Maladie d'Alzheimer

Mis à jour : Mardi 08 Octobre 2019

La maladie d'Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives, c'est-à-dire les maladies liées à une détérioration irréversible du fonctionnement des cellules du système nerveux. Cette maladie du cerveau affecte en particulier la mémoire, le langage et la reconnaissance des lieux, des personnes ou des objets. Progressivement, elle entraîne une importante perte d'autonomie qui mène à la dépendance et au décès. Compte-tenu de l'augmentation de l'espérance de vie moyenne dans les pays industrialisés, la maladie d'Alzheimer est de plus en plus fréquente et constitue désormais un problème de santé publique majeur.

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?

homme Alzheimer

La maladie d’Alzheimer porte le nom du neurologue allemand qui l’a décrite au début du XXe siècle. Elle évolue sur une très longue période (probablement plus d’une vingtaine d’années) et aboutit à la destruction progressive des cellules nerveuses (les neurones) dans diverses régions du cerveau. Cette dégénérescence se traduit par une perte progressive de la mémoire, du langage et de la reconnaissance des éléments familiers de la vie quotidienne, puis par une dépendance physique prononcée qui aboutit au décès.

La maladie d’Alzheimer n’est pas une conséquence inéluctable du vieillissement, même si sa fréquence augmente avec l’âge. Si nous vivions tous 120 ans et plus, la maladie d’Alzheimer pourrait devenir un événement normal de la vieillesse. Mais aujourd’hui, elle est considérée comme l’apparition anormalement précoce de symptômes d’extrême vieillissement du cerveau.

On distingue deux formes de maladie d’Alzheimer :

  • une forme dite « sporadique » ou « non héréditaire » qui représente 99,5 % des cas (plus de 850 000 personnes en France) ;
  • une forme dite « familiale » ou « héréditaire » (qui se transmet à la descendance), très rare, qui touche moins de 1 500 patients en France et débute de façon plus précoce (avant 60 ans) : trois gènes responsables de ces formes familiales ont été identifiés. L’étude de l’influence de ces gènes pourra peut-être révéler certains mécanismes de la maladie d’Alzheimer.
Qu'appelle-t-on démence ?
Il est fréquent de lire que la maladie d’Alzheimer est une « démence de la personne âgée ». En médecine moderne, démence ne veut pas dire folie ou agressivité. Ce terme décrit des maladies à l’origine d’une diminution irréversible des facultés mentales et caractérisées par :
  • une perte de mémoire,
  • au moins un autre symptôme tel que l’incapacité à reconnaître des objets ou des visages, des troubles du langage, une incapacité à se situer dans le temps ou dans l’espace, des troubles de la pensée ou du comportement, etc.
  • un handicap quotidien lié à ces symptômes.
Il existe de nombreuses causes de démence : maladies neurodégénératives, maladies des vaisseaux sanguins, infections, tumeurs, etc. Elles n’affectent pas seulement les personnes âgées, mais elles sont plus fréquentes dans cette population : deux tiers des personnes âgées vivant en maison de retraite médicalisée souffrent de démence.

Qui est touché par la maladie d'Alzheimer ?

En Europe, la maladie d’Alzheimer touche environ 5 % de la population de plus de 65 ans. En France, on estime à 860 000 le nombre de personnes atteintes et 160 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Avec l’augmentation de l’espérance de vie moyenne, les prévisions sont pessimistes : 1,3 millions de Français pourraient être touchées par cette maladie en 2020 (une augmentation de l’espérance de vie de dix ans quadruple le risque de survenue d’une maladie d’Alzheimer).

La fréquence de la maladie d’Alzheimer augmente avec l’âge : elle touche 1,5 % des personnes âgées de 60 à 70 ans, 5 % de celles âgées de 70 à 80 ans, et plus de 15 % des plus de 80 ans. Les femmes, parce qu’elles vivent plus longtemps, sont plus susceptibles d’être touchées que les hommes.


Quels sont les symptômes de la maladie d'Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est traditionnellement décrite comme affectant huit domaines de l’activité dite « cognitive », c’est-à-dire se rapportant aux facultés intellectuelles et à la connaissance :

  • la mémoire,
  • le langage,
  • l’attention,
  • l’orientation dans l’espace et dans le temps,
  • la capacité à analyser son environnement,
  • la capacité à construire un raisonnement,
  • la résolution de problèmes,
  • la capacité de fonctionner au quotidien.

La maladie d’Alzheimer s’exprime différemment selon les personnes. Chaque malade présente des symptômes qui lui sont propres : certains signes peuvent apparaître fortement dès le début de la maladie, ou à l’inverse, rester très discrets même au bout de plusieurs années.

