Les TOC chez l’enfant et l’adolescent

Mis à jour : Lundi 17 Décembre 2018

Chez les enfants et les adolescents, les TOC prennent des formes assez similaires à celles observées chez les adultes. Plus fréquemment que chez les adultes, ils apparaissent après un traumatisme ou un stress qui vient révéler la maladie (plus d’un cas sur deux).

Les symptômes des TOC chez les enfants

Pendant l’enfance, les jeunes patients obsessionnels compulsifs présentent surtout des rituels de répétition, d’ordre et de rangement, et de peur de nuire à des proches par un comportement inapproprié ou par de mauvais résultats scolaires. Pendant l'adolescence, les rituels de lavage constituent la principale compulsion.

Ces rituels occupent plus d’une heure par jour et l’enfant se met en colère lorsque ses parents essaient d'empêcher ses comportements (d’autant plus que les parents sont fréquemment sollicités dans l’accomplissement des rituels).

Les conséquences négatives des TOC chez les enfants

Les troubles obsessionnels fatiguent les enfants et perturbent leur scolarité et leur vie sociale. En particulier, les rituels liés à la vie scolaire (vérifications incessantes des exercices, répétitions des devoirs, etc.) interfèrent avec la qualité de leur travail et leur participation en classe. Ils peuvent entraîner des retards scolaires, voire une déscolarisation pour les cas les plus sévères.

Le souci de cacher les rituels à leurs camarades de classe obligent les enfants souffrant de TOC à des efforts qui les épuisent et qui peuvent être à l’origine d’un isolement social progressif, pour ne plus avoir à faire ces efforts.

Les traitements des TOC chez l’enfant et l’adolescent

Pour les enfants et les adolescents souffrant de TOC, la thérapie comportementale et cognitive (TCC) est le traitement le plus utilisé, en séances individuelles ou en groupe. Comme chez l’adulte, elle repose sur l’exposition progressive aux conditions qui déclenchent les rituels, en fonction de l’âge de l’enfant et de ses rituels. Les professionnels de santé qui interviennent (pédiatre, pédopsychiatre, médecin traitant, infirmière scolaire, etc.) travaillent en étroite coordination entre eux et avec la famille de l’enfant ou de l’adolescent. Si la thérapie comportementale et cognitive n’est pas assez efficace, elle peut être complétée par la prise d’antidépresseurs (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, IRS). Ces médicaments sont prescrits avec une surveillance particulière des éventuels effets indésirables. En effet, chez certains jeunes patients, ils se pourraient que ces médicaments augmentent le risque suicidaire.

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