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Est-ce que je souffre d’apnée du sommeil ?

Mis à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Quand doit-on suspecter une apnée du sommeil ?

Le plus souvent, c’est le conjoint du patient qui s’inquiète des apnées observées pendant le sommeil. Lorsque le patient dort seul, c’est le plus souvent la somnolence pendant la journée qui l’amène à consulter son médecin.

Pour savoir si l’on souffre d’une somnolence anormale, il existe un test facile à faire (test d’Epworth). Néanmoins, on estime que, selon ce test, 40 % des personnes atteintes de SAOS ne souffre pas de somnolence anormale...

Que fait le médecin en cas d’apnée du sommeil ?

Devant des symptômes qui évoquent un SAOS (ronflements, apnées, somnolence, excès de poids, hypertension artérielle, etc.), le médecin envoie son patient vers un centre spécialisé dans l’étude du sommeil. En effet, seul un examen visant à mesurer le nombre d’apnées ou d’hypopnées peut confirmer le diagnostic (et permettre un traitement adapté).

Cet examen a d’abord lieu au cours d’une sieste qui permet un dépistage rapide. Si le SAOS semble probable, un examen portant sur une nuit entière peut être prescrit. Pendant ces examens (enregistrement polysomnographique ou polysomnogramme), le rythme respiratoire est enregistré en mesurant la température au niveau de la bouche et des deux narines (l’air expiré est plus chaud) ou en mesurant les mouvements du thorax avec des sangles contenant des capteurs. Parfois, une sonde est placée dans l’œsophage pour mesurer les efforts respiratoires.

D’autres paramètres peuvent également être enregistrés : rythme cardiaque ; mesure de la saturation du sang en oxygène (à travers la peau) ; activité du cerveau ; mouvements des yeux et du menton (avec des électrodes adhésives) ; position du sujet, etc. Parfois, ces examens sont effectués au domicile du patient.

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