Les troubles de la mémoire dans la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer débute en général par des troubles de la mémoire. La personne a des difficultés à retenir de nouvelles informations : noms de nouvelles personnes, noms de lieux, activités récentes, etc. Ces troubles sont remarqués soit par le patient lui-même, soit par son entourage.

Attention, ce type de « trou de mémoire » apparaît également chez toute personne de plus de 50 ans sans que cela soit le signe d’une maladie d’Alzheimer ! Ces troubles bénins peuvent également s’observer dans d’autres situations : chez les personnes déprimées, anxieuses ou surmenées, ou chez celles qui ont pris certains types de médicaments (en particulier des somnifères ou des tranquillisants de la famille des benzodiazépines).

Chez une personne qui présente un début de maladie d’Alzheimer symptomatique, ces problèmes de mémoire sont plus fréquents, plus handicapants et vont au-delà de la simple difficulté à retenir un nom ou à se souvenir où l’on a garé sa voiture. Lors de maladie d’Alzheimer, la personne peut présenter des difficultés à retrouver son chemin dans un quartier familier ou à retrouver le nom d’un objet de la vie de tous les jours. Lorsque la maladie est à un stade avancé, la personne souffre de la perte de ses souvenirs, ceux de l’âge adulte comme ceux de l’enfance.

Les différents types de mémoire
Il existe plusieurs types de mémoire :
  • la mémoire dite « de travail » ou « à court terme » : nous gardons en mémoire un petit nombre d’informations différentes et récentes pour une utilisation immédiate (par exemple un numéro de téléphone, l’endroit où nous avons rangé nos clés, là où se trouve notre portefeuille, etc.). Ce type de mémoire est celui qui est affecté par les trous de mémoire bénins liés à l’âge (après 50 ans) et par les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer (le plus souvent après 65 ans).
  • la mémoire dite « à long terme » : ce sont les informations que nous avons mémorisées, tout au long de notre vie. Elle se décompose en mémoire « épisodique » qui correspond aux événements, et en mémoire « sémantique » qui correspond aux connaissances apprises.
  • la mémoire dite « procédurale » : ce sont les gestes que nous avons acquis et qui sont devenus des actions quasi-automatiques (par exemple faire du vélo, lacer ses chaussures, etc.). C’est une mémoire très solide qui subsiste longtemps même chez les personnes qui souffrent de maladie d’Alzheimer.

Les troubles du langage (aphasie) dans la maladie d'Alzheimer

Lorsqu’elle est atteinte d’aphasie, la personne cherche ses mots, son vocabulaire devient moins riche, ses phrases deviennent incohérentes et elle a tendance à utiliser un mot pour un autre. Elle peut également avoir des difficultés pour écrire ou pour comprendre une conversation. La personne malade tend alors à s’isoler et à rester silencieuse.

Les troubles des gestes (apraxie) dans la maladie d'Alzheimer

Lors d’apraxie, la personne devient incapable de réaliser certains gestes, ce qui va conduire à une perte de son autonomie. Elle a oublié comment lacer ses chaussures ou comment accomplir un geste un peu technique (coudre, se raser, par exemple). Petit à petit, elle devient dépendante des autres pour cuisiner, rester propre, tenir sa maison, etc.

La diminution des capacités de reconnaissance (agnosie) dans la maladie d'Alzheimer

L’agnosie se traduit par des difficultés à reconnaître les objets ou les visages. Par ailleurs, le patient ne perçoit pas ses troubles de la mémoire ou de l’orientation, et peut donc trouver injustifiées les mesures qui sont prises pour le protéger.

Les difficultés d'orientation dans la maladie d'Alzheimer

Ces problèmes d’orientation peuvent concerner le temps (année ou saison, mois ou jour de la semaine, jour ou nuit, etc.) ou l’espace (nouveaux lieux, puis lieux familiers). Ce type de problème est à l’origine des « fugues » assez fréquentes chez les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer.

Les troubles de la pensée ou du jugement dans la maladie d'Alzheimer

La personne atteinte de ce type de troubles connaît des difficultés d’organisation, de planification, de compréhension des notions abstraites, etc. Elle a du mal à avoir une opinion ou à prendre des décisions raisonnées.

Les troubles du comportement dans la maladie d'Alzheimer

Lors de maladie d’Alzheimer à un stade avancé, le patient suit ses impulsions sans forcément suivre un raisonnement logique. Parfois, la personne développe une personnalité agressive ou violente qui n’est pas à l’image de celui ou celle qu’elle a été toute sa vie. Ces changements de comportement et de personnalité sont souvent parmi les premiers symptômes remarqués par l’entourage. Ils ne sont pas spécifiques de la maladie d’Alzheimer et peuvent être observés dans d’autres troubles (par exemple, la dépression, les lésions des vaisseaux sanguins du cerveau ou la maladie de Parkinson).

Lorsqu’une personne souffrant d’Alzheimer développe des troubles du comportement de manière soudaine (ou si la maladie s’aggrave brutalement), cela est souvent le signe soit d’un changement dans l’environnement du patient (changement de la personne aidante, isolement, déménagement, mauvaise relation avec l’entourage, etc.), soit de l’apparition d’une autre maladie (par exemple, une infection, un problème cardiaque, une fracture, etc.).

Les symptômes peu spécifiques de la maladie d'Alzheimer

D’autres symptômes peuvent évoquer la maladie d’Alzheimer chez une personne âgée, sans pour autant être caractéristiques de cette maladie : par exemple, une apathie de plus en plus intense, de la fatigue chronique, un besoin soudainement accru d’aide dans les gestes de la vie quotidienne, un état dépressif, des chutes répétées, un amaigrissement, etc.


Comment évolue la maladie d'Alzheimer ?

L’évolution et la durée de la maladie d’Alzheimer sont variables d’une personne à l’autre. En règle générale, les troubles cognitifs (intellectuels) vont s’aggraver progressivement, des troubles du comportement vont apparaître et la personne va devenir dépendante. L’état grabataire (le malade ne peut plus quitter son lit) est inévitable à long terme, ainsi que le décès.

En moyenne, ce décès survient huit à douze ans après le début des symptômes, mais l'espérance de vie des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer est influencée par l’âge d’apparition des premiers symptômes. Une maladie d’Alzheimer qui apparaît vers 65 ans progresse deux fois plus lentement qu’une maladie d’Alzheimer qui apparaît après 70 ans.

Comment mesure-t-on la progression de la maladie d'Alzheimer ?

L’évaluation du stade de la maladie d’Alzheimer repose sur des tests standardisés qui permettent de comparer l’état présent d’un patient à son état antérieur, ainsi que de comparer des patients entre eux (par exemple pour organiser une étude clinique).

Le test le plus couramment utilisé est le Mini-Mental State Examination de Folstein (MMSE). Ce test simple explore les fonctions mentales : la capacité de mémoire à court-terme (capacité à retenir trois mots durant quelques minutes), l’orientation dans le temps et dans l’espace, les capacités de calcul et la compréhension de demandes simples. Ce test est noté sur 30 points, 25 étant le seuil en-dessous duquel les fonctions mentales sont considérées comme anormalement faibles. Ce test est faussé par le niveau d’éducation du patient (sa « réserve cognitive », voir plus loin) mais il reste le test de référence.

D’autres tests existent également pour explorer plus finement les différents aspects des troubles cognitifs.

Les stades de la maladie d'Alzheimer

Selon les résultats du patient au MMSE, on distingue quatre formes de la maladie d’Alzheimer.

La forme légère de la maladie d'Alzheimer

C’est la première phase de la maladie d’Alzheimer. Elle se traduit essentiellement par des pertes de mémoire et des troubles du comportement qui peuvent interférer avec la vie quotidienne. Parfois des troubles du langage et de l’attention apparaissent. La personne se rend compte de ses difficultés et peut développer des symptômes d’anxiété ou de dépression. Le MMSE est supérieur à 20 points.

La forme modérée de la maladie d'Alzheimer

Les symptômes de cette forme sont caractéristiques de la maladie d’Alzheimer : aggravation des troubles de la mémoire et du comportement, perte d’autonomie notable, désorientation dans le temps et dans l’espace, incapacité à reconnaître des objets usuels ou des proches, détérioration du langage, difficultés à faire des choix, à gérer son budget et ses activités quotidiennes, etc. Le MMSE se situe entre 10 et 20 points.

La forme sévère de la maladie d'Alzheimer

Cette phase avancée se traduit par des troubles de la mémoire très importants. La personne oublie les événements survenus tout au long de sa vie, son langage oral et écrit est fortement perturbé, ainsi que sa capacité à comprendre une conversation : la personne s’isole et ne communique plus. Elle a des difficultés à se déplacer et fait de fréquentes chutes. Le maintien à domicile nécessite une surveillance permanente et va devenir difficile pour l’entourage, impliquant un placement en institution médicalisée. Le MMSE est inférieur à 10 points.

La forme terminale de la maladie d'Alzheimer

Durant cette phase, la perte d’autonomie est totale, le patient ne peut plus se déplacer, ni communiquer et devient grabataire. Il décède le plus souvent d’une pneumonie (due au passage de nourriture dans les bronches, la « fausse route ») ou, parfois, d’une malnutrition aggravée d’une déshydratation.


