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Le diagnostic de l'infection par le VIH/sida

Mis à jour : Mardi 28 Novembre 2017

Le diagnostic de l’infection par le VIH/sida repose sur une prise de sang qui permet de déterminer si la personne possède des anticorps contre le VIH, ce qui signifie qu’elle a été contaminée : on dit alors que la personne est « séropositive » pour le VIH. Des prises de sang complémentaires permettent alors de mesurer la quantité de VIH dans le sang et d’évaluer l’état des défenses immunitaires.

Le dépistage de l'infection par le VIH/sida

analyse de sang

Le dépistage de l’infection par le VIH/sida est essentiel pour le diagnostic de cette maladie, mais également pour contribuer à prévenir d’autres cas. En effet, on estime que 70 % des contaminations au cours d’un rapport sexuel impliquent une personne ignorant qu’elle est infectée par le VIH, le plus souvent parce que cette infection est récente.

De plus, pour plus d’un patient sur deux, le diagnostic de l’infection par le VIH se fait à un stade avancé, lorsque les symptômes de l’immunodépression commencent à interférer avec la vie quotidienne : en France, le taux moyen de lymphocytes CD4 au moment du diagnostic est de 275 par mm3 de sang, soit la moitié du taux normal, ce qui montre que le dépistage est encore trop tardif.

Combien de temps attendre pour un dépistage du VIH après une prise de risque ?

Les tests de dépistage du VIH les plus récents reposent sur la détection simultanée d’anticorps et d’antigènes. Après la contamination, les anticorps sont fabriqués par le système immunitaire dans un délai allant de quelques semaines à quelques mois. Un dépistage du VIH peut être fait 6 semaines après la prise de risque avec un test classique. En cas de résultat positif, un second test est effectué pour éviter les exceptionnelles erreurs. Les tests de dépistage classiques peuvent être réalisés dans les laboratoires d’analyse médicale (sur prescription médicale), les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissible (CeGIDD), certains centres de planification ou d’éducation familiale (CPEF) et centres de PMI (Protection maternelle et infantile).

Qu'appelle-t-on tests de dépistage rapides du VIH (TROD) et autotests ?

Réalisables sur le sang (microponction au bout du doigt) et la salive, les tests de dépistage rapides (ou tests rapides d’orientation diagnostique, TROD) peuvent être réalisés chez le médecin. Leur résultat est disponible en moins de trente minutes. En France, ces tests ne sont validés que sur le sang. Ils sont toutefois peu sensibles pendant la période où les anticorps commencent à être fabriqués. Pour cette raison, le délai pour qu’un résultat négatif soit sûr avec ces tests est de 3 mois après la prise de risque.

Ces tests rapides ne doivent pas être confondus avec les autotests (« home tests ») qui peuvent être pratiqués à domicile. Depuis septembre 2015, un autotest avec un marquage CE est disponible sans ordonnance dans les pharmacies en France. Il peut constituer un mode de dépistage complémentaire. Il ne peut être utilisé qu'en l'absence de prise de risque dans les trois mois qui précèdent le test. Il est important de respecter les conditions de conservation et le mode d’emploi. Les autotests ne sont pas fiables à 100 %. En cas de résultat positif, il faut consulter rapidement un médecin. Le résultat de l’autotest doit alors être confirmé par un test classique en laboratoire.

Sida Info Service propose par téléphone (0800 840 800 appel anonyme et gratuit) et sur son site une information sur les autotests.

Certains autotests sont disponibles sur des sites internet qui ne dépendent pas de pharmacies. En l’absence d’évaluation de leur qualité, l’utilisation de ces autotests est déconseillée.

Quand le médecin propose-t-il un test de dépistage du VIH ?

Un test de dépistage est systématiquement proposé par le médecin dans certaines situations :

  • si la personne a eu des relations sexuelles non protégées avec un partenaire dont elle ignore s’il est infecté par le VIH, ou après un viol ;
  • lors de diagnostic d’une autre infection sexuellement transmissible (en effet, 30 % des cas de gonorrhées et 50 % des cas de syphilis sont observés chez des personnes infectées par le VIH) ;
  • lors de diagnostic d’hépatite B ou C ;
  • lors de diagnostic de tuberculose (plus fréquente chez les personnes immunodéprimées) ;
  • lors d’un bilan prénuptial ;
  • lors du suivi d’une grossesse ou d’une interruption de grossesse ;
  • lors de la première prescription d’une contraception.

Dans ces cas, le médecin recommande un dépistage du VIH au patient ainsi qu’à son ou sa partenaire. Un dépistage est également proposé lors d’une hospitalisation, d’un recours aux services d’urgence ou d’une incarcération.

Dans ces situations, le test de dépistage du VIH est proposé mais pas obligatoire. Il ne l’est que pour les dons de sang, d’organes ou de tissus, de cellules, de sperme, d’ovules ou de lait.

Depuis octobre 2009, la Haute autorité de santé recommande aux médecins généralistes de proposer un test de dépistage du VIH à l'ensemble de la population générale âgée de 15 à 70 ans, voire au-delà, même sans risque de contamination connu ou caractéristique particulière.

Les personnes qui doivent faire des dépistages du VIH plus fréquents

Certaines personnes sont invitées à faire un dépistage du VIH chaque année :

  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ;
  • les hétérosexuels ayant plus d’un partenaire sexuel par an ;
  • les personnes qui vivent dans les départements français d’Amérique ;
  • les usagers de drogues injectables ;
  • les personnes originaires d’une zone où l’infection par le VIH est fréquente (Afrique subsaharienne, Caraïbes, par exemple) ;
  • les prostitué(e)s ;
  • les partenaires des personnes infectées par le VIH.

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