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Que faire quand un enfant dort mal ?

Mis à jour : Lundi 08 Septembre 2014

Comment soulager l’insomnie chez l’enfant ?

Veillez à respecter les règles de base qui favorisent le sommeil, même en cas de changement d’habitudes. De jour comme de nuit, un rythme régulier revêt une importance particulière dans la prise en charge des troubles du sommeil. Un endroit confortable, des objets familiers et votre présence rassurante l’aideront à dormir paisiblement.

Si le problème persiste plus d’une semaine, n’attendez pas d’être épuisés, vous et votre enfant, et à bout de force pour consulter votre pédiatre. Chez l’enfant, les troubles du sommeil peuvent constituer un signe d’anxiété et doivent toujours faire l’objet d’une consultation médicale. Parfois, le simple fait d’évoquer les causes possibles de ces insomnies peut débloquer la situation. L’enfant se sent pris en compte et les parents peuvent éclaircir la situation pour agir en conséquence. Si le problème est trop complexe, un pédopsychologue pourra vous aider. 

Que faire en cas de cauchemar ?

Les rêves et les cauchemars surviennent plutôt dans la deuxième partie de la nuit, pendant les phases de sommeil paradoxal qui jouent un rôle important dans la mémorisation des connaissances. Les rêves de votre enfant sont le plus souvent liés aux événements survenus au cours de sa journée. Au fur et à mesure qu’il grandit et qu’il se développe intellectuellement, votre enfant fera des rêves de plus en plus élaborés qui lui permettront de régler de manière symbolique ses angoisses et ses peurs.

À l’inverse de ce qu’il vit lors de terreurs nocturnes, un enfant qui fait un cauchemar se réveille et reconnaît ses parents. Le lendemain, il s’en souvient et peut parfois le décrire. Des cauchemars occasionnels permettent à l’enfant d’évacuer les tensions de la journée, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. S’il ne se rendort pas et qu’il se met à pleurer, allez le voir, calmez-le avec un câlin, il a besoin de sentir que vous êtes là pour se rendormir paisiblement. Le lendemain, parlez-en avec lui avec des mots simples. Essayez de le rassurer, en lui racontant un de vos cauchemars par exemple, pour qu’il n’ait pas peur d’aller se coucher le soir suivant.

Des cauchemars intenses et répétés peuvent être le signe d’une anxiété plus profonde (par exemple la peur d’aller à l’école). Dans ce cas, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre.

Que faire en cas de terreur nocturne ?

Les terreurs nocturnes ne sont pas des cauchemars. Elles sont fréquentes chez les enfants et surviennent plutôt en début de nuit (moins de trois heures après l’endormissement) pendant le sommeil profond. L’enfant semble réveillé, il s’agite, il crie, il est en sueur, mais en réalité il dort. Cet état n’est que passager, l’enfant se calme rapidement et continue sa nuit sans se réveiller. Il ne se souviendra pas de cet événement. Ne le réveillez pas au risque de le perturber, et ne lui en parlez pas le lendemain. Ces terreurs nocturnes n’expriment aucune angoisse.

Quels médicaments contre l’insomnie chez l’enfant ?

Les médicaments utilisés en cas d’insomnie chez les enfants sont des sédatifs de la famille des antihistaminiques, des médicaments de phytothérapie ou d’homéopathie, des oligoéléments et des sédatifs contenant du brome. Ils sont pour la plupart disponibles sans ordonnance mais ne doivent jamais être utilisés sans avis médical préalable. L’utilisation des médicaments sédatifs doit toujours être la plus courte possible.

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