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Le diagnostic et les traitements des coliques néphrétiques

Mis à jour : Mardi 29 Août 2017

Comment diagnostique-t-on la lithiase urinaire ?

Les calculs urinaires sont le plus souvent visibles par radiographie ou par échographie. Les symptômes d'une crise de colique néphrétique sont fréquemment assez caractéristiques pour que le médecin instaure un traitement d'emblée. Ensuite, il fait faire des examens complémentaires pour identifier la nature des calculs urinaires : analyse chimique des calculs, prise de sang, examen des urines, etc. Le traitement au long cours destiné à prévenir les rechutes sera adapté à la composition chimique des calculs et aux résultats de la prise de sang.

Conseils pratiques en cas de calculs rénaux
    Il est habituellement conseillé aux personnes qui ont une crise de colique néphrétique de :
  • recueillir leurs urines dans un bocal, puis de les tamiser à l'aide d'un filtre à café. Les calculs récupérés doivent être conservés pour analyse ;
  • prendre sa température tous les matins. Consultez en urgence en cas de fièvre supérieure à 38 °C, de frissons, de vomissements, de malaise, de modification de la douleur, de sang dans les urines ;
  • boire normalement, en répartissant les prises dans la journée ;
  • faire faire les examens prescrits par le médecin, même si la douleur a disparu.

Comment soigne-t-on les crises de colique néphrétique ?

Attention, si vous suspectez un début de colique néphrétique, ne buvez pas de grandes quantités de liquides en espérant chasser le calcul ! L'accumulation d'urine dans le canal bouché ne ferait qu'aggraver la douleur. Vous pouvez éventuellement prendre un médicament antalgique (par exemple, un anti-inflammatoire non stéroïdien ou du paracétamol) ou un médicament antispasmodique. Consultez votre médecin si la douleur persiste au-delà de quelques heures.

Le traitement médicamenteux en urgence

L’objectif du traitement prescrit par le médecin est avant tout de soulager la douleur. Les médicaments recommandés en premier sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie injectable, en l’absence de contre-indication (grossesse, hémorragie en cours, ulcère de l’estomac ou du duodénum, insuffisance rénale chronique…). Hors de l’hôpital, le kétoprofène est le seul AINS injectable ayant une indication officielle dans le traitement des coliques néphrétiques.

Des antalgiques puissants, morphine par voie intraveineuse, peuvent être administrés en cas de douleurs intenses ou de contre-indications aux AINS.

Les antispamodiques permettent de diminuer les nausées et les vomissements en cas d'injection de morphine. Leur utilisation pour combattre les spasmes douloureux au cours des crises de coliques néphrétiques est très répandue. Néanmoins, leur efficacité dans cette indication est mal établie.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 20 Mars 2018

AINS : kétoprofène

Antalgiques de palier III : morphine par voie injectable

Légende
Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les traitements non médicamenteux

Selon la composition des calculs, divers traitements sont proposés. Le médecin essaie de favoriser l’élimination du calcul urinaire par les voies naturelles en aidant son élimination soit par effet chimique en modifiant la composition des urines (permettant ainsi aux calculs de se dissoudre), soit par effet physique (lithotritie extra-corporelle) pour les disloquer. La lithotritie repose sur l’usage d’ultrasons pour générer des ondes de choc qui vont désintégrer les calculs. Les fragments ainsi formés peuvent ensuite être éliminés dans les urines. Cette procédure est indolore et ne nécessite habituellement pas d’hospitalisation. Elle est contre-indiquée chez les femmes enceintes, les personnes obèses, celles qui portent un stimulateur cardiaque (pacemaker) ou celles qui prennent des traitements anticoagulants. Après lithotritie, les urines peuvent contenir un peu de sang pendant un ou deux jours. L'élimination des fragments peut également provoquer des douleurs modérées.

Dans les cas difficiles ou ceux où la lithotritie est contre-indiquée, la chirurgie peut être nécessaire pour détruire ou extraire les calculs. Les calculs peuvent être éliminés ou fragmentés en passant par les voies naturelles (urétéroscopie) ou en faisant une petite incision de la peau (néphrolithotomie percutanée, pour les très gros calculs). Une courte hospitalisation est alors nécessaire.

Dans les cas de calculs phospho-ammoniaco-magnésiens liés à une infection urinaire chronique, des antibiotiques adaptés sont prescrits.

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