En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. ×

L'absence de règles

Mis à jour : Mardi 14 Octobre 2014

Qu'est-ce que l'aménorrhée ?

L’aménorrhée correspond à une absence totale de règles. Elle peut s'observer chez la jeune fille de 16 ans ou plus et n'ayant jamais eu de règles : c'est alors une aménorrhée primaire. Elle peut également se rencontrer chez une femme préalablement réglée et non ménopausée : c'est alors une aménorrhée secondaire, lorsque les règles sont interrompues depuis plus de trois mois. Le traitement des aménorrhées met fréquemment en œuvre des hormones (estrogènes, progestatifs ou contraceptifs estroprogestatifs).

Les causes des aménorrhées

La première cause d'aménorrhée primaire est le retard pubertaire. Ce retard peut être d'origine héréditaire ou être la conséquence d'une maladie grave ou d'une anorexie. Parfois, il s'agit d'un mauvais fonctionnement de la région du cerveau qui contrôle la production des hormones sexuelles, ou des ovaires. Si la puberté s’est déroulée normalement, l’aménorrhée primaire est parfois liée à une malformation congénitale de l’utérus, une maladie génétique ou un problème hormonal. Dans certains cas, il s’agit simplement d’un défaut de perforation de l’hymen, qui empêche l’écoulement des règles : ce problème est résolu par une petite intervention chirurgicale. Certains traitements médicaux pris à l’adolescence peuvent aussi retarder les règles.

L’aménorrhée secondaire de la femme adulte, qui survient après des cycles normaux, peut avoir de nombreuses causes :

  • l’effet des contraceptifs estroprogestatifs qui peuvent interrompre les règles ; l’arrêt de la contraception peut également, dans de rares cas, entraîner une aménorrhée transitoire, qui justifie parfois un traitement hormonal.
  • les suites d’une IVG ou d’une intervention chirurgicale sur l’utérus ; dans ce cas, il convient de consulter un médecin sans tarder.
  • la grossesse, bien sûr, dans un contexte où on ne l’attend pas ; par exemple, femmes sous contraception à la suite d’un oubli de pilule pendant un ou deux jours ou femmes plus âgées portant un stérilet, etc.
  • les suites d’un accouchement et d’un allaitement prolongé. Les règles réapparaissent normalement quatre à huit semaines après l’accouchement ou la fin de l’allaitement, mais un état de fatigue ou de dépression peut les retarder. Un court traitement hormonal est parfois nécessaire pour relancer les cycles. Les tranquillisants, les antidépresseurs et les médicaments contre l’hypertension artérielle, que l’on prescrit parfois aux jeunes mamans, peuvent également retarder le retour des règles.
  • une ménopause précoce, qui peut intervenir dès l’âge de quarante ans.
  • le stress important et répété qui peut provoquer un arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles (voir ci-dessous). Les athlètes féminines et les personnes souffrant d’anorexie sont sujettes aux aménorrhées.

Dysménorrhée et aménorrhée d'origine psychologique

L’hypothalamus et l’hypophyse, qui se trouvent dans le cerveau, contrôlent la production de FSH et LH. Ils peuvent subir l’influence d’autres régions du cerveau, notamment celles où se forment les émotions. Un choc psychologique (décès, divorce, perte brutale d’emploi, etc.), une maladie prolongée, une douleur chronique, un état dépressif ou anxieux peuvent entraîner un arrêt plus ou moins long des cycles menstruels. Les troubles anorexiques provoquent également un arrêt des cycles.

Dans tous les cas, une consultation médicale s’impose, afin d’écarter en premier lieu les causes les plus évidentes (grossesse, contraception, ménopause, autre maladie, etc.). L’interrogatoire minutieux du gynécologue permet d’identifier les éventuelles causes psychologiques d’une dysménorrhée ou d’une aménorrhée. Le traitement est alors personnalisé et peut s’appuyer sur des médicaments anxiolytiques ou antidépresseurs, mais aussi sur une approche complémentaire fondée sur la psychothérapie, la relaxation (sophrologie), l’acupuncture, etc.

Actualités

Répartition départementale des cas signalés en 2017 (source : InVS).

Rougeole : 4 fois plus de cas qu'au premier quadrimestre 2016. Vers une vaccination ROR obligatoire ?

Le séquençage génétique de l’ADN fœtal peut être effectué à partir d’une simple prise de sang de la future mère (illustration).

Grossesse : la HAS recommande d’intégrer les tests ADN dans le dépistage de la trisomie 21

La SFAP publie des fiches repères pour aider à la mise en oeuvre, à la demande du patient et dans certaines conditions, d'une sédation profonde et continue en fin de vie (illustration).

Droit à une sédation profonde et continue en fin de vie : la SFAP publie 3 fiches repères