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Les médicaments d'homéopathie

Mis à jour : Mardi 15 Novembre 2016

Le terme homéopathie vient du grec « homios » qui signifie semblable, similaire et de pathos, maladie. Les grands principes de l'homéopathie sont la similitude (utilisation de substances produisant des effets semblables aux symptômes de la maladie), la dilution infinitésimale (les substances utilisées font l'objet de multiples dilutions) et la globalité (la cible du traitement n'est pas un organe en particulier, mais l'individu dans son ensemble).

Les origines de l’homéopathie

homéopathie

L’homéopathie a été inventée au début du XIXe siècle par l'Allemand Samuel Hahnemann. Celui-ci a découvert que l'écorce de Quinquina, qui peut provoquer une fièvre chez l'homme sain, fait baisser les accès de fièvre du paludisme. A partir de cette observation et de ses recherches ultérieures, Hahnemann a conçu une théorie fondée sur le traitement des maladies par des substances qui provoquent des symptômes proches de la maladie chez l'homme sain. Ce principe, la loi de similitude, conduisait donc à utiliser des substances toxiques, qui peuvent rendre malade à forte dose et guérir à faible dose.

Dans un deuxième temps, pour diminuer les effets indésirables et augmenter l'efficacité de sa thérapeutique, Samuel Hahnemann prôna le principe des dilutions : le principe actif est dilué par étapes successives, et la solution est fortement agitée entre chaque dilution (procédé appelé dynamisation). Après plusieurs dilutions au dixième (DH) ou au centième (CH), la quantité de principe actif résiduelle est infime, voire infinitésimale, et les homéopathes considèrent que les propriétés thérapeutiques des remèdes homéopathiques sont dus à l'effet des dynamisations successives plus qu'aux quelques molécules de principe actif susceptibles d'être encore présentes dans les granules de sucre. Les théories qui fondent l'homéopathie ont peu évolué depuis le XIXe siècle, et les écrits initiaux de Samuel Hahnemann constituent encore la « bible » de la majorité des homéopathes.

Qu'appelle-t-on allopathie ?
Par opposition à l'homéopathie, les autres thérapeutiques médicamenteuses furent appelées allopathie. L'allopathie comprend donc les médicaments classiques, mais aussi les médecines telles que la phytothérapie ou les oligoéléments.

La fabrication des médicaments homéopathiques

Les substances actives qui servent à la préparation des médicaments homéopathiques (appelés remèdes) peuvent être d'origine végétale, minérale ou animale. Leur nom est exprimé en latin. La majorité de ces remèdes se présente sous la forme de dilutions exprimées en DH (dilution hahnemannienne au dixième ou décimale) ou CH (dilution hahnemannienne au centième ou centésimale). Les substances d'origine végétale sont mises en solution dans de l'alcool : la teinture mère, ainsi obtenue est à l'origine des dilutions successives qui permettent d'obtenir le remède homéopathique.

Belladona 5 CH correspond à 5 dilutions au centième successives d'une teinture-mère de belladone. Les choses sont un peu plus compliquées pour les minéraux qui sont triturés (réduits en poudre) ou solubilisés, et pour les animaux qui sont plongés vivants ou morts dans l'alcool, ou préalablement séchés et réduits en poudre.

Les catégories de médicaments homéopathiques

Un médicament homéopathique est défini comme « tout médicament obtenu à partir de substances appelées souches homéopathiques, selon un procédé de fabrication homéopathique…. Un médicament homéopathique peut contenir plusieurs principes ». Il existe deux types de médicaments homéopathiques : les médicaments à nom commun (médicament à nom de souche) et les spécialités homéopathiques (médicament à nom de marque comme Oscillococcinum).

Les médicaments homéopathiques à nom commun

Les médicaments homéopathiques à nom commun sont vendus sous le nom de leur dénomination scientifique, soit le nom latin de la souche homéopathique (exemple : Arnica montana, Mercurius dulcis) et la dilution homéopathique (5 CH, 9 CH, 15 CH….).

Il existe également des formules standardisées contenant une association de souches homéopathiques. Par exemple : Alium cepa composé= allium cepa 3 CH + atropa belladonna 3 CH + euphrasia 3 CH + mercurius dulcis 3 CH + hydrastis canadensis 3 CH + kalium bichromicum 3 CH + sambucus nigra 3 CH.

Les médicaments à nom de souche et les formules standardisées ne portent, ni indication thérapeutique, ni posologie, ni notice. En effet, ils ont la particularité de pouvoir traiter différentes maladies selon les personnes. Il n’est donc pas possible de déterminer une indication spécifique, ni une posologie précise par médicament.