Les causes de la maladie d’Alzheimer ne sont pas connues. Depuis la description de la maladie par le Dr Alzheimer, on sait que le cerveau des personnes atteintes contient des lésions anormales qui pourraient expliquer la diminution des capacités intellectuelles. Mais les mécanismes d’apparition de ces lésions et leurs actions sur le fonctionnement du cerveau restent sujets à de nombreuses hypothèses. Parmi celles-ci, quatre font particulièrement l’objet de recherches.

L'existence de facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer

Au-delà d'une éventuelle prédisposition familiale, les études scientifiques ont mis en évidence le rôle de certains facteurs de risque dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer : l'âge est bien sûr le principal facteur de risque, mais l'hypertension artérielle, l'excès de cholestérol, le diabète de type 2 ou le tabagisme, qui contribuent aux maladies cardiovasculaires, pourraient également favoriser le développement de la maladie d'Alzheimer.

Les lésions typiques de la maladie d'Alzheimer

Deux types de lésions caractéristiques sont présents dans le cerveau des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer. Elles sont observées sur des IRM (imagerie cérébrale) dix à quinze ans avant l’apparition des premiers symptômes et leur densité augmente tout au long de la maladie. Ces deux types de lésions sont :

  • les « plaques amyloïdes » ou « plaques séniles », qui sont formées par l’accumulation d’un certain type de fragments de protéines (les peptides béta-amyloïdes) ;
  • les « dégénérescences neurofibrillaires », qui correspondent à la modification chimique d’une famille de protéines (les protéines tau) qui servent habituellement à la construction de tubes très fins à l’intérieur des neurones.

Sous le microscope, il est également possible d’observer des signes d’inflammation dans toutes les régions du cerveau touchées par la maladie d’Alzheimer.

L’aluminium est-il responsable de la maladie d’Alzheimer ?
Depuis plusieurs années, une rumeur court selon laquelle la maladie d'Alzheimer serait liée à une absorption excessive d'aluminium à partir d'ustensiles de cuisine, de film alimentaire, de déodorants corporels ou de médicaments destinés à lutter contre les brûlures d'estomac (anti-acides). Aucune étude menée sur le sujet à ce jour n'est parvenue à démontrer un lien entre l'apparition de cette maladie et l'usage d'aluminium sous quelque forme que ce soit. Cette hypothèse a donc été abandonnée mais on la trouve toujours dans certaines publications fantaisistes.

L'hypothèse dite « cholinergique » de la maladie d'Alzheimer

La plus ancienne des hypothèses sur les causes de la maladie d’Alzheimer postule que les troubles observés sont liés à une diminution, dans les régions du cerveau touchées par la maladie, d’un messager chimique des neurones : l’acétylcholine. Cette hypothèse a mené à la mise au point de traitements destinés à bloquer la dégradation de ce messager pour en augmenter la concentration dans le cerveau. Malheureusement, ces traitements sont assez peu efficaces et provoquent des effets indésirables gênants.

L'hypothèse dite « amyloïde » de la maladie d'Alzheimer

Selon cette hypothèse, le dépôt des plaques amyloïdes provoque le mauvais fonctionnement des neurones (directement ou du fait de l’inflammation occasionnée). Les observations qui sous-tendent cette hypothèse sont essentiellement de deux types :

  • le gène qui permet la fabrication des peptides béta-amyloïdes se trouve sur le chromosome 21 et les personnes trisomiques (qui possèdent trois copies de ce gène au lieu de deux) ont tendance à développer une maladie d’Alzheimer précoce (vers l’âge de 40 ans) ;
  • le gène le plus souvent associé avec l’apparition d’une maladie d’Alzheimer (ApoE4, présent chez 60 % des patients) provoque une accumulation de peptides béta-amyloïdes dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers symptômes.

Récemment, des chercheurs ont découvert qu’un fragment de peptides béta-amyloïdes (appelé N-APP) est capable de provoquer la mort des neurones, un phénomène normal dans le développement du cerveau pendant la petite enfance (lorsque le cerveau s’organise en éliminant les connections inutiles) mais qui se « réveillerait » pendant la maladie d’Alzheimer. La recherche continue sur le rôle des peptides béta-amyloïdes dans la maladie d’Alzheimer.

L'hypothèse dite « de la protéine tau » de la maladie d'Alzheimer

Dans cette hypothèse, la maladie d’Alzheimer serait provoquée par des anomalies des protéines tau qui perturberaient le transport des substances à l’intérieur des neurones, entraînant des problèmes de communication entre les neurones, voire leur destruction.

L'hypothèse excito-toxique de la maladie d'Alzheimer

Selon cette hypothèse, la mort des neurones observée lors de la maladie d’Alzheimer serait liée à une trop forte concentration d’un messager chimique, le glutamate, qui déclencherait des processus biologiques fatals pour les cellules nerveuses. Cette hypothèse est à l’origine de l’utilisation d’un médicament destiné à bloquer l’action du glutamate : la mémantine.

La multiplicité des hypothèses sur les causes de la maladie d’Alzheimer montre qu’aucune d’entre elles ne suffit pour l’instant à expliquer la maladie. La recherche continue pour essayer d’isoler des mécanismes qui pourraient permettre de mettre au point des traitements spécifiques et efficaces pour retarder l’évolution de cette maladie.


Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer repose à la fois sur l'interrogatoire de la personne, sur les tests des fonctions intellectuelles et sur des examens complémentaires.

Le rôle du médecin généraliste dans le diagnostic d'Alzheimer

Face à un patient âgé qui se plaint de troubles de la mémoire ou d’autres problèmes des fonctions intellectuelles, le médecin généraliste l’interroge tout d’abord pour savoir quand et comment se manifestent ces problèmes. Il effectue un examen clinique et prescrit différents examens complémentaires (par exemple une prise de sang) pour s’assurer que ces symptômes ne sont pas dus à une autre maladie : par exemple, un problème de thyroïde, une insuffisance rénale, un diabète de type 2, une anémie, etc.

Il va également rechercher des signes de dépression qui pourraient expliquer les troubles cognitifs (voir encadré). Si les tests sont normaux, il adresse son patient à un médecin spécialiste, neurologue, psychiatre ou gériatre.

Maladie d'Alzheimer et dépression
Chez les personnes âgées, la dépression n’est pas rare mais reste souvent ignorée. Les signes de dépression chez une personne âgée peuvent être différents que ceux observés chez des patients plus jeunes : par exemple, moins de tristesse ressentie, mais davantage de troubles de la mémoire ou de l’humeur.
Lors de troubles de la mémoire chez un patient âgé, le médecin va systématiquement rechercher la présence de signes de dépression et, le cas échéant, il met en place un traitement antidépresseur. Si, malgré ce traitement, les troubles s’aggravent dans les mois qui suivent, le médecin recherchera une autre maladie, dont la maladie d’Alzheimer, grâce à des examens complémentaires.
Au cours de l’évolution de la maladie d’Alzheimer, des signes de dépression peuvent apparaître, traduisant un vécu difficile de la maladie et la prise de conscience par le patient de l’aggravation de ses troubles. Un traitement adapté peut alors être prescrit par le médecin.

La consultation spécialisée dans le diagnostic d'Alzheimer

Le médecin spécialiste va pratiquer un entretien avec le patient, en présence d’un proche. Puis il va lui faire subir un examen clinique approfondi et une batterie de tests psychométriques, dont le MMSE : c’est la « consultation Mémoire » qui fait souvent appel à une équipe pluridisciplinaire (neurologue, psychiatre, gériatre, orthophoniste, etc.). Il prescrit également des examens complémentaires de type scanner, IRM ou PET Scan pour évaluer l’état du cerveau et rechercher d’autres causes possibles : tumeur, hématome, séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC), etc.

En cas de doute, les tests seront renouvelés six à douze mois plus tard pour mesurer l’évolution de l’état du patient. La recherche s’oriente actuellement vers des tests plus précoces de la maladie d’Alzheimer. Par exemple, à partir d’une prise de sang ou d’une ponction lombaire (prélèvement d’un peu du liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière). Ces tests sont encore expérimentaux mais pourraient bientôt être disponibles.


Chez les personnes âgées, la crainte de développer une maladie d’Alzheimer est souvent présente et mène à la recherche de mesures de prévention. Malheureusement, aucune preuve n’existe quant à l’existence de mesures efficaces pour prévenir cette maladie. Néanmoins, certaines activités pourraient contribuer à retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Améliorer sa réserve cognitive pour retarder les symptômes

Il est prouvé que la maladie d’Alzheimer progresse plus lentement chez les personnes qui ont un niveau d’instruction plus élevé et chez celles qui maintiennent une activité intellectuelle tout au long de leur vie (y compris par les jeux de type mots croisés ou bridge, la lecture, la mémorisation de chansons ou de poèmes, etc.). Cet effet protecteur est probablement lié au fait que ces personnes parviennent à mieux compenser les difficultés intellectuelles provoquées par la maladie.

L'activité intellectuelle contribuerait à maintenir de nombreuses connexions entre les neurones, créant ainsi une « réserve cognitive » dans laquelle les patients peuvent puiser lorsque les premiers signes de la maladie d'Alzheimer se font sentir.

La lutte contre les maladies cardiovasculaires pour prévenir Alzheimer

Toutes les mesures qui contribuent à prévenir les maladies cardiovasculaires semblent également exercer un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer : alimentation équilibrée, peu grasse et riche en fruits, légumes et poisson ; activité physique régulière ; arrêt du tabac.


Comment soigne-t-on la maladie d'Alzheimer ?

