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Causes, transmission et prévention des amyotrophies spinales proximales

Mis à jour : Mercredi 30 Mai 2018
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Quelles sont les causes des amyotrophies spinales proximales ?

motoneurones

Les amyotrophies spinales proximales sont dues à la dégénérescence des cellules nerveuses qui stimulent les muscles (appelées « motoneurones » et situées dans la moelle épinière). Ces cellules nerveuses sont sous le contrôle des zones motrices du cerveau dont elles transmettent les commandes.

Pour survivre, les motoneurones ont besoin d’une protéine (dite « protéine de survie du motoneurone ») qui est codée par un gène appelé SMN1 situé sur le chromosome 5. Lorsque ce gène est absent ou présente une mutation qui l’empêche de fonctionner, cette protéine est absente ou non fonctionnelle et les motoneurones meurent. Les muscles qui étaient innervés par ces motoneurones ne réagissent plus, s’affaiblissent et s’atrophient.

Dans certaines formes d’amyotrophie spinale proximale, la maladie est moins sévère parce qu’il existe un autre gène, SMN2, qui peut produire une protéine de survie. Ce gène ne s’active qu’en l’absence de gène SMN1 fonctionnel, c’est un gène « de secours ». Mais il n’est pas toujours capable de compenser complètement l’absence de gène SMN1 fonctionnel.

Récemment, un médicament contre les amyotrophies spinales infantiles (types I, II et III) a été mis sur le marché, qui augmente la production de protéine de survie par le gène SMN2.

Comment se transmettent les amyotrophies spinales proximales ?

L’amyotrophie spinale proximale est une maladie génétique héréditaire dite « autosomique récessive ». C’est-à-dire qu’il faut que les gènes SMN1 situés sur chacun des chromosomes 5 soient absents ou mutés pour que la maladie apparaisse. Si un seul gène est défectueux, la personne ne présente pas de symptômes d’amyotrophie spinale.

Le risque de transmettre la maladie dépend du nombre de copies défectueuses chez les parents. Seuls les enfants ayant reçu le gène défectueux à la fois de leur père et de leur mère sont atteints :

  • Si une personne atteinte d’amyotrophie spinale proximale (dont les deux gènes sont défectueux) a un enfant avec une personne dont les deux gènes SMN1 sont normaux, les enfants n’ont pas de risque de développer la maladie, mais seront porteurs d’une copie de gène SMN1 défectueux.
  • Si une personne atteinte d’amyotrophie spinale proximale (dont les deux gènes sont défectueux) a un enfant avec une personne porteuse d’un gène SMN1 défectueux (mais qui n’est donc pas malade), le risque d’avoir un enfant atteint de la maladie est de 50 %.
  • Si deux personnes porteuses chacune d’une copie défectueuse de SMN1 (et donc non malades) ont un enfant, le risque que celui-ci soit malade est de 25 %. C’est le cas des couples non malades qui ont déjà eu un enfant malade.

Dans 2 % des cas, la maladie est due à la survenue par hasard d’une mutation du gène SMN1 chez l’enfant, sans que les parents soient porteurs du gène muté. Dans ce cas, le risque, pour les parents, de donner naissance à un autre enfant atteint est identique à celui de tout couple non porteur de copies mutées de SMN1, c’est-à-dire extrêmement réduit.

Peut-on prévenir les amyotrophies spinales proximales ?

Les parents qui ont eu un enfant atteint d’amyotrophie spinale proximale, ou les couples qui sont chacun porteur d’une copie défectueuse de SMN1, peuvent néanmoins s’assurer que leur futur enfant ne sera pas atteint de la maladie. Pour cela, il faut rechercher une éventuelle anomalie génétique chez l’embryon. Trois méthodes existent :

  • L’amniocentèse permet d’examiner les cellules embryonnaires flottant dans le liquide entourant l’embryon (le liquide amniotique) afin de rechercher l’anomalie du gène SMN1. Le prélèvement de liquide se fait à l’aide d’une seringue à travers la paroi abdominale. Cet examen est proposé vers la 15e semaine de grossesse.
  • Une biopsie des villosités choriales consiste à prélever une très petite quantité de tissu à proximité du placenta. Le test est généralement réalisé vers la 11e semaine de grossesse. Si le résultat de l’amniocentèse ou de la biopsie des villosités choriales met en évidence un embryon porteur de la maladie, une interruption médicale de grossesse peut être pratiquée.
  • Il est également possible de réaliser un diagnostic préimplantatoire (DPI). Après une fécondation in vitro, deux cellules sont prélevés sur les embryons âgés de trois jours pour y rechercher l’anomalie génétique. Par sélection, le DPI permet de n’implanter dans l’utérus que des embryons non porteurs de la mutation. À la différence des deux méthodes précédentes, le DPI n’oblige pas à pratiquer une interruption de grossesse si l’embryon est porteur de l’anomalie génétique.

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