Lorsqu’ils sont prescrits par un médecin, ces médicaments homéopathiques peuvent être remboursés par l’Assurance maladie. Le taux de remboursement est de 30 %. Ils sont soumis à la franchise médicale, au même titre que les médicaments d’allopathie.

Les spécialités homéopathiques

Ce sont des médicaments dont la formule est issue de l’expérience des médecins homéopathiques. Ils contiennent généralement plusieurs souches homéopathiques. Contrairement aux médicaments homéopathiques à nom commun, ils comportent une indication thérapeutique, une posologie et une notice. Ces médicaments ne sont pas remboursés. Ils sont le plus souvent utilisés dans le cadre de l’automédication pour le traitement de maladies, telles que les maux de gorge, les états grippaux, les rhumes, la toux, la fatigue, les diarrhées.

Les différentes formes de médicaments homéopathiques

Les médicaments homéopathiques peuvent se présenter sous de nombreuses formes identiques à celles qui sont utilisées en allopathie : solution, poudre, suppositoire, crème. Néanmoins, les plus connues et également les plus utilisées sont les granules et les globules, spécifiques de l'homéopathie.

Un tube de granules contient 75 granules de sucre imprégnés de la dilution homéopathique. Il faut prendre 3 à 5 granules à chaque prise, à laisser fondre sous la langue.

Une dose de globules contient 200 globules de sucre, dix fois plus petits que les granules. Le contenu d’une dose de globules est à prendre, en une seule fois et à laisser fondre dans la bouche.

Pour les enfants en bas âge, il est possible de dissoudre les granules ou la dose de globules dans un petit biberon d’eau.

Dans le cas des spécialités homéopathiques, il faut suivre les informations (voie d’administration et mode d’administration) portées sur l’emballage.

Les homéopathes recommandent généralement de prendre les médicaments homéopathiques à distance des repas. Les granules ou globules sont essentiellement constitués de saccharose, un sucre susceptible d’induire des caries. Il est donc conseillé de les prendre le soir avant le brossage des dents et non pas après.

Les conditions de mise sur le marché des médicaments d'homéopathie

Les médicaments homéopathiques sont fabriqués par des laboratoires pharmaceutiques et sont vendus en pharmacie, comme les médicaments d’allopathie.

Néanmoins, en raison du degré de dilution des souches homéopathiques qui garantit l’absence de toxicité, les exigences demandées pour la mise sur le marché ne sont pas les mêmes que celles demandées pour les médicaments d’allopathie. Pour les médicaments homéopathiques à nom commun qui ne revendique pas d’indication, l’autorisation de mise sur le marché est remplacée par un enregistrement simple qui permet cependant d’assurer la qualité et la sécurité du médicament. Pour les spécialités homéopathiques qui ont une indication, une autorisation de mise sur le marché est nécessaire, mais le laboratoire n’a pas besoin de fournir les résultats d’essais cliniques et de toxicité.

Comment le médecin prescrit un traitement homéopathique

Le médecin questionne le patient afin d’avoir tous les éléments de son histoire et de sa maladie. Lors de l’entretien le patient décrit ses troubles précisément, afin que l’homéopathe puisse proposer un traitement adapté. Pour traiter un épisode aigu, il choisira des médicaments homéopathiques en fonction de vos symptômes. Mais, il peut également vous proposer un traitement de terrain, notamment en cas de pathologie chronique et/ou récidivante, pour une approche plus globale et individualisée.

Quel que soit le motif de votre consultation, votre médecin prendra en compte non seulement des signes de la maladie pour laquelle vous consultez, mais également des critères individuels (votre passé médical, l’évolution de votre maladie, votre réactivité à l’environnement, votre comportement, etc.), notamment s’il s’agit d’une pathologie chronique ou récidivante.

L’homéopathie présente-elle des dangers ?

Aux dilutions homéopathiques, les substances contenues dans les médicaments homéopathiques ne sont pas connues pour être toxiques. Elles ne présentent pas d’effets indésirables tels que ceux avec les médicaments d’allopathie.

Cependant, un traitement homéopathique ne peut remplacer une intervention chirurgicale ou certains médicaments indispensables (insuline, hormones thyroïdiennes par exemple).

Il est possible d’associer médicaments homéopathiques et médicaments d’allopathie.

L’homéopathie peut-elle être utilisée chez l’enfant ?

L’homéