolisée par jour pour les hommes - 9 grammes d’alcool ; un tiers de verre pour les femmes – 3 grammes) réduit de 20 % le risque de maladies des artères qui irriguent le cœur (celles dont l’obstruction cause l’infarctus).
Après 65 ans, cet effet protecteur est observé avec des consommations d'un peu plus d'un verre par jour pour les hommes (11 grammes) et d'un petit demi-verre par jour pour les femmes (4 grammes).
Par contre, quel que soit l'âge, la consommation de boissons alcoolisées à des doses supérieures à ces valeurs faire disparaître cet effet protecteur et augmente le risque de souffrir de maladies cardiovasculaires.
Il ne semble pas que le choix du type de boisson alcoolisée soit important. Malgré les campagnes de promotion, le vin rouge ne semble pas plus efficace que les autres types de boissons alcoolisées. L’effet de l’alcool s’expliquerait par l’augmentation du taux sanguin de cholestérol HDL (le « bon » cholestérol) et par une action inhibitrice sur les mécanismes de la coagulation sanguine, réduisant ainsi le risque de formation de caillots.

Alcoolodépendance et troubles psychiques

La consommation excessive d’alcool favorise la dépression et le suicide, et aggrave les troubles du sommeil. Elle augmente le risque de dépendance à d’autres substances, en particulier l’addiction au tabac, avec les conséquences négatives du tabagisme sur la santé. De plus, avec le temps, l’alcoolodépendance entraîne une atrophie de certaines régions du cerveau et peut entraîner des problèmes de mémoire et altérer le raisonnement.

Chez les personnes schizophrènes, les symptômes psychotiques sont exacerbés par la prise d'alcool.

Les autres conséquences physiques de l'alcoolodépendance

L’abus de boissons alcoolisées expose aux traumatismes physiques, que ce soit en lien avec une chute, une bagarre ou un accident de la route, par exemple. Les adolescents et les jeunes adultes qui pratiquent le « binge drinking » sont particulièrement exposés aux traumatismes liés à l’alcool.

De plus, l’alcoolodépendance peut, comme le tabac, réduire la fertilité masculine et féminine. Elle expose également à un risque plus élevé de fractures osseuses, en particulier chez les hommes. Enfin, l’alcool exerce un effet négatif sur le système immunitaire et augmente le risque de développer une maladie infectieuse, par exemple la tuberculose, le VIH/sida ou les pneumonies.

Les conséquences de la consommation d’alcool pendant la grossesse
Pendant la grossesse, la prise d’alcool est particulièrement néfaste. La consommation d’alcool chez la femme enceinte augmente le risque de fausse-couche, de mort du foetus et de naissance prématurée. De plus, comme l’alcool passe du sang de la mère au fœtus, la prise d’alcool peut entraîner un développement anormal du cerveau susceptible d’entrainer pendant l’enfance des difficultés d’apprentissage, des troubles du langage, des problèmes de mémoire et de raisonnement, ainsi qu’un retard du développement moteur (équilibre, temps de réaction, coordination des mouvements, etc.). Des troubles du développement social peuvent également apparaître à l’adolescence, ainsi que des troubles du psychisme. Dans les cas les plus sévères, on parle de Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF).
L’alcoolisation fœtale est la première cause non génétique de handicap mental en France (1,3 cas pour 1 000 naissances). On estime qu’environ 23 % des Françaises consomment de l’alcool pendant leur grossesse. Pour cette raison, les autorités sanitaires mènent régulièrement des campagnes d’information invitant les femmes enceintes ou qui allaitent à s’abstenir de toute consommation de boissons alcoolisées.

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