En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Le diagnostic et le suivi de l'asthme

Mis à jour : Jeudi 06 Juillet 2017

Le diagnostic et le suivi médical de la sévérité de l'asthme reposent sur une série de tests. L'un d'entre eux, la mesure du débit expiratoire de pointe (DEP), peut facilement être réalisé par le patient pour évaluer l'état de ses bronches et l'efficacité de ses traitements.

Comment diagnostique-t-on l'asthme ?

médecin et patiente

Pour diagnostiquer l’asthme et mesurer son importance, le médecin s’appuie tout d’abord sur la description précise des symptômes (crises d’essoufflement, sifflements, toux), les circonstances dans lesquelles ces manifestations apparaissent, leur ancienneté et leur fréquence. La présence d’allergie ou d’asthme dans la famille du patient constitue un argument supplémentaire en faveur d’un diagnostic d’asthme.

Le médecin recherche ensuite la présence de signes caractéristiques de l'asthme, comme le sifflement des poumons à l'auscultation ou la toux. En dehors des crises, cet examen est souvent normal.

Comment mesure-t-on le bon fonctionnement des poumons ?

Pour mettre en évidence l’obstruction des bronches observée dans l’asthme, le médecin fait réaliser des tests qui évaluent le fonctionnement des poumons, les « Épreuves Fonctionnelles Respiratoires » ou EFR.

Les EFR consistent à mesurer les principales caractéristiques du souffle et permettent d'évaluer la sévérité de l’asthme. Les EFR mesurent, d’une part, les capacités du poumon en termes de ventilation (les débits et les volumes pulmonaires) grâce à un spiromètre, et d’autre part, le taux d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang (les « gaz du sang »). Les EFR sont généralement réalisées sous le contrôle d’un médecin spécialiste.

Ces examens aident le médecin à faire le diagnostic de la maladie en mesurant, de manière objective, la capacité respiratoire. De plus, si les résultats de cet examen sont anormaux, le médecin peut, en renouvelant ce test régulièrement, évaluer l’efficacité des traitements qu’il a prescrits et suivre l’évolution de l’asthme (lorsque le traitement est efficace, les EFR devraient être normales ou optimales). La réalisation de ces tests respiratoires permet ainsi d’ajuster le traitement de fond de l’asthme.

Les tests utilisant un spiromètre

Le spiromètre est un appareil qui permet de mesurer les capacités respiratoires. L’examen est facile et indolore : on demande au patient d’inspirer ou d’expirer par un embout relié à cet appareil, qui établit des courbes et des calculs caractérisant la respiration. Les résultats obtenus sont ensuite comparés à ceux que l’on obtiendrait chez une personne du même âge, du même sexe et de même taille, dite « normale » (valeurs « idéales »).

Le spiromètre permet, entre autres, de calculer :

  • le volume d’air échangé avec l’extérieur lors d’une respiration calme : c’est le « volume courant ».
  • le volume maximal d’air rejeté en une seconde après avoir emmagasiné le maximum d’air dans les poumons : il est appelé « Volume Expiratoire Maximum à la première Seconde » (VEMS). Le VEMS mesure l’intensité de l’obstruction des bronches.
  • le débit expiratoire de pointe (DEP).

Les EFR sont parfois réalisées dans une cabine hermétiquement close (le « pléthysmographe ») mais vitrée pour réduire la sensation de claustrophobie.

Parfois, au cours de l’examen, le patient inhale un bronchodilatateur d'action rapide pour apprécier l’éventuelle amélioration de sa fonction respiratoire avec ce traitement. La même manœuvre d’expiration forcée est répétée 10 ou 45 minutes après la prise de médicament, selon le délai d’action des différents traitements.

Les tests mesurant les gaz du sang

Les gaz dissous dans le sang sont analysés : on mesure le taux d’oxygène (PaO2) et le taux de gaz carbonique (PaCO2), qui reflètent l’efficacité de la respiration.

Les tests utilisant un débitmètre de pointe

Le débitmètre de pointe est un instrument portable de mesure du souffle. Il permet de mesurer le débit expiratoire de pointe ou DEP (« peak-flow » en anglais) qui est un bon reflet du degré d’obstruction des bronches. Pour cela, il suffit de souffler très fort par l’embout après une inspiration profonde, comme pour souffler les bougies d'un gâteau d'anniversaire. Lorsque le patient souffle dans le débitmètre de pointe, l’air pousse un curseur le long d’une règle graduée.

La première mesure du débit expiratoire de pointe est généralement réalisée en milieu médical. Par la suite, selon le stade de l’asthme, le patient dispose d’un débitmètre de pointe qui lui permet de surveiller son asthme et de mieux réagir en cas de crise. La valeur du DEP d'une personne asthmatique peut changer selon le moment de la journée.

Comment évalue-t-on la sévérité de l'asthme ?

La sévérité de l’asthme est très différente d’une personne à une autre. On définit quatre stades d’asthme, en fonction de la fréquence des symptômes (notamment la nuit) et de la valeur des mesures du souffle (en pratique, on utilise souvent le débit expiratoire de pointe).

  • Stade 1 : l’asthme est dit « intermittent » s’il y a moins d’une crise d’asthme par semaine (crises brèves et absence de symptômes entre les crises). Le DEP est normal en dehors des crises et varie peu. La fonction respiratoire est normale. Une personne asthmatique sur deux en France a un asthme intermittent.
  • Stade 2 : l’asthme est dit « persistant léger » s’il y a plusieurs crises d’asthme par semaine (mais pas plusieurs par jour) et si les crises peuvent perturber l’activité physique et le sommeil. Le DEP est normal (supérieur à 80 % de la valeur idéale).
  • Stade 3 : l’asthme est dit « persistant modéré » s’il y a au moins un symptôme d’asthme par jour ou des réveils la nuit assez fréquents (au moins une fois par semaine), si l’usage des bronchodilatateurs d’action rapide (traitement de crise) est quotidien ou si les crises affectent la qualité de vie. Le DEP évolue entre 60 et 80 % de la valeur idéale et il varie davantage au cours de la journée.
  • Stade 4 : l’asthme est dit « persistant sévère » si les symptômes sont fréquents ou permanents, les crises fréquentes, l’activité physique limitée, les réveils nocturnes habituels : la qualité de vie en est souvent affectée. Les EFR sont anormales, la variation quotidienne du DEP est importante.

Actualités

Le dixième Prix Paroles de Patients récompense "Le Perroquet", une œuvre bouleversante et magnifique

La dispensation d'antibiotiques à l'unité diminue le volume vendu et semble améliorer l'observance

Expérimentation de la dispensation à l’unité des antibiotiques : résultats d'une étude de l'Inserm

Représentation en 3D de virus de la grippe (illustration).

Vaccination contre la grippe 2017-2018 : en pratique