En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Facteurs de risque et prévention des pneumonies

Mis à jour : Lundi 07 Novembre 2016

Les facteurs de risque des pneumonies

Certains facteurs augmentent le risque de développer une pneumonie :

  • l’âge : les nourrissons et les personnes de plus de 65 ans sont plus vulnérables (après 65 ans, les pneumonies sont trois à six fois plus fréquentes) ;
  • l’exposition à la fumée de tabac, directe (tabagisme actif) ou indirecte (tabagisme passif) ;
  • l’infection par le virus du rhume/rhinopharyngite ou de la grippe ;
  • les autres maladies respiratoires chroniques : asthme, BPCO, emphysème, mucoviscidose, etc.
  • le diabète et les maladies cardiovasculaires ;
  • l’exposition à des vapeurs chimiques irritantes (solvants, vernis, par exemple) ;
  • le fait d’habiter dans des locaux insalubres ;
  • un mauvais état de santé général.

Les personnes immunodéprimées sont davantage exposées aux pneumonies opportunistes.

Les personnes dépendantes de l'alcool ou des dérivés opiacés, ainsi que celles qui ont des troubles de la déglutition (AVC, maladie neurodégénérative avancée), sont à risque de développer une pneumonie d'aspiration.

Enfin, les personnes hospitalisées peuvent développer des pneumonies nosocomiales, en particulier lorsque leur état nécessite une assistance respiratoire.

Comment prévenir les pneumonies ?

Il existe diverses mesures pour prévenir les pneumonies, parmi lesquelles la vaccination est la plus efficace mais ne concerne que certaines formes de pneumonies.

Les mesures générales de prévention des pneumonies

Comme pour toutes les infections respiratoires, la prévention de la pneumonie repose sur :

La vaccination contre la grippe, les pneumocoques et Hæmophilus influenzae

Chaque année en France, de nombreuses hospitalisations pour pneumonie sont liées à l’épidémie de grippe. Le vaccin contre la grippe est recommandé et gratuit pour les personnes de plus de 65 ans, ainsi que pour les adultes et les enfants de plus de six mois qui présentent une maladie spécifique : diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire chronique grave, déficit immunitaire grave, infection par le VIH/sida, mucoviscidose, etc. Cette vaccination doit être renouvelée tous les ans.

La vaccination contre les infections à pneumocoques permet également de se protéger contre certaines pneumonies. Elle repose sur deux types de vaccin. Le premier type de vaccin contient 13 types de pneumocoques (PREVENAR) et il est destiné aux jeunes enfants. Il est recommandé pour tous les enfants dès l’âge de deux mois et avant deux ans. Le second type de vaccin contient 23 types de pneumocoques (dit « 23-valent ») et il est recommandé seulement pour certaines catégories de personnes :

  • aux personnes de plus de 65 ans (en particulier celles qui vivent dans des établissements de type maison de retraite),
  • aux personnes immunodéprimées ou dont la rate a été enlevée (« splénectomie ») ;
  • aux personnes qui souffrent de maladies respiratoires chroniques (BPCO, emphysème, mucoviscidose, asthme, etc.) ;
  • aux personnes qui sont fréquemment hospitalisées (celles qui souffrent de diabète, de maladies cardiovasculaires, ou de dépendance à l’alcool, par exemple) ;
  • aux personnes qui souffrent d’une brèche ostéoméningée (un orifice dans les méninges et le crâne qui provoque des fuites du liquide dans lequel baigne le cerveau).

Chez les nouveau-nés, la vaccination contre Hæmophilus influenzae de type B protège contre cette forme particulière de pneumonie bactérienne.

Actualités

Steve McQueen, atteint d'un mésothéliome pleural incurable, a reçu quelques mois avant son décès de grandes quantités de laétrile (substance extraite des amandes des noyaux d'abricot), sans succès (photo : Steve McQueen et Neile Adams en 1960)

Les amandes de noyaux d’abricots ne sont pas anti-cancer et peuvent être toxiques

De nouvelles recommandations de traitement contre l'infection sexuellement transmissible à Mycoplasma genitalium (illustration).

Infection à Mycoplasma genitalium : nouvelles recommandations face à une antibiorésistance croissante

La prise récente d'opiacés par les personnes âgées est associée à une augmentation du risque de chute et de mortalité toutes causes (illustration).

Opiacés chez les personnes âgées : le surrisque de chute est-il significatif ? Quel impact sur la mortalité