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Etat de stress post traumatique (ESPT)

Mis à jour : Mercredi 14 Juin 2017

L’état de stress post-traumatique est un trouble anxieux sévère, qui se développe à la suite d’un événement ayant entraîné une détresse intense. Ce trouble s’installe de manière durable, perturbe profondément la vie quotidienne et peut, s’il n’est pas soigné, se compliquer de dépression.

Qu’appelle-t-on état de stress post-traumatique ?

stress post-traumatique

L’état de stress post-traumatique (ESPT, également appelé syndrome de stress post-traumatique ou SSPT) est un ensemble de symptômes qui se développent lorsqu’une personne a été exposée à un événement traumatisant générateur d’une détresse importante et soudaine. Face à ce type d’événement, il est normal de ressentir un choc : c’est la réaction dite de « stress aigu » , qui dure habituellement moins d’un mois. Chez certaines personnes, cette période de stress persiste de manière anormalement longue, de plusieurs semaines à plusieurs mois. On parle alors de « syndrome de stress post-traumatique ».

Comment se manifeste l’état de stress post-traumatique ?

Le syndrome de stress post-traumatique fait suite à une période de stress aigu et en reprend la plupart des symptômes. La personne traumatisée revit en permanence l’événement à travers des souvenirs, des rêves ou des flash-backs qui la saisissent par surprise. Parfois, les sensations physiques ressenties au moment du traumatisme resurgissent à l’improviste. Ces symptômes s’accompagnent d’une tendance à fuir tout ce qui pourrait rappeler le traumatisme. Cette attitude d’évitement peut aboutir à l’amnésie partielle ou totale des événements.

La personne atteinte d’ESPT éprouve également un certain sentiment d’anesthésie émotionnelle et de détachement. Elle a l’impression d’avoir perdu le contact avec son environnement, le sentiment d’évoluer en permanence dans le brouillard, anormalement froide et distante.

D’autres symptômes peuvent survenir : troubles du sommeil, irritabilité, détresse, difficultés à se concentrer ou hypervigilance (peur exagérée du monde extérieur). Le trouble anxieux généralisé et sévère caractéristique de l’ESPT se manifeste parfois par des crises d’angoisse ou des attaques de panique. Si la personne a, ou croit avoir une part de responsabilité dans l’événement traumatique (lors d’un accident de la route, par exemple), l’anxiété s’accompagne souvent d’une perte d’estime de soi.

Au bout de plusieurs mois, ces symptômes ont un fort impact négatif sur la vie quotidienne et le bien-être. Des complications peuvent survenir, tels des troubles du comportement alimentaire ou des toxicomanies (alcool, drogues, médicaments). Dans 25 à 30 % des cas, on assiste à l’apparition de symptômes dépressifs.

Le syndrome de stress post-traumatique chez les enfants

Les enfants sont davantage prédisposés à l’ESPT, car ils ont du mal à relativiser ce qu’ils vivent. Chez eux, en marge des causes habituelles, un état de stress post-traumatique peut apparaître quelques semaines après un événement imaginaire ou fictionnel — un film particulièrement violent, par exemple. De même que les adultes, les enfants qui souffrent d’ESPT revivent les événements stressants et font des cauchemars. Ils ont peur sans raison apparente et tendent à se replier sur eux-mêmes. Souvent, ce sont des enfants agités et colériques qui ont du mal à se concentrer et souffrent de troubles du sommeil. Les traitements sont efficaces pour soigner les enfants atteints d’ESPT aussi bien que les adultes.

bonjour docteur

Le traumatisme 24h/24

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