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Grossesse et sclérose en plaques

Mis à jour : Mercredi 14 Juin 2017

La grossesse aggrave-t-elle la sclérose en plaques ?

femme enceinte chez son médecin

Il a été démontré scientifiquement qu’il existe une réduction significative de la fréquence des poussées de sclérose en plaques (SEP) durant les neuf mois que dure la grossesse. C’est en particulier au cours du troisième trimestre que cette fréquence des poussées est réduite (environ 70 % par rapport à l’année précédant la grossesse). Par ailleurs, aucune aggravation du risque de handicap n’a jamais été constatée durant une grossesse. Enfin, l’évolution de la maladie chez les patientes ayant eu plusieurs enfants n’est pas différente de celles qui n’en ont pas eu.

Doit-on arrêter le traitement de fond de la sclérose en plaques pendant une grossesse ?

Un délai de trois à six mois est préconisé entre l’arrêt du traitement immunomodulateur et le début d’une grossesse. Toutefois, plusieurs centaines de patientes ont découvert qu’elles étaient enceintes alors qu’elles prenaient encore un traitement immunomodulateur, sans conséquence grave ni pour la mère ni pour l’enfant, le traitement ayant bien sûr été arrêté dès la découverte de la grossesse.

En revanche, le risque est plus élevé avec les traitements immunosuppresseurs. Il est donc nécessaire dans ce cas de prévoir un délai de trois à six mois entre l’arrêt du traitement et le début des rapports sexuels non protégés en vue de concevoir un enfant.

Certains traitements symptomatiques de la maladie, comme les médicaments contenant du baclofène ou du dantrolène, destinés à maintenir le tonus des fibres musculaires, sont déconseillés pendant la grossesse.

En cas de poussée de sclérose en plaques pendant la grossesse, peut-on recevoir des corticoïdes ?

En cas de survenue d’une poussée de sclérose en plaques, un traitement par injections de corticoïdes pourra éventuellement être instauré au cours d’une hospitalisation de courte durée, suivi d’un traitement par voie orale. Ce traitement ne présente de risque ni pour la mère ni pour l’enfant.

Comment se passe l'accouchement en cas de SEP ?

Il n’y a pas de précaution particulière à prendre. Le médecin accoucheur doit être prévenu de la situation médicale pour éviter un travail trop long ou des positions douloureuses, et pour assurer une surveillance plus précise en cas de handicap neurologique présent avant la grossesse. L’accouchement peut tout à fait se dérouler sous anesthésie péridurale. Il n’a pas été démontré que les patientes avaient plus de poussées suite à ce type d’accouchement ni d’aggravation du handicap.

Peut-on prévenir les poussées de SEP survenant après l'accouchement ?

Les poussées du post-partum (après l’accouchement) ne surviennent que dans un tiers des cas. Les patientes qui ont eu des poussées pendant ou avant la grossesse, auraient plus de risque d’en avoir après l’accouchement. Plusieurs traitements sont prévus, selon la patiente, pour prévenir ces poussées du post-partum : administration d’hormones sexuelles, perfusion de corticoïdes ou injection d’immunoglobulines.

Une patiente souffrant d'une SEP peut-elle allaiter ?

Il n’y a pas de contre-indication à l’allaitement. La reprise d’un traitement de fond se fait dans ce cas après le sevrage de l’enfant.

Quand doit-on reprendre le traitement de fond de la SEP ?

La date de reprise du traitement est fonction de l’évolution de la maladie, du choix de la patiente et de l’avis du neurologue. Dans tous les cas, il est possible de reprendre son traitement sitôt après l’accouchement.

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