Les autres troubles du comportement alimentaire

Mis à jour : Mardi 08 Octobre 2019

Outre les troubles anorexiques ou boulimiques, d’autres types de troubles ont été identifiés.

Les troubles de l’alimentation nocturne

Les troubles de l’alimentation nocturne (night-eating syndrome) se traduisent par un décalage de la prise alimentaire dans la soirée. Les personnes qui souffrent de ces troubles ne mangent rien avant le début, voire la fin de l’après-midi. Elles consomment de grandes quantités de nourriture pendant, et surtout après le dîner, éventuellement jusque tard dans la nuit. Elles souffrent de troubles du sommeil et se relèvent parfois la nuit pour manger. Ces troubles sont présents de manière chronique et peuvent être le symptôme d’une dépression.

Le somnambulisme alimentaire

Le somnambulisme alimentaire (sleep-eating syndrome) est une forme de somnambulisme pendant laquelle la personne mange, au lit ou ailleurs dans la maison, sans en avoir aucun souvenir le lendemain. Ce trouble du comportement alimentaire est également un trouble du sommeil et la personne qui en souffre se sent fatiguée et anxieuse. Les épisodes de somnambulisme alimentaire surviennent de manière occasionnelle ou régulière, souvent pendant un régime trop pauvre en calories. La personne somnambule a alors tendance à consommer les aliments qu’elle s’interdit habituellement. Ce type de trouble peut également être un effet indésirable de certains médicaments hypnotiques.

Les prises alimentaires non conscientes

Les prises alimentaires non-conscientes sont fréquentes. Les personnes consomment des aliments en dehors des repas, sans en garder le souvenir. Ce phénomène se produit le plus souvent chez des personnes qui suivent un régime contraignant. Tout se passe comme si, tiraillée entre le désir de manger et la volonté de suivre le régime, la conscience choisissait de ne pas mémoriser le moment où la règle a été enfreinte.

L’orthorexie

C’est une forme de trouble obsessionnel où la personne est obsédée de manière durable par la qualité de son alimentation : qualité sanitaire, nutritionnelle ou… gustative. Le souci de la nourriture prend alors une place excessive dans la vie quotidienne. L’orthorexie peut devenir une gêne considérable dans la vie sociale, d’autant que les personnes qui en souffrent expriment souvent un sentiment de supériorité en lien avec la haute qualité de leur alimentation.

La dysmorphie musculaire

La dysmorphie musculaire (bigorexie, de l’anglais big, « costaud ») est un trouble essentiellement masculin. Malgré tous ses efforts, celui qui en souffre se voit comme insuffisamment musclé. Il passe un temps considérable à faire de la musculation, à manger des aliments riches en protéines et pauvres en matières grasses, ainsi qu’à rechercher des substances dopantes anabolisantes (qui augmentent la masse musculaire). Ce trouble est plus fréquent dans le milieu du culturisme et s’accompagne souvent de signes de dépression, car la personne atteinte n’est jamais satisfaite du volume de ses muscles.

Le pica

On appelle pica le désir de manger, de mâcher ou de lécher des objets non alimentaires ou encore des produits alimentaires sans valeur nutritive, tels écailles de peinture, plâtre, colle, rouille, glaçons, marc de café ou même cendre de cigarette. Le pica peut provoquer des empoisonnements. Parfois lié à une déficience d’apport en vitamines ou en minéraux, le pica est plus fréquent chez les enfants et chez les femmes enceintes.

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