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Les causes et les facteurs de risque de l'endométriose

Mis à jour : Vendredi 26 Janvier 2018

Quelles sont les causes de l'endométriose ?

Les causes de la présence de fragments d’endomètre dans la cavité abdominale sont mal identifiées. L’endométriose serait une maladie multifactorielle, avec des facteurs hormonaux, environnementaux et génétiques (le risque de développer une endométriose est multiplié par cinq chez les femmes qui ont une sœur ou une mère touchée par cette maladie).

Actuellement, on distingue trois hypothèses qui pourraient coexister :

  • les « fuites » de sang et de fragments d’endomètre par les trompes au cours des règles (les « menstruations rétrogrades »). Selon cette hypothèse, l’élimination des règles par le col de l’utérus et le vagin serait insuffisante et du sang contenant des fragments d’endomètre passerait dans l’abdomen par les trompes (dont l’extrémité proche des ovaires est ouverte pour recevoir les ovules). Ces fragments se fixeraient ensuite sur les organes de l’abdomen. Néanmoins, cette hypothèse ne peut pas complètement expliquer l’apparition de l’endométriose : les menstruations rétrogrades sont observées chez 90 % des femmes, sans provoquer d’endométriose chez la grande majorité d’entre elles.
  • des cellules de l’endomètre utérin pourraient passer dans la circulation sanguine ou la lymphe à l’occasion des règles et migrer ailleurs, un peu à la manière dont les cellules cancéreuses forment les métastases ;
  • des cellules du péritoine (la membrane qui soutient les organes de l’abdomen) pourraient spontanément se transformer en cellules de l’endomètre, sans qu’on en connaisse les causes. C’est l’hypothèse dite « métaplasique ».

Peut-on prévenir l'endométriose ?

Il n’existe pas de moyens de prévenir l’endométriose.

Certaines femmes semblent davantage à risque de développer une endométriose :

  • celles dont certains membres de la famille ont souffert de cette maladie ;
  • celles qui ont des cycles menstruels plus courts que la moyenne, ou qui ont eu leurs premières règles très jeunes ;
  • celles qui ont des malformations du col de l’utérus qui gênent l’élimination des règles.

Des études récentes suggèrent l’existence d’une prédisposition génétique à l’endométriose qui pourrait augmenter le risque chez certaines femmes (mais qui ne suffit pas pour être l’unique cause de cette maladie).

De plus, d’autres études ont montré de manière fiable que l’usage de la pilule contraceptive ne favorise pas l’apparition d’une endométriose.

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