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L’interruption volontaire de grossesse

Mis à jour : Mercredi 10 Mai 2017

L’interruption volontaire de grossesse (IVG)

En France, l’IVG est légale depuis la loi Veil votée en 1974, modifiée en 2001. Elle est autorisée pour mettre fin à une grossesse non désirée. Le délai d’intervention est de 14 semaines d’absence de règles alors qu’il est de 22 semaines en Grande-Bretagne, en Espagne et aux Pays-Bas, et de 10 semaines en Italie ou en Grèce. L’IVG reste interdite en Irlande et au Portugal. En France, le consentement parental n’est plus un préalable obligatoire pour les mineures. Malgré le nombre croissant et l’efficacité des méthodes de contraception hormonale, le nombre d’IVG n’a guère baissé en trente ans en France. Environ 220 000 femmes y ont recours chaque année.

L’IVG est également autorisée, sans délai limite d’intervention, lors de malformations fœtales importantes ou de maladie grave de la mère. On parle alors d’interruption médicale de grossesse. Elle n'est possible que si deux médecins, dont l'un au moins est rattaché à un centre de diagnostic prénatal agréé, attestent que l'enfant à naître est atteint d'une affection grave et incurable.

L’ensemble des actes associés à l’interruption volontaire de grossesse (consultations médicales préalables, analyses biologiques, échographies...) sont remboursés à 100 % depuis le 1er avril 2016.

De nouvelles mesures prévues dans la loi de modernisation du système de santé devraient être appliquées avant l’été 2016 : suppression du délai de réflexion de sept jours avant l’IVG (néanmoins un délai de deux jours est maintenu pour les mineures), autorisation pour les sages-femmes de réaliser des IVG médicamenteuses.

Vous pouvez consulter le site internet sur l'IVG du Ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr/ivg.

Les différentes méthodes pour une IVG

Deux techniques sont possibles : la méthode chirurgicale et la méthode médicamenteuse.

L’IVG médicamenteuse repose sur la prise de 2 médicaments : la mifépristone ou RU 486 (MIFEGYNE ou MIFFEE) qui prépare l’expulsion de l’œuf et qui est prise sous contrôle médical et, 36 à 48 heures plus tard le misoprostol (MISOONE 400 µg) qui la déclenche en provoquant des contractions de l’utérus. L’hémorragie vaginale survient le plus souvent dans les 3 ou 4 heures qui suivent la prise du second médicament. Il existe un petit risque d’échec ; en l’absence de saignement, il faut consulter un médecin. Cette méthode médicamenteuse n’est recommandée que pendant les neuf premières semaines de retard des règles. Elle nécessite un entretien préalable, un consentement signé par la patiente et une visite de contrôle. Les médicaments sont prescrits par un médecin, dans un centre de planification ou dans un centre de santé et peuvent être pris dans certains cas par la patiente à son domicile. Plus de 57 % des IVG sont dorénavant pratiquées selon cette méthode.

La méthode chirurgicale consiste dans l’aspiration du contenu de l’utérus sous anesthésie locale ou générale. L’aspiration est précédée d’une préparation du col de l’utérus par la prise de mifépristone 38 à 48 heures avant ou de misoprostol 3 à 4 heures avant. Une courte hospitalisation (souvent seulement de quelques heures) est nécessaire pour pratiquer l’intervention. La technique chirurgicale est possible pendant les 14 premières semaines après le début des dernières règles. Une visite de contrôle est nécessaire 2 à 3 semaines après l’intervention. Elle permet de vérifier qu’il n’y a pas de complication, telle qu’une infection ou des restes de fragments de placenta.

Quels sont les effets indésirables possibles ?

Dans le cas d’une IVG médicamenteuse, les douleurs peuvent être très intenses (entre 8 et 10 sur une échelle de 10) avec un pic au troisième jour après la prise du premier médicament. Pour soulager la douleur, il est possible d’avoir recours à un antalgique ou à des antispasmodiques prescrits par le médecin. Les saignements peuvent être importants au moment de l’expulsion de l’œuf et ne pas être compatibles avec les activités professionnelles. Les autres effets indésirables rapportés par les femmes sont : fatigue (88 %), nausées (70 %), vertiges (42 %), maux de tête (42 %), diarrhées (37 %) ou vomissements (28 %) par exemple.

Lire également l’actualité : IVG médicamenteuse : le risque de douleurs intenses nécessite anticipation et adaptation thérapeutique, décembre 2016.

En cas d’IVG chirurgicale, les principaux effets indésirables observés dans les jours qui suivent l’intervention sont : fièvre, douleurs, saignements. Comme pour toute intervention des complications, rares mais graves, sont possibles : perforation de l’utérus, infection, hémorragie...

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