En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Amyotrophies spinales proximales (ASA, ASI, SMA)

Mis à jour : Mercredi 30 Mai 2018
Image sponsoring article

Les amyotrophies spinales proximales (parfois appelées ASA, ASI, SMA, amyotrophie spinale 5q, etc.) sont des maladies rares héréditaires où un gène défectueux provoque la dégénérescence des cellules nerveuses qui innervent les muscles. La conséquence de cette anomalie génétique est une faiblesse et une fonte musculaire qui entraînent des troubles de la posture et des mouvements, ainsi que des troubles respiratoires ou de la déglutition.

Il existe quatre types d’amyotrophie spinale proximale, dont trois apparaissent pendant l’enfance. La prise en charge médicale de cette maladie vise à donner plus de confort aux personnes qui en souffrent, à réduire le handicap et à prévenir les infections respiratoires. Récemment, un premier traitement médicamenteux spécifique a été commercialisé contre les formes infantiles de ces amyotrophies.

Qu'appelle-t-on amyotrophies spinales proximales ?

Les amyotrophies spinales proximales sont un groupe de maladies héréditaires qui se caractérisent par une faiblesse et une fonte des muscles, en particulier ceux du tronc, des épaules et des hanches (les muscles dits « proximaux », d’où le nom de la maladie), mais aussi parfois ceux des jambes, du visage et de la gorge. Cette fonte musculaire peut entraîner des troubles de la posture et du mouvement, voire des paralysies plus ou moins importantes. Certains types d’amyotrophie spinale proximale peuvent également entraîner une perte de certains réflexes. Dans les cas les plus sévères, les muscles qui commandent la respiration et la déglutition sont touchés.

Les amyotrophies spinales proximales regroupent plusieurs formes qui varient selon l’âge d’apparition, le degré de sévérité des symptômes musculaires et le pronostic. On parle également d’ « amyotrophie spinale 5q », de « maladie de la corne antérieure (de la moelle épinière) », d’ « amyotrophies spinales antérieures » (ASA) ou de « spinal muscular atrophy » (SMA). Les trois premiers types (qui touchent les enfants) sont regroupés sous le terme d’ « amyotrophies spinales infantiles » (ASI).

Quels sont les symptômes des amyotrophies spinales proximales ?

Les symptômes des amyotrophies spinales proximales varient selon le type de maladie, sa sévérité et l’âge de la personne.

Globalement, les symptômes des amyotrophies spinales proximales sont une faiblesse et une fonte des muscles du tronc (muscles du dos, abdominaux, muscles respiratoires, etc.), des épaules et des hanches, éventuellement des membres (surtout des jambes) ou du visage ou de la gorge.

Les conséquences de ces faiblesses musculaires sont diverses : difficultés à se tenir assis, debout ou à marcher, difficultés à respirer ou à avaler, démarche anormale, tremblements des mains, perte de réflexes, paralysies, etc. Chaque cas est particulier. Chez les enfants, les problèmes de scoliose (déviation et torsion de la colonne vertébrale) sont fréquents.

Les muscles des organes internes (vessie, intestin, estomac, par exemple) ne sont pas touchés, mais une constipation est fréquemment observée. De même, des problèmes de reflux gastro-œsophagien sont assez fréquents.

Les amyotrophies spinales proximales ne modifient pas le sens du toucher, la vue, l’ouïe, ni les capacités intellectuelles.

Actualités

L\'INCa publie une fiche sur le repérage de la souffrance psychique chez les personnes atteintes de cancer (illustration).

Souffrance psychique et cancer : l’INCa publie une fiche synthétique pour les médecins généralistes

La nouvelle recommandation de la HAS a été rendue publique le 23 octobre 2018.

Dépistage systématique et ciblé des infections à Chlamydia trachomatis : la HAS modifie ses recommandations

Les propriétés antiagrégantes plaquettaires de l\\\\\\\'aspirine ont été découvertes en 1967 (illustration).

Seniors en bonne santé : prendre de l'aspirine à faible dose est-il utile ?