La prise en charge médicale de la maladie d’Alzheimer a pour objectif de ralentir son évolution et d’améliorer la qualité de vie des patients en maintenant leur dignité, leur autonomie et leurs liens sociaux. Elle s’adresse aussi bien aux patients qu’aux personnes considérées comme des « aidants » (conjoint, enfants, etc.). Ceux-ci doivent être informés de l’évolution de la maladie et bénéficier d’un soutien régulier.

La prise en charge médicale de la maladie d’Alzheimer fait appel à une équipe pluridisciplinaire : par exemple, prise en charge des troubles du langage par un orthophoniste, prise en charge des troubles de la marche et de l’équilibre par un kinésithérapeute ou un psychomotricien, exercices de rééducation destinés à préserver l’autonomie par un ergothérapeute, activité physique adaptée par un éducateur sportif, etc.

Comment se fait le suivi de la maladie d'Alzheimer ?

Après le diagnostic de maladie d’Alzheimer, le patient est revu par le médecin spécialiste six mois plus tard, puis tous les ans.

Un suivi dit « rapproché » est effectué tous les trois mois par le médecin généraliste : poids, état nutritionnel, autres maladies éventuelles, tolérance et prise des divers traitements, etc.

Enfin, un suivi dit « standardisé » est également préconisé tous les six mois, coordonné par le médecin traitant : il fait appel à plusieurs professionnels de santé et comprend une évaluation médicale du patient, notamment par le MMSE, mais également une évaluation médicale des aidants et une évaluation sociale (protection juridique, aides matérielles nécessaires, etc.).

Les axes du traitement de la maladie d'Alzheimer

Les traitements médicamenteux, d’efficacité relative, ne sont plus inclus dans les recommandations publiées par la Haute autorité de santé (HAS) en mai 2018. Leur éventuelle prescription doit être décidée par un médecin spécialiste et réévaluée régulièrement.

Pour en savoir plus dans les Actualités : Alzheimer et maladies apparentées : parution du guide parcours de soins de la HAS, 05/2018.


Les traitements dits « psychosociaux » visent à permettre au patient de conserver une certaine qualité de vie malgré la maladie : activité physique, capacités sensorielles, communication, vie sociale. Ils sont le plus souvent mis en œuvre dans des consultations de jour (« hospitalisations de jour ») ou des centres spécialisés dans l'accueil des personnes souffrant de maladie d'Alzheimer.

Les mesures psychothérapeutiques contre la maladie d'Alzheimer

Au début de la maladie d’Alzheimer, les patients peuvent avoir recours à un professionnel de la psychothérapie pour mieux gérer l’annonce du diagnostic et les craintes qu’elle génère. Ensuite, un suivi psychothérapeutique régulier peut être bénéfique pour exprimer ce qui ne peut pas être dit aux proches, pour prendre un peu de recul et pour s’adapter aux contraintes imposées par la progression des symptômes.

La prise en charge psychothérapeutique peut également s’avérer indispensable chez les patients qui présentent des troubles du comportement (par exemple, les patients agressifs ou dépressifs).

Les mesures de stimulation intellectuelle contre la maladie d'Alzheimer

Les centres d’accueil destinés aux personnes souffrant de maladie d’Alzheimer proposent de nombreuses activités destinées à stimuler les capacités intellectuelles des patients. Ces activités peuvent utiliser la musique, les activités artistiques, la présence d’animaux domestiques, les jeux ou les exercices physiques, etc. Pour les patients en début de maladie, des « ateliers mémoire » sont menés pour les aider à compenser les symptômes de la maladie dans ce domaine.

Les mesures de stimulation émotionnelle contre la maladie d'Alzheimer

Ce type d’intervention est destiné à prévenir l’isolement des patients et à maintenir leur capacité à échanger sur le plan émotionnel. Lorsque leur capacité à s’exprimer verbalement diminue du fait de la progression de la maladie, les patients ne perdent pas pour autant leur désir et leur capacité à communiquer sur le plan des émotions. Ces mesures peuvent, par exemple, prendre la forme d’échanges autour de vieilles photos, de chansons anciennes, d’objets accumulés pendant leur vie, etc.

Les mesures de communication dans la maladie d'Alzheimer

Une attitude inadaptée peut embarrasser, choquer ou frustrer une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Plusieurs conseils sont recommandés pour continuer à communiquer malgré les troubles du langage et de la mémoire : s’assurer que la personne vous voie ou vous entende, se placer en face d’elle, maintenir le contact visuel, parler lentement, laisser du temps au patient pour répondre, etc. Les personnes aidantes doivent être formées à une communication adaptée.

