Mycose vaginale

Mis à jour : Mardi 05 Juin 2018

La mycose vaginale est due à des champignons, la plupart du temps des levures du type Candida albicans, d’où le nom de candidoses. Provoquant des symptômes gênants, cette infection vaginale nécessite toujours un traitement.

Quels sont les symptômes d’une mycose vaginale ?

La candidose vaginale entraîne des démangeaisons ainsi que l’inflammation de la vulve (vulvite) et du vagin (vaginite). Parfois, on observe également des écoulements épais et blanchâtres (pertes blanches ou pertes jaunes).

Quand s’inquiéter en présence de pertes vaginales ?
Des pertes vaginales sont normales lorsqu’elles sont laiteuses ou transparentes, blanches ou jaune clair, sans odeur. Lorsque les pertes vaginales prennent une odeur désagréable, lorsqu’elles ont un aspect mousseux, jaunâtre ou verdâtre, ou lorsqu’elles sont grumeleuses (comme du lait caillé), il est préférable de consulter rapidement son médecin, ces signes pouvant indiquer le développement d’une infection locale par des champignons microscopiques ou par une bactérie.

Quelles sont les causes de la mycose vaginale ?

femme

Les levures Candida albicans vivent habituellement sur les muqueuses génitales sans provoquer de symptômes. Toutefois, diverses circonstances peuvent provoquer leur multiplication et l’apparition d’une candidose vaginale.

Ainsi, un traitement antibiotique éliminant la flore vaginale (les bactéries qui contrôlent la prolifération des levures) peut induire la survenue d’une candidose, de même qu’un affaiblissement momentané ou permanent du système immunitaire. Les modifications hormonales lors de la grossesse ainsi que la prise de la pilule contraceptive peuvent produire le même effet. Des affections comme le diabète favorisent également l’apparition de candidoses.

Enfin, les infections vaginales à Candida albicans sont favorisées par l’utilisation de certains savons, la pratique abusive de douches vaginales, ou le port de vêtements et de sous-vêtements synthétiques absorbant moins l’humidité que le coton. Les bains dans les jacuzzis et les piscines mal désinfectés peuvent favoriser la transmission de ces infections vaginales. Une hygiène défectueuse peut également provoquer ce type d’infections.


Que faire en cas de candidose vaginale ?

  • Essayez d’établir un lien entre un événement récent et la survenue de la vaginite (emploi d’un nouveau produit de toilette, port d’un certain vêtement, etc.).
  • Pour éviter les récidives, suivez bien le traitement prescrit par votre médecin pendant la durée préconisée.
Conduite à tenir en cas de mycose vaginale
  Si la personne souffre de démangeaisons importantes de la vulve accompagnées :
- d'une inflammation ;
- ou d'écoulements blanchâtres ;
- ou de pertes malodorantes ;
- ou de pertes jaunes et visqueuses ;
- ou de brûlures en urinant ;
- ou de douleurs dans le bas-ventre.
  Si la personne a déjà été traitée pour cette affection et qu'elle présente les mêmes signes.
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Consultez un médecin dans les jours qui viennent.
Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin en cas de mycose vaginale ?

Il examine les muqueuses génitales pour essayer de confirmer le diagnostic. Au besoin, il fait pratiquer un prélèvement pour déterminer le type de champignon en cause. Ce prélèvement peut aussi avoir pour but de rechercher une maladie sexuellement transmissible qui serait masquée par la mycose.

Il prescrit un traitement adapté, la plupart du temps un antifongique local. Les traitements oraux sont réservés aux cas récalcitrants ou sévères. Il préconise également une consultation du partenaire sexuel.


Comment prévenir la mycose vaginale ?

Evitez les endroits humides et les bains prolongés en piscine ou dans les jacuzzis. Préférez la douche au bain. Séchez-vous soigneusement les muqueuses génitales.

Portez des vêtements amples, en coton ou en matière naturelle.

Utilisez des préservatifs tant que vous avez des pertes provoquant des démangeaisons.

Evitez les savons acides ou trop détergents pour la toilette intime. Préférez les gels ou savons adaptés. Certains soins gynécologiques vendus en pharmacie ou parapharmacie permettent une toilette intime quotidienne sans altération de la flore vaginale normale. Ils contiennent le plus souvent une base lavante douce associée à des agents adoucissants et calmants. Ils permettent dans certains cas de diminuer les démangeaisons et autres sensations douloureuses.

Comment soigner une mycose vaginale ?

En cas de candidose vaginale, les médicaments antifongiques par voie vaginale (ovules ou capsules à introduire dans le vagin) sont privilégiés. En cas d'atteinte de la vulve, il est recommandé de compléter le traitement vaginal par l'application d'une crème antifongique. Les différents antifongiques de la famille des imidazolés actifs sur la levure Candida albicans sont d’efficacité équivalente.

Certains médicaments antifongiques peuvent être achetés sans ordonnance. Ils ne doivent être utilisés que si la personne a déjà été traitée pour une mycose vaginale et qu'elle présente les mêmes signes. Dans les autres cas, il est préférable qu'un diagnostic soit fait par un médecin avant de commencer le traitement.

Le partenaire sexuel doit également être traité.

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Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

En cas de candidose vaginale récidivante, le médecin peut prescrire un antifongique (fluconazole) par voie orale. Le traitement est à prendre le jour de la récidive, en prise unique, en association avec un ovule antifongique.


Sources et références de l'article "Mycose vaginale"

  • Mycoses cutanéomuqueuses, Vidal Recos, 11/2016
  • Guide de l'automédication, Vidal, 2010
  • Guide de la santé en voyage, Vidal, 2007