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Diagnostic et prise en charge de la BPCO

Mis à jour : Lundi 13 Mai 2019

Comment diagnostique-t-on la BPCO ?

Pour diagnostiquer une BPCO, le médecin est à l'affût de symptômes évocateurs : toux et expectoration au moins trois mois par an, et au moins deux années consécutives. Si c'est le cas, le médecin prescrit une série de tests spécifiques, l'exploration fonctionnelle respiratoire (EFR). Ces tests mesurent les volumes de gaz échangés pendant la respiration et le degré d'obstruction des bronches. Ils peuvent être complétés par une mesure des gaz dans le sang et une épreuve de marche (la distance parcourue en six minutes) pour évaluer l'impact de la maladie sur la vie quotidienne. Une radiographie des poumons permet d'observer la présence de lésions des poumons.

Comment soigne-t-on la BPCO ?

Le premier traitement contre la BPCO consiste, bien entendu, à cesser de fumer. Il existe des aides efficaces (consulter notre article Arrêt du tabac).

Les médicaments destinés à dilater les bronches (comme ceux prescrits aux personnes souffrant d'asthme) sont utilisés afin d'apporter plus d'air aux alvéoles. Actuellement, il n'existe pas de médicaments qui permettent de guérir de la maladie.

Des séances de kinésithérapie respiratoire peuvent également aider la respiration en facilitant l'élimination des sécrétions bronchiques et en apprenant à bien expectorer.

Dans la mesure du possible, une activité physique adaptée doit être pratiquée.

Lors des épisodes d'exacerbation, des antibiotiques sont parfois prescrits pour une dizaine de jours afin d'éviter une infection pulmonaire.

Chez les personnes en insuffisance respiratoire chronique, on utilise l'oxygénothérapie, où le patient inspire un air enrichi en oxygène plusieurs heures par jour.

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de la BPCO ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à de meilleures capacités cardiorespiratoires et une plus grande autonomie.

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant de BPCO : par exemple, athlétisme, karaté, natation.

Dans le cadre de la prise en charge de la BPCO, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (amélioration des capacités respiratoires, meilleure qualité de vie, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Doit-on se faire vacciner contre la grippe en cas de BPCO ?

Les personnes qui souffrent de BPCO doivent se faire vacciner contre la grippe tous les ans. La vaccination contre la grippe est particulièrement importante : elle réduit de moitié le risque de décès dû à la grippe chez les personnes de plus de 65 ans. La vaccination contre les infections à pneumocoques est également recommandée pour les toutes personnes souffrant de BPCO.

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