Pour aller plus loin : Communiquer avec une personne atteinte d’Alzheimer : 10 conseils à suivre, 5 erreurs à éviter, vidal.fr, 11/2017


Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux de la maladie d’Alzheimer. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à maintenir la tonicité musculaire, lutte contre l’isolement social et peut faire travailler la mémoire (par exemple, par la mémorisation d’enchaînements dans l’escrime artistique ou le karaté).

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant de maladie d’Alzheimer : par exemple, athlétisme, basket-ball, taïchi chuan et qi gong.

Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (renforcement musculaire, maintien de la mémoire, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).


Quels sont les médicaments spécifiques de la maladie d'Alzheimer ?

Parce que les médicaments destinés aux personnes souffrant de maladie d’Alzheimer ont une efficacité limitée, ils ne sont pas prescrits systématiquement. De plus, leurs effets indésirables et leurs interactions médicamenteuses en limitent l’usage. La première prescription est faite par un médecin spécialiste : neurologue, gériatre ou psychiatre. Ensuite, cette ordonnance peut être renouvelée par le médecin généraliste pendant un an. Si un traitement médicamenteux est prescrit, les proches du patient devront s’assurer que ce traitement est pris selon la dose et le rythme prescrits par le médecin.

En règle générale, la mise sous traitement d’un patient s’accompagne d’examens préalables (par exemple un électrocardiogramme) pour éviter l’apparition de certains effets indésirables potentiellement dangereux.

Il existe deux familles de médicaments spécifiques de la maladie d’Alzheimer. Ces médicaments ont montré une efficacité relative sur certains symptômes cognitifs (intellectuels) et non cognitifs, pendant une durée assez courte (six mois dans la majorité des études cliniques) et sur environ un tiers des patients. L’intérêt de prescrire ces médicaments fait toujours l’objet de controverse dans la communauté médicale : les neurologues et les gériatres les défendent, les médecins généralistes pensent qu’ils ne servent à rien.

Après une nouvelle réévaluation en 2016, la Haute autorité de Santé (HAS) estime que l’intérêt des médicaments de la maladie d’Alzheimer est extrêmement limité et qu’ils ne modifient pas clairement l’évolution de la maladie. Elle préconise, comme elle l'avait fait dès 2007, de plutôt privilégier une approche globale, non médicamenteuse de la maladie d'Alzheimer pour contribuer à améliorer la qualité de vie des patients et des aidants. Pour la HAS, les médicaments de la maladie d’Alzheimer n'ont plus de place dans la stratégie thérapeutique : de fait, ils ne sont plus remboursés depuis le 1er Août 2018.

Les inhibiteurs de la cholinestérase dans la maladie d'Alzheimer

Les inhibiteurs de la cholinestérase (donépézil, galantamine, rivastigmine) sont prescrits dans les formes légères à modérément sévères de la maladie d’Alzheimer. Ils visent à restaurer une concentration normale d’acétylcholine (un messager chimique du cerveau) dans les zones touchées par la maladie.

Les inhibiteurs de la cholinestérase sont prescrits à des doses progressivement croissantes. Ils sont disponibles sous forme orale (comprimés, comprimés orodispersibles, gélules, solution buvable) ou, dans le cas de la rivastigmine, sous forme de dispositifs transdermiques (patchs). Cette forme pharmaceutique doit être utilisée avec certaines précautions : application d’un seul patch par jour sur une zone saine de la peau, sans le couper ; changement du patch toutes les 24 heures ; respect d’un délai de deux semaines entre deux applications sur une même zone de la peau ; etc.

Les effets indésirables des inhibiteurs de la cholinestérase les plus fréquents sont digestifs (nausées, diarrhée, vomissements), cardiaques (ralentissement du cœur et troubles du rythme cardiaque) ou neuropsychiques (hallucinations, agitation, agressivité, convulsions, fatigue et crampes musculaires, maux de tête, douleurs, vertiges, malaise, etc.). De plus, la galantamine (REMINYL et ses génériques) expose à un risque d’éruption cutanée potentiellement grave. L’apparition d’une rougeur de la peau ou de pustules nécessite l’arrêt du traitement et un avis médical rapide.

Ces médicaments peuvent interagir avec de nombreux autres médicaments, dont certains disponibles sans ordonnance (par exemple, l’ibuprofène ou certains médicaments contre le rhume). Demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

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Médicament générique

La mémantine dans la maladie d'Alzheimer

La mémantine (EBIXA et ses génériques) est prescrite contre les formes modérément sévères à sévères de la maladie d’Alzheimer. Elle vise à protéger les neurones d’un excès de glutamate, un messager chimique du cerveau qui peut endommager les cellules nerveuses. La mémantine est disponible sous forme de comprimés ou de solution buvable. Elle est prescrite en doses progressivement croissantes.

Les effets indésirables de la mémantine les plus fréquents sont des troubles neurologiques (vertiges, maux de tête, fatigue, somnolence, hallucinations, confusion), digestifs (constipation) et vasculaires (hypertension artérielle). La mémantine interagit avec de nombreux autres médicaments et il convient de demander l’avis d’un professionnel avant d’utiliser un médicament chez une personne traitée par la mémantine.

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Médicament générique

Les neuroleptiques dans le traitement de la maladie d'Alzheimer

Chez les patients atteints de maladie d'Alzheimer et présentant de l'agressivité, le médecin peut prescrire des neuroleptiques (également appelés « antipsychotiques » comme, par exemple, RISPERDAL et ses génériques) lorsque cette agressivité présente un danger pour le patient ou pour ses proches. Cependant, ce type de traitement est habituellement de courte durée (pas plus de six semaines) car l'usage de ces médicaments sur le long terme augmente le risque de mortalité des patients atteints de maladie d'Alzheimer.


L'impact de la maladie d'Alzheimer sur les proches

Dans 70 % des cas de maladie d’Alzheimer, la famille prend en charge la personne malade et permet ainsi son maintien à domicile jusqu’à ce que son état ne puisse plus se faire que dans une institution médicalisée. Une étude a également montré que 70 % des conjoints et 50 % des enfants consacraient plus de six heures par jour aux soins de la personne âgée atteinte de maladie d’Alzheimer ce qui, pour les personnes en activité, nécessite souvent un réaménagement de la vie professionnelle. Actuellement, en France, on estime qu’environ 2,4 millions de personnes sont plus ou moins directement en contact avec une personne souffrant de maladie d’Alzheimer.

Les aides à domicile dans la maladie d'Alzheimer

Une aide à domicile par du personnel spécialisé peut être mise en place (infirmière, aide ménagère, auxiliaire de vie, etc.). Ces aides soulagent le travail des aidants et leur permettent de maintenir une activité professionnelle. L’association France Alzheimer édite un ensemble de fiches pratiques qui indiquent les aides disponibles, les différentes démarches à entreprendre et où s’adresser pour en savoir plus. Ces aides sont attribuées en fonction des besoins de la personne malade, de son avancée dans la maladie, de son âge, de son régime de retraite ou de ses ressources financières.

L'aménagement du domicile d'une personne souffrant d'Alzheimer
Dès le début de la maladie, il est essentiel d’aider le malade à garder ses repères. Cela peut nécessiter des adaptations du logement : par exemple, l’étiquetage des objets du quotidien pour servir de support à la mémoire, la création d’un carnet de liaison où tout ce qui ne doit pas être oublié sera noté, la sécurisation du logement pour éviter les chutes ou les accidents domestiques ou, parfois, la pose de verrous pour empêcher les fugues.
Parce que les personnes souffrant d’Alzheimer sont rapidement désorientées par des modifications de leur environnement, il peut être utile, dès le diagnostic, de rapidement établir un environnement qui ne changera plus tout au long de la maladie (par exemple, un réaménagement de l’espace plus ergonomique). Il faudra également veiller à ce que les personnes intervenant au domicile (par exemple l’aide ménagère) soient très attentives à maintenir tous les objets et les meubles aux mêmes places. Bien évidemment, mieux vaut éviter les déménagements pendant la durée de la maladie.

Les centres de prise en charge de jour

Ces structures hospitalières, associatives ou privées, sont destinées à soulager les aidants pendant la journée. Les personnes souffrant d’Alzheimer y sont prises en charge et peuvent participer à diverses activités psychosociales. Elles peuvent également bénéficier d’un suivi pluridisciplinaire. Ces structures proposent de plus en plus souvent des formations aux aidants pour les aider à mieux assurer leur rôle. Certaines d’entre elles organisent également des groupes de parole pour les aidants afin de leur permettre d’exprimer ce qu’ils ressentent et vivent au quotidien.

Créer des rituels rassurants autour d'Alzheimer
La qualité de vie des personnes qui souffrent de maladie d’Alzheimer est grandement améliorée lorsque leur vie quotidienne s’organise autour de rituels immuables : lever, toilette, repas, coucher, promenade à une heure et selon un parcours constant, etc. Tout ce qui est familier et prévisible concourt à les rassurer.

Les activités associatives pour les proches

Il existe des associations qui proposent de l’information et du soutien aux personnes atteintes de maladie d’Alzheimer et à leurs proches. Par exemple, l’Union nationale des associations France Alzheimer et maladies apparentées propose chaque année des « séjours vacances - répit Alzheimer ». Les principaux objectifs de ces séjours sont de rompre l’isolement et de favoriser la création de liens entre les personnes touchées par la maladie d'Alzheimer ou par une maladie apparentée.


Sources et références de l'article "Maladie d'Alzheimer"