Verrues génitales (condylomes)

Mis à jour : Mardi 23 Juin 2020

Les condylomes (également appelés verrues génitales) sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus. Certaines souches de ces virus provoquent parfois une transformation des cellules infectées pouvant entraîner l'apparition de cancers, en particulier un cancer du col de l'utérus. Chaque année, en France, ce cancer touche environ 4 000 femmes et entraîne un millier de décès. L'arrivée de vaccins et de nouvelles méthodes de dépistage pourrait aboutir à son éradication.

Qu'est-ce que les condylomes ?

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Les condylomes, également appelés verrues génitales, sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus. Certaines souches de ces virus provoquent l'apparition de cancers, en particulier un cancer du col de l’utérus. La plupart des personnes qui ont été infectées par les virus responsables de condylomes parviennent à l’éliminer sans qu’il y ait eu de symptômes. Certaines développent des symptômes, puis éliminent le virus après traitement. Enfin, dans certains cas, ces virus persistent sans provoquer d’autres désagréments.

Quels sont les symptômes des condylomes ?

Les condylomes sont de petites excroissances qui ressemblent à des verrues sur les organes génitaux, le périnée et l’anus. Ils sont parfois également présents dans la bouche, l’urètre, le vagin ou sur le col de l’utérus. Les condylomes se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l'œil nu. Lorsqu'ils le sont, ils peuvent être plats, surélevés en forme de crêtes de coq, de couleur rosée ou grisâtre. Ils entraînent parfois des démangeaisons ou des saignements lors des rapports sexuels.

Quelles sont les complications éventuelles des verrues génitales ?

La plupart des personnes qui ont été infectées par les virus responsables de condylomes parviennent à l’éliminer sans qu’il y ait eu de symptômes. Certaines développent des symptômes, puis éliminent le virus après traitement. Enfin, dans certains cas, ces virus persistent sans provoquer d’autres désagréments.

Chez certains patients, des souches particulières de ce virus peuvent favoriser l’apparition de cancers à partir des cellules infectées : cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du rectum, et parfois du pénis ou de la gorge. Une infection persistante avec ce type de virus amène les cellules infectées à se transformer en cellules dites « précancéreuses » puis en cellules cancéreuses.

Le tabagisme, l'âge et la pilule contraceptive favorisent l'apparition du cancer à partir des lésions produites par les virus, en particulier dans le cas du cancer du col de l'utérus. Ce risque est également augmenté chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli (chimiothérapie anticancéreuse, personnes greffées, infection par le VIH/sida).

Chez les femmes enceintes porteuses de condylomes, une contamination de l’enfant peut se produire lors de l’accouchement et provoquer des verrues dans la bouche du nourrisson.

Papillomes et cancers de la bouche
Des études récentes semblent indiquer que les virus du papillome humain, responsables des condylomes génitaux, pourraient être à l'origine d'un grand nombre de cancers de la bouche et de la gorge. Transmis lors de rapports sexuels buccogénitaux (fellation et cunnilingus), ces virus semblent être à l'origine d'un nombre croissant de cancers, peut-être en lien avec l'augmentation du nombre moyen de partenaires sexuels au cours de la vie.
On ignore encore si les vaccins disponibles pour prévenir les cancers du col de l'utérus liés au HPV sont également capables de prévenir ceux de la bouche et de la gorge.

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