En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Le suivi médical de l'infection par le VIH/sida

Mis à jour : Vendredi 08 Mars 2019

Les examens complémentaires en cas d'infection par le VIH/sida

Lorsqu’une personne a été diagnostiquée comme séropositive pour le VIH, le médecin fait effectuer certains examens complémentaires pour évaluer la sévérité de l’infection et choisir un éventuel traitement.

Les examens pour évaluer l'état des défenses immunitaires lors de VIH/sida

L’état des défenses immunitaires se mesure à partir d’une prise de sang où sont dosés :

  • le nombre et le pourcentage de lymphocytes CD4 (qui sont infectés par le VIH) ;
  • le nombre et le pourcentage de lymphocytes CD8 (qui luttent contre le VIH) ;
  • le nombre des autres globules blancs.

On considère que si le nombre de lymphocytes CD4 est supérieur à 500 par mm3 de sang, le système immunitaire est fonctionnel. Entre 200 et 500 lymphocytes CD4/mm3, l’immunité commence à être affaiblie. Au-dessous de 200 lymphocytes CD4/mm3, le risque de maladie opportuniste est élevé et des traitements spécifiques doivent être mis en place pour les prévenir.

Les examens pour évaluer la quantité de VIH dans le sang

La quantité de VIH dans le sang est appelée « charge virale ». Idéalement, elle doit être inférieure à 50 copies du virus/ml de sang (elle est alors dite « indétectable »). Une charge virale supérieure à 100 000 copies/ml est considérée comme inquiétante, quel que soit le nombre de lymphocytes CD4, et elle justifie d’envisager la mise en place d’un traitement contre le VIH.

La charge virale est suivie tout au long de l’infection et, en particulier, après la prescription d’un traitement pour évaluer son efficacité. Idéalement, un traitement doit rendre la charge virale indétectable au plus tard six mois après sa mise en route.

Les examens pour évaluer la sensibilité du VIH aux traitements

Dans certains cas, le médecin peut demander une évaluation de la sensibilité du VIH aux différents médicaments disponibles (son « phénotype ») ou une analyse de sa structure génétique (son « génotype »). Ces tests de laboratoire, effectués à partir d’une prise de sang, permettent de repérer les virus qui seraient d’emblée résistants à un certain type de médicament antiviral.

Les autres examens de bilan dans l'infection par le VIH/sida

Lors du bilan initial, le médecin fait pratiquer des examens complémentaires pour identifier d’éventuelles autres infections (hépatites B et C, cytomégalovirus, toxoplasmose, tuberculose, etc.), des troubles du foie, des reins ou cardiovasculaires, de l’ostéoporose, etc. Le cas échéant, il fait mettre à jour les vaccinations de son patient (voir ci-dessous).

Peut-on être vacciné lorsqu'on est infecté par le VIH ?

Pour une meilleure réponse immunitaire aux vaccins, il est préférable que la personne infectée par le VIH ait une charge virale indétectable et un taux de lymphocytes CD4 supérieur à 200/mm3 de sang. Dans ce cas, toutes les vaccinations peuvent être pratiquées, sauf celle contre la tuberculose (BCG). Les vaccinations recommandées sont celles contre le tétanos, la diphtérie, les hépatites A et B, les pneumocoques, la rougeole et la grippe.

Chez les personnes qui ont moins de 200 lymphocytes CD4/mm3 de sang, les vaccinations sont moins efficaces et peuvent demander des injections supplémentaires. Chez ces personnes, la vaccination contre la fièvre jaune est déconseillée.

Actualités

Les pharmaciens d'officine pourront proposer la vaccination contre la grippe à partir de la saison grippale 2019/2020, sous réserve de respecter les obligations réglementaires (illustration).

Vaccination contre la grippe par les pharmaciens : les dispositions réglementaires publiées au Journal...

Le calendrier vaccinal fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge et de leur profil de risque (illustration).

Nouvelle édition du calendrier vaccinal : quels changements pour 2019 ?

Les parents concernés par ce rappel doivent prendre contact avec leur pédiatre ou leur médecin pour se voir conseiller un lait de remplacement.

Rappel des produits de nutrition infantile MODILAC et PICOT AR : suspicion d'une contamination par salmonelle