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Quelles sont les causes de l'asthme ?

Mis à jour : Jeudi 06 Juillet 2017

L'asthme provient de l'association d'une prédisposition génétique à l'allergie (également appelée « atopie ») et de facteurs environnementaux favorisants. Certains éléments extérieurs (poussière de maison, poils d'animaux, pollens, etc.) peuvent provoquer une réaction allergique chez des personnes prédisposées. D'autres particules respirées peuvent jouer un rôle favorisant, par leur action toxique ou irritante sur la paroi des bronches (polluants chimiques, irritants).

Y a-t-il un lien entre l'asthme et les allergies ?

poumons

Lorsqu’une personne asthmatique souffre d’autres manifestations allergiques (rhume des foins, eczéma, etc.), il y a de fortes chances que son asthme soit également d’origine allergique. Lorsqu’il a un doute concernant la substance allergisante, le médecin peut demander des tests cutanés (prick tests). Grâce à ces tests cutanés, on peut dépister une allergie aux acariens, à certains animaux, aux différents pollens, aux moisissures ou à des allergènes du milieu professionnel (farine, latex, etc.). Mais la présence d’une allergie ne signifie pas forcément que l’asthme soit dû à cette allergie.

Rhinite allergique et asthme

La rhinite allergique (rhume des foins) est un facteur de risque d’asthme, qu’elle soit saisonnière ou non. Près de la moitié des sujets atteints de rhinite allergique développeront un asthme. Cela s’explique par la continuité entre les muqueuses du nez et des bronches. Lorsqu’un allergène entre en contact avec les muqueuses des fosses nasales ou des bronches, il cause le même type d’inflammation.

Les traitements de la rhinite allergique peuvent, pour cette raison, contribuer à améliorer le contrôle de l'asthme.

Eczéma et asthme

L'eczéma est souvent la première manifestation qui apparaît chez un enfant allergique : il peut, quelques années plus tard, s’accompagner d’un asthme dans 20 à 30 % des cas.

Infections respiratoires et asthme

La rhinite non allergique (le rhume classique) peut également aggraver l’asthme, lorsqu’il existe déjà, ou précéder son apparition à plus long terme. En effet, la rhinite entrave la respiration nasale qui permet le réchauffement, l’humidification et la filtration de l’air avant qu’il ne pénètre dans les bronches. Lorsqu’on est obligé de respirer par la bouche, l'air inspiré est plus sec, plus froid et contient plus de particules en suspension. Il peut alors entraîner un spasme des bronches, donc une crise d'asthme.

De plus, certaines infections virales de la petite enfance (les bronchiolites, fréquentes en hiver et très contagieuses) semblent favoriser l'apparition d'un asthme chez l'enfant.

Asthme et polypose du nez et des sinus
Près de 80 % des asthmatiques ont des manifestations ORL : nez bouché, éternuements ou perte du goût et de l’odorat. La polypose du nez et des sinus est une affection inflammatoire chronique souvent invalidante qui se manifeste par une perte de l’odorat, une obstruction nasale avec des épisodes de sinusite, un écoulement nasal et parfois des douleurs. Elle peut être favorisée par un terrain allergique.
Les polypes du nez sont trois fois plus fréquents chez les asthmatiques que chez les personnes ayant une rhinite sans asthme. Vingt-cinq à 30 % des polyposes du nez s’observent dans une maladie appelée « syndrome de Widal », réunissant asthme, polypose du nez et crises d'asthme déclenchées par la prise d'aspirine. Cet asthme, généralement sévère, survient parfois après la polypose ou bien après la prise d'aspirine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

La pollution a-t-elle une influence sur l'asthme ?

La pollution favorise ou aggrave les manifestations de certaines maladies allergiques comme l’asthme ou la rhinite. L’augmentation du niveau de pollution s’accompagne d’une recrudescence des symptômes chez les personnes asthmatiques (sifflements, toux nocturne, gêne respiratoire). Ce phénomène est évident chez les asthmatiques ne prenant pas régulièrement un traitement de fond. En revanche, les asthmatiques suivant bien leur traitement de fond semblent protégés.

Lors de pics de pollution, on conseille aux personnes asthmatiques d’éviter les efforts, en particulier la pratique du sport en extérieur. Le traitement par bronchodilatateurs peut être renforcé.

Les sources de pollution extérieure sont essentiellement industrielles et automobiles. On surveille surtout :

  • le dioxyde de soufre, émis principalement par les cheminées d’usine et les chauffages. Ce type de pollution a beaucoup diminué depuis la fin des années 1950.
  • les particules en suspension : ce sont des particules de très petite taille pouvant pénétrer dans les voies respiratoires. Elles proviennent surtout des transports, spécialement des moteurs diesel. Les particules diesel peuvent être responsables de phénomènes d'irritation bronchique et favoriser la sensibilisation à des allergènes, car elles peuvent transporter ces substances à leur surface, en particulier celui du chat et ceux des pollens de graminées.
  • l’oxyde d’azote, rejeté en particulier par les moteurs et les cuisinières à gaz.
  • l'ozone, qui est un polluant issu des gaz d'échappement et qui s’accumule en période de grande chaleur.

Est-ce que l'asthme se transmet des parents aux enfants ?

Bien que l’on retrouve souvent une prédisposition familiale à la survenue d'un asthme, la transmission de la maladie asthmatique des parents à leurs enfants n'est pas systématique.

Le terrain allergique (atopie), facteur de risque majeur de l’asthme chez l’enfant, est héréditaire. Le risque pour l’enfant d’être allergique peut être évalué : lorsqu’un seul conjoint est allergique, le risque que leur enfant développe des manifestations allergiques est de 20 à 30 %. Si les deux conjoints sont allergiques, le risque atteint alors 40 à 60 %.

Des mesures préventives peuvent être prises chez la femme enceinte puis chez l’enfant, pour éliminer un certain nombre de facteurs de risque d’apparition d’un terrain atopique.

  • Une femme enceinte doit absolument s’abstenir de fumer.
  • Aucun régime alimentaire « hypoallergénique » pendant la grossesse n’a démontré son efficacité. Cependant, chez les femmes enceintes asthmatiques ou allergiques, la consommation d’aliments allergisants comme la cacahuète est déconseillée pendant la grossesse.
  • Après la naissance, il est préconisé de nourrir l’enfant au sein le plus longtemps possible. L’allaitement prolongé (plus de trois mois) éviterait l’apparition d’un terrain allergique. Si cela n’est pas réalisable, l‘utilisation de laits hypoallergéniques (sans protéine de lait de vache) est conseillée.
  • L’alimentation du bébé ne doit pas être diversifiée trop précocement.
  • Pour réduire les risques de voir se développer un asthme chez l’enfant, il est recommandé de ne pas fumer en sa présence, de prendre des mesures contre les acariens et d’éviter d’avoir un animal domestique.

L'asthme est-il une maladie psychosomatique ?

L'asthme est une maladie des bronches et non une maladie psychologique. La plupart du temps, plusieurs facteurs déclenchants sont associés : par exemple, l'effort, les infections respiratoires, la fumée de cigarette, etc. Il est possible que la contrariété ou les émotions soient co-responsables de crises d'asthme, mais quand une personne est bien protégée par son traitement de fond, les perturbations psychiques ne provoquent pas d'asthme.

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