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Le diagnostic de l'infection par le VIH/sida

Mis à jour : Jeudi 12 Octobre 2017

Le diagnostic de l’infection par le VIH/sida repose sur une prise de sang qui permet de déterminer si la personne possède des anticorps contre le VIH, ce qui signifie qu’elle a été contaminée : on dit alors que la personne est « séropositive » pour le VIH. Des prises de sang complémentaires permettent alors de mesurer la quantité de VIH dans le sang et d’évaluer l’état des défenses immunitaires.

Le dépistage de l'infection par le VIH/sida

analyse de sang

Le dépistage de l’infection par le VIH/sida est essentiel pour le diagnostic de cette maladie, mais également pour contribuer à prévenir d’autres cas. En effet, on estime que 70 % des contaminations au cours d’un rapport sexuel impliquent une personne ignorant qu’elle est infectée par le VIH, le plus souvent parce que cette infection est récente.

De plus, pour plus d’un patient sur deux, le diagnostic de l’infection par le VIH se fait à un stade avancé, lorsque les symptômes de l’immunodépression commencent à interférer avec la vie quotidienne : en France, le taux moyen de lymphocytes CD4 au moment du diagnostic est de 275 par mm3 de sang, soit la moitié du taux normal, ce qui montre que le dépistage est encore trop tardif.

Combien de temps attendre pour un dépistage du VIH après une prise de risque ?

Le test de dépistage du VIH habituellement utilisé repose sur la recherche des anticorps. Après la contamination, ceux-ci sont fabriqués par le système immunitaire dans un délai allant de quelques semaines à quelques mois. Un premier dépistage du VIH peut être fait deux mois après la prise de risque et, s’il est négatif, un second dépistage doit être fait au moins un mois plus tard. Ce test de dépistage peut être fait dans les laboratoires d’analyse médicale, les Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) ou dans les Centres d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST).

Dans certains cas, un autre test sanguin peut être proposé par le médecin, test qui recherche la présence du VIH (et non des anticorps) dans le sang. Ce test est généralement positif deux semaines après la contamination, parfois plus tard. Dans tous les cas, en l’absence de VIH dans le sang, un test de dépistage recherchant les anticorps est ensuite effectué pour confirmer de manière définitive une absence d’infection par le VIH.

Qu'appelle-t-on tests de dépistage rapides du VIH (TDR-VIH) ?

Réalisables sur le sang (microponction au bout du doigt) et la salive, les tests de dépistage rapides peuvent être réalisés chez le médecin. Leur résultat est disponible en vingt à trente minutes. En France, ces tests ne sont validés que sur le sang. Ils sont toutefois peu sensibles pendant la période où les anticorps commencent à être fabriqués. Pour cette raison, ils ne peuvent être utilisés qu'en l'absence de prise de risque sexuel dans les trois mois qui ont précédé la date du test.

Ces tests rapides ne doivent pas être confondus avec les autotests (« home tests ») dont l'usage a été formellement déconseillé par un avis du Comité national d'éthique et du Conseil national du sida. En l'absence d'évaluation de la qualité de ces autotests, dont certains sont disponibles sur internet, leur utilisation est déconseillée.

Quand le médecin propose-t-il un test de dépistage du VIH ?

Un test de dépistage est systématiquement proposé par le médecin dans certaines situations :

  • si la personne a eu des relations sexuelles non protégées avec un partenaire dont elle ignore s’il est infecté par le VIH, ou après un viol ;
  • lors de diagnostic d’une autre infection sexuellement transmissible (en effet, 30 % des cas de gonorrhées et 50 % des cas de syphilis sont observés chez des personnes infectées par le VIH) ;
  • lors de diagnostic d’hépatite B ou C ;
  • lors de diagnostic de tuberculose (plus fréquente chez les personnes immunodéprimées) ;
  • lors d’un bilan prénuptial ;
  • lors du suivi d’une grossesse ou d’une interruption de grossesse ;
  • lors de la première prescription d’une contraception.

Dans ces cas, le médecin recommande un dépistage du VIH au patient ainsi qu’à son ou sa partenaire. Un dépistage est également proposé lors d’une hospitalisation, d’un recours aux services d’urgence ou d’une incarcération.

Dans ces situations, le test de dépistage du VIH est proposé mais pas obligatoire. Il ne l’est que pour les dons de sang, d’organes ou de tissus, de cellules, de sperme, d’ovules ou de lait.

Depuis octobre 2009, la Haute autorité de santé recommande aux médecins généralistes de proposer un test de dépistage du VIH à l'ensemble de la population générale âgée de 15 à 70 ans, voire au-delà, même sans risque de contamination connu ou caractéristique particulière.

Les personnes qui doivent faire des dépistages du VIH plus fréquents

Certaines personnes sont invitées à faire un dépistage du VIH chaque année :

  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ;
  • les hétérosexuels ayant plus d’un partenaire sexuel par an ;
  • les personnes qui vivent dans les départements français d’Amérique ;
  • les usagers de drogues injectables ;
  • les personnes originaires d’une zone où l’infection par le VIH est fréquente (Afrique subsaharienne, Caraïbes, par exemple) ;
  • les prostitué(e)s ;
  • les partenaires des personnes infectées par le VIH.

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