Infection par le VIH/sida

Mis à jour : Mardi 10 Décembre 2019

Depuis son apparition au début des années 1980, l'infection par le VIH/sida a changé de visage. Grâce à des traitements efficaces, elle a perdu son statut de maladie rapidement mortelle pour devenir une infection chronique et contrôlée. Néanmoins, ses traitements sont lourds à supporter et peuvent induire, sur la durée, des effets indésirables. Pour cette raison, les mesures destinées à prévenir l'infection par le VIH restent toujours d'actualité en attendant la mise au point d'un vaccin.

Qu'est-ce que l'infection par le VIH ?

ruban soutient sida

L’infection par le VIH est un affaiblissement progressif des défenses immunitaires dû à un virus, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Ce virus, transmis par le sang et les sécrétions sexuelles (ainsi que pendant la grossesse et l’allaitement), se multiplie dans certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes CD4 (également appelés lymphocytes T4). En se multipliant, le VIH entraîne la destruction de ces cellules qui jouent un rôle central dans la coordination des défenses immunitaires. L’immunité de la personne infectée diminue petit à petit au cours de plusieurs années.

Qu'est-ce que le sida ?

Après plusieurs années d’infection par le VIH, la personne infectée devient vulnérable à certaines maladies dites « opportunistes » (certaines infections et tumeurs) contre lesquelles son immunité n’est plus suffisamment efficace. On parle alors de « sida » (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise) qui est donc le stade avancé de l’infection par le VIH. Sans traitement, le sida entraîne le décès de la personne immunodéprimée.

L'infection par le VIH/sida est-elle fréquente ?

En France, on estime que le nombre de personnes infectées par le VIH est d’environ 172 000. De plus, on estime que 24 000 personnes sont infectées par le VIH sans le savoir.

Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent qu’elles sont infectées par le VIH : 55 % d’entre elles ont été contaminées par des rapports hétérosexuels et 25 % par des rapports homosexuels. La moitié de ces nouveaux cas concernent des personnes originaires d’Afrique subsaharienne. En 2018, pour la première fois, une baisse significative du nombre de nouveaux cas a été observée dans la région Île-de-France : - 16 % (et - 28 % chez les hommes gays ou bisexuels nés en France). Cette baisse semble directement liée à la mise en place d'un traitement préventif (la PrEP, voir le paragraphe sur la prévention). Une autre cause possible de cette baisse du nombre de contaminations réside dans le fait qu'une personne séropositive traitée efficacement (elle n'a plus de trace de virus dans le sang) ne transmet pas le VIH. Ainsi, la généralisation de ces traitements à toutes les personnes séropositives contribue à réduire les nouvelles contaminations.

Dans le monde, on estime qu’environ 40 millions de personnes sont infectées par le VIH, dont deux tiers vivent en Afrique subsaharienne.

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