Le diagnostic et la prise en charge de la maladie de Parkinson

Mis à jour : Jeudi 27 Février 2020

Comment diagnostique-t-on la maladie de Parkinson ?

Le diagnostic de la maladie de Parkinson repose essentiellement sur l’observation clinique du patient, à la recherche des trois symptômes caractéristiques : tremblements au repos, rigidité musculaire et ralentissement des mouvements. Les techniques d’imagerie médicale (IRM, scanner) ne révèlent aucune modification susceptible d’orienter le diagnostic sauf chez les personnes qui ont moins de 40 ans au moment du diagnostic.

Lorsqu’une maladie de Parkinson est suspectée par le neurologue et que les symptômes sont suffisamment invalidants pour justifier un traitement, la réponse du patient aux médicaments antiparkinsoniens permettra de confirmer le diagnostic.

Au tout début de l’apparition des symptômes, il est parfois difficile de diagnostiquer la maladie de Parkinson et il n’est pas rare que celle-ci ne soit confirmée que plus tard.

Lorsque la maladie est diagnostiquée, son évolution est mesurée par des outils spécifiques dont le plus courant est l’UPDRS (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale ou échelle d’évaluation unifiée de la maladie de Parkinson).

Qu'appelle-t-on syndrome parkinsonien ?
Il existe plusieurs maladies du système nerveux qui se traduisent par des symptômes de même type que ceux de la maladie de Parkinson. On parle alors de syndrome parkinsonien. Ces maladies sont rares : paralysie supranucléaire progressive, atrophies multisystématisées, maladie à corps de Lewy, maladie de Wilson, dégénérescence cortico-basale, etc. Leurs causes sont mal définies, à l’exception de la maladie de Wilson qui est une maladie génétique caractérisée par une accumulation anormale de cuivre dans l’organisme.
Certains médicaments, et en particulier les neuroleptiques, peuvent également entraîner un syndrome parkinsonien.

Quels sont les traitements de la maladie de Parkinson ?

Le traitement de la maladie de Parkinson vise à réduire et à soulager les symptômes, sans pour autant arrêter la progression de la maladie. Les médicaments utilisés rétablissent une concentration normale de dopamine dans le cerveau. La mise en place de ce traitement médicamenteux demande de multiples ajustements, tant dans le choix du médicament le plus adapté que dans l’identification de la dose optimale. Plus récemment, une technique chirurgicale, la stimulation cérébrale profonde, est venue enrichir les modalités de traitement de cette maladie.

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