Le syndrome prémenstruel

Mis à jour : Mardi 14 Octobre 2014

Qu'est-ce que le syndrome prémenstruel ?

Le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes qui survient environ une semaine avant les règles, et qui disparaît un jour ou deux après leur apparition. On estime qu’une femme sur deux le ressent de manière gênante. Il peut se manifester de manière très diverse, à la fois sur le plan physique (seins douloureux et tendus, prise de poids, gonflements, ballonnements et maux de ventre, douleur dans les reins, etc.) et psychologique (tristesse, manque d’énergie, impression de malaise, crises de larmes, irritabilité, impatience, anxiété, etc.).

Les mécanismes précis de ce trouble sont encore mal connus, mais il semble lié à la baisse des hormones sexuelles dans le sang après l'ovulation. Certains symptômes (tensions des seins, prise de poids) peuvent s'expliquer par une rétention d'eau.

Lorsque les symptômes sont légers, le traitement peut simplement reposer sur des mesures d'hygiène de vie, dont l'efficacité n'a toutefois pas été démontrée scientifiquement :

  • une alimentation moins riche en sel (pour limiter la rétention d'eau) et dépourvue d'excitants (caféine, alcool, tabac) peut améliorer la sévérité du syndrome prémenstruel ;
  • la pratique d’un sport ou de techniques de relaxation est également bénéfique ; de plus, il est préférable d'éviter le stress et de dormir suffisamment ;
  • la prise de compléments alimentaires riches en calcium, magnésium et vitamine B6, est parfois recommandée.

Lorsque le syndrome prémenstruel devient invalidant, un recours aux médicaments est possible. Par exemple, le paracétamol ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, par exemple) peuvent atténuer les symptômes douloureux. Les médecins prescrivent parfois des diurétiques pour diminuer la rétention d’eau, et des anxiolytiques pour soulager les symptômes psychologiques.

L'usage d'hormones progestatives (afin de corriger le déséquilibre hormonal qui survient après l'ovulation) du 16e au 25e jour du cycle est controversé : elles semblent améliorer les symptômes chez certaines femmes, mais les aggravent chez d'autres. Dans tous les cas, il convient de prendre conseil auprès de son gynécologue, car un bilan complet s'impose en cas de syndrome prémenstruel sévère.

Les douleurs des seins liées au syndrome prémenstruel

Le fait de ressentir une tension dans les seins pendant les jours précédant les règles peut être considéré comme un phénomène physiologique normal. On parle de mastodynie, ou de douleur mammaire, lorsque cette sensation devient inconfortable et pousse la patiente à consulter. Ces douleurs sont le plus souvent dues à la rétention d'eau qui accompagne la chute des taux sanguins d'hormones sexuelles après l'ovulation.

Selon l’âge de la patiente, on distingue deux types de douleurs des seins. La mastodynie de la jeune fille accompagne les premières règles et régresse avec un traitement à base de progestérone, soit sous forme de gel à appliquer sur les seins (PROGESTOGEL), soit plus simplement avec une contraception estroprogestative séquentielle. Le paracétamol ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène par exemple), voire les diurétiques légers, permettent de soulager la douleur et la sensation de tension.

Chez les femmes de 40 ans et plus, la mastodynie peut avoir des causes plus graves et s’accompagner d’une mastose (la présence de kystes fibreux dans les seins). Compte tenu de l’âge des patientes, l’examen clinique doit être minutieux afin de détecter une éventuelle tumeur. Le traitement des mastodynies chez les femmes de plus de 40 ans, en l’absence de mastose ou de tumeur, repose sur l’utilisation de progestatifs, inclus dans un schéma contraceptif ou prescrits entre le 16e et le 25e jour du cycle. Parfois, des progestatifs en gel sont prescrits tout au long du mois. Un traitement complémentaire permet de soulager les douleurs.

Il arrive que certaines pilules contraceptives provoquent des sensations pénibles au niveau des seins, voire des mastodynies. Un changement de prescription pour une contraception plus fortement dosée en progestatifs permet souvent de soulager cet effet indésirable.

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