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Troubles paniques

Mis à jour : Mercredi 09 Septembre 2015

Une attaque de panique est une forme d’anxiété généralement très impressionnante, tant pour la personne qui la subit que pour son entourage. La crise apparaît sans raison et de façon brutale. Certaines personnes n’en connaissent qu’une seule dans leur vie. Mais lorsque les attaques de panique se succèdent, elles peuvent rapidement devenir une maladie invalidante.

Est-il normal de paniquer dans certaines circonstances ?

Chacun d’entre nous a connu, au moins une fois dans sa vie, cette sensation étrange d’être pris de panique dans des circonstances particulières. Ces instants sont souvent accompagnés de symptômes physiques, palpitations, mains moites, bouche sèche, difficulté à respirer, entre autres. Heureusement, cette impression d’être dépassé par les événements ne dure pas. Nous prenons du recul et nous essayons d’analyser la situation avec moins d’émotion et davantage de raison. La panique fait alors place à une appréhension naturelle face à une étape délicate ou exceptionnelle de notre vie.

Ces réactions sont normales, elles démontrent notre capacité d’adaptation. Le sentiment de panique devient pathologique lorsqu’il n’est pas déclenché par un événement particulier et qu’il prend une place démesurée, empêchant de vivre normalement.

Qu’est-ce qu’une attaque de panique ?

    L’attaque de panique (ou crise d’angoisse) est un moment de terreur intense, qui survient de façon brutale et inattendue, et qui atteint son intensité maximale en quelques minutes. Elle est imprévisible et peut se produire n’importe où, sans événement déclencheur identifié. Pendant cette crise, qui peut durer de dix à vingt minutes mais semble une éternité, la personne ressent plusieurs des symptômes suivants :
  • palpitations ou accélération du rythme cardiaque ;
  • transpiration ;
  • tremblements musculaires ;
  • impression d’étouffement, d’étranglement ;
  • douleur ou gêne dans le ventre ou la poitrine ;
  • sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou d’évanouissement ;
  • sentiment d’irréalité ou de dépersonnalisation (impression d’être détaché de soi) ;
  • peur de perdre le contrôle de ses actes, de devenir fou ;
  • sensation de mort imminente ;
  • engourdissement ou picotements ;
  • frissons ou bouffées de chaleur.

Ces symptômes anxieux sont très impressionnants. Une personne dont c’est la première attaque de panique croit souvent faire une crise cardiaque ou s’être empoisonnée, et pense qu’elle va mourir dans les minutes qui suivent. Dans la grande majorité des cas, elle va consulter un médecin ou se rendre aux urgences, persuadée que les symptômes ressentis lors de la crise sont le signe d’un grave problème de santé.

Lorsque les attaques de panique se succèdent et que la personne vit dans la crainte de la prochaine crise, on parle de troubles paniques. Un cercle vicieux s’installe. La peur de la prochaine crise augmente l’anxiété et peut provoquer à elle seule une nouvelle attaque de panique. Cette maladie peut rapidement devenir invalidante, la peur d’une attaque envahissant le quotidien.

Il est tout à fait possible de faire une attaque de panique une seule fois dans sa vie, sans que cela ne se reproduise. Mais si une deuxième crise survient, il est important de consulter un médecin. En effet, il faudra agir vite pour éviter que ces attaques ne se répètent et que les troubles paniques ne s’installent.

Troubles paniques et agoraphobie

Dans certains cas, les troubles paniques provoquent une agoraphobie, c’est-à-dire une peur de se trouver dans des lieux publics. Après une ou plusieurs crises d’angoisse, la personne anxieuse craint d’avoir une nouvelle attaque de panique dans un endroit dont elle ne pourrait pas sortir, ou dans une situation où elle ne pourrait pas être secourue. Dans les cas les plus graves, elle n’ose plus quitter son domicile et devient totalement dépendante d’un proche pour tous ses déplacements.

Que peut-il arriver si le trouble panique n’est pas soigné ?

Les attaques de panique cessent parfois sans démarche thérapeutique. Dans certains cas, les troubles paniques persistent, mais les crises d’angoisse se produisent de façon espacée, sans réellement handicaper la vie quotidienne.

En revanche, dans 25 à 30 % des cas, les troubles paniques non traités deviennent chroniques. Sans traitement, les attaques peuvent se répéter de plus en plus souvent et les symptômes s’amplifier. La maladie provoque alors des répercussions très négatives sur le quotidien, contraignant le patient à éviter toute situation qu’il juge favorable aux attaques. Certains arrêtent de travailler, ou ne sortent plus de chez eux.

Avec le temps, ces troubles non traités vont épuiser la personne qui risque de devenir dépressive, voire suicidaire, ou qui ira chercher un soulagement fugace dans l’alcool, les drogues ou dans un abus de médicaments anxiolytiques.

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