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Bien prendre les traitements contre l'asthme inhalés

Mis à jour : Jeudi 06 Juillet 2017

En inhalant un médicament bronchodilatateur ou anti-inflammatoire, celui-ci atteint rapidement les bronches où il peut agir immédiatement. Les doses administrées par voie inhalée sont plus faibles qu'avec des comprimés, alors que l'efficacité est maximale au niveau des bronches. Ainsi, il n'y a que très peu de médicament qui circule dans le sang, ce qui réduit considérablement la probabilité et l'intensité des effets indésirables sur l'organisme tout entier. Il existe plusieurs systèmes d'inhalation, qui ont différents modes d'administration et des coûts variés.

Les aérosols-doseurs

inhaler

Les aérosols-doseurs (spray, « bombe » ou flacon pressurisé) sont le système d'inhalation le plus ancien et le moins cher. Après avoir agité le flacon, il faut placer l’embout dans la bouche, puis presser sur l’aérosol tout en aspirant profondément par la bouche. Certaines personnes ne parviennent pas à bien utiliser les aérosols-doseurs : dans ce cas, le médicament ne pénètre pas bien dans les bronches. D’autres personnes ressentent une irritation ou une gêne respiratoire après la prise de ces aérosols.

Il est important de signaler à votre médecin les difficultés que vous pose le mode d’administration de votre médicament : un mauvais contrôle de l'asthme est souvent dû à une manipulation incorrecte du système d'inhalation. Dans ce cas, on peut alors utiliser d’autres systèmes.

L'usage des aérosols-doseurs avec une chambre d'inhalation

La chambre d'inhalation est un réservoir transparent avec un embout pour la bouche et sur lequel s’adapte un aérosol-doseur. Il s'achète indépendamment de l'aérosol-doseur.

Après avoir pulvérisé une à plusieurs bouffées du médicament à l’intérieur de la chambre d’inhalation, il faut respirer plusieurs fois amplement et calmement l’air contenu à l’intérieur de la chambre par l’intermédiaire de l'embout buccal. La prise du médicament est plus facile car il n’y a plus de geste de la main à faire lors de l’inspiration (comme c’est le cas avec les aérosol-doseurs) et cela permet un meilleur passage des traitements vers les bronches.

L'utilisation d'une chambre d'inhalation est particulièrement indiquée chez les enfants en bas âge ou les personnes âgées. Elle peut, par ailleurs, réduire l'apparition d'effets indésirables locaux comme la voix rauque ou les mycoses buccales observées lors de traitement par les corticoïdes inhalés.

L'aérosol pressurisé auto-déclenché

Dans ce type de dispositif (système autohaler), c’est l’inspiration qui déclenche la libération du produit.

Les inhalateurs de poudre sèche

Dans les inhalateurs de poudre sèche, le produit actif se présente sous forme de poudre extrêmement fine ; c'est l'inspiration qui permet l'inhalation du produit par la bouche.

La nébulisation

La nébulisation est un procédé habituellement réservé aux situations d’urgence. Les bronchodilatateurs en nébulisation ne peuvent être délivrés qu’à l’hôpital. Cette technique permet de créer un brouillard d’aérosol à partir d’un médicament liquide : le traitement sera inhalé par la personne grâce à un masque (parfois un embout buccal) placé sur le nez et la bouche. Le patient n’a pas besoin de respirer profondément. Il lui suffit de respirer calmement pendant dix à quinze minutes pour inhaler le médicament. De plus, les nébulisations avec masque facial peuvent être utilisées chez l’enfant. La nébulisation permet de délivrer de plus fortes doses de bronchodilatateurs.

Pour ne pas tomber en panne de traitement inhalé contre l'asthme

Pour gérer correctement son traitement, il faut aussi s’assurer de ne pas être en rupture de médicaments. Pour les comprimés, il est facile de déterminer quand l’ordonnance a besoin d’être renouvelée. Mais il est plus difficile de savoir quand son aérosol-doseur est presque vide.

Plusieurs méthodes sont possibles :

  • Plongez le flacon (après l’avoir retiré du support en plastique) dans l’eau. Si le flacon flotte à la surface en restant horizontal, il est vide. S’il va au fond de l’eau, il est plein. Même si cette méthode est plutôt fiable, il ne faut pas la renouveler trop souvent, car elle expose au risque de dégradation du métal du flacon.
  • Agitez l’aérosol-doseur près de l’oreille pour entendre le liquide bouger et évaluer la quantité de médicament qui reste.
  • Comptez et notez le nombre de bouffées d’aérosol-doseur que vous prenez et comparez ces chiffres avec le nombre de doses disponibles qui est indiqué sur la boîte du médicament.

Concernant les inhalateurs de poudre, un compteur disponible sur certains inhalateurs renseigne sur le nombre d’inhalations qui reste avant d’avoir à remplacer ce médicament. Attention : un inhalateur de poudre ne doit pas être plongé dans l'eau ! Sur certains inhalateurs de poudre, un témoin devient rouge lorsqu’ils ne contiennent plus que quelques doses.

Comment bien utiliser son dispositif d’inhalation ?

Dans un article publié en mai 2016, des médecins pneumologues européens passent au crible 10 idées reçues sur les dispositifs d’inhalation, pressurisés ou non, utilisés dans le traitement de l’asthme. Faut-il les secouer avant usage ? Doit-on bloquer sa respiration après l’inspiration ? Combien de temps ? Faut-il se rincer la bouche après un aérosol de corticoïdes ? Doit-on se méfier des chambres d'inhalation en plastique ? A la lumière des études publiées, les auteurs répondent à ces questions.

Vous pouvez trouver les réponses dans l'article : Aérosols-doseurs et inhalateur de poudre sèche : 10 idées reçues au banc d’essai.

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