Peut-on prévenir le glaucome ?

Mis à jour : Lundi 27 Août 2018

Certaines personnes sont-elles plus à risque de développer un glaucome ?

Il existe une prédisposition génétique (familiale) au glaucome. Cette prédisposition génétique est probablement multifactorielle : anatomie de la chambre antérieure de l’œil, tendance à l’hypermétropie ou à la myopie sévère, prédisposition à l’excès de cholestérol et aux maladies cardiovasculaires, etc.

    Outre celles qui ont des antécédents familiaux de glaucome, certaines personnes sont plus à risque de développer un glaucome chronique :
  • personnes dont la pression intraoculaire est élevée ;
  • personnes de plus de 60 ans ;
  • personnes diabétiques, hypertendues ou souffrant de maladies cardiovasculaires ;
  • personnes très myopes ;
  • personnes souffrant d’hypothyroïdie ;
  • personnes ayant été blessées aux yeux ou ayant eu de graves infections de l’œil (uvéites) ;
  • personnes d’origine africaine, asiatique ou scandinave ;
  • fumeurs ;
  • personnes recevant des collyres à base de corticoïdes sur une longue durée ;
  • personnes dont la cornée est fine ;
  • etc.

Les personnes âgées, les personnes hypermétropes et celles qui reçoivent des collyres atropiniques (qui dilatent la pupille) sont plus à risque de développer un glaucome aigu.

Peut-on prévenir le glaucome ?

La prévention du glaucome repose sur un dépistage précoce d’une éventuelle augmentation de la pression intraoculaire, et sur l’ensemble des mesures destinées à prévenir les maladies cardiovasculaires (alimentation équilibrée, activité physique régulière et arrêt du tabac). De plus, la prévention des accidents touchant les yeux contribue à diminuer le risque de développer un glaucome : port de lunettes protectrices lors de sports de balle ou d’activités potentiellement dangereuses. Les personnes qui ont des antécédents familiaux de glaucome ou d’autres facteurs de risque devraient faire mesurer leur pression intraoculaire par un ophtalmologue tous les deux à trois ans, dès l’âge de 40 ans (on estime que 1 % des personnes de plus de 40 ans ont une pression intraoculaire anormalement élevée).

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