Parmi les troubles du sommeil, l’insomnie est le trouble le plus fréquemment rencontré. Si la majorité des insomnies est liée à des problèmes relativement bénins, les troubles du sommeil peuvent, parfois, être le signe d’une maladie. Quand les troubles du sommeil se prolongent, ils ont des répercussions négatives sur la santé physique et psychique. Il ne faut pas hésiter alors à consulter un médecin.

Un Français sur trois déclare souffrir d’insomnie. Mais seuls ceux qui ressentent les conséquences du manque de sommeil telles que fatigue, difficultés de concentration, irritabilité ou troubles de la mémoire en souffrent réellement. Celui qui est en pleine forme au lendemain de courtes nuits est probablement un petit dormeur qui s’ignore.
L’insomnie chronique touche près de 20 % de la population française. Elle est sévère dans 6 à 9 % des cas.
On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.
L’anxiété et le stress sont les premières causes d’un mauvais sommeil, ainsi que les facteurs liés à l’environnement (bruit, déménagement, etc.). Parfois, d’autres problèmes peuvent provoquer des troubles du sommeil, tels que les ronflements, les douleurs, une mauvaise literie, des excès de caféine ou d’alcool.
Si la grande majorité des insomnies sont liées à des perturbations psychologiques relativement bénignes, les troubles du sommeil peuvent être le signal d’une maladie physique. Ils peuvent alerter sur le diabète, par exemple, l’hyperthyroïdie, une maladie infectieuse, des problèmes cardiovasculaires, des troubles neurologiques ou de l’arthrose. Il est donc nécessaire de rechercher ces maladies lorsque le sommeil est perturbé.
Certains médicaments, tels que les corticoïdes ou certains décongestionnants, de même que la nicotine, peuvent être responsables d’insomnie. N’oubliez pas de signaler vos traitements en cours. Enfin, l’insomnie peut se révéler comme l’un des symptômes d’une autre maladie psychique. L’insomnie de milieu et de fin de nuit sont ainsi caractéristiques des dépressions.
Enfin, des troubles du rythme veille-sommeil peuvent apparaître chez des personnes soumises au décalage horaire, ou qui travaillent de nuit (travail par équipes, personnel soignant).
Chez la femme enceinte, l’insomnie se manifeste plutôt pendant le troisième trimestre. Crampes, mal de dos, envie d’uriner, position inconfortable, mouvements du bébé, inquiétudes liées à l’accouchement… les raisons sont nombreuses pour moins bien dormir. Les réveils nocturnes se multiplient avec des difficultés à retrouver le sommeil. Ces insomnies, même si elles sont désagréables, n’ont pas d’effet sur le développement du fœtus. Néanmoins, il est préférable de ne pas accumuler de fatigue à la veille de l’arrivée de bébé. Quelques mesures simples peuvent aider à améliorer le sommeil pendant la grossesse.
Attention, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, ne prenez jamais de médicament contre les insomnies, même ceux disponibles sans ordonnance ou ceux à base de plantes. Si vos troubles du sommeil deviennent trop handicapants, consultez votre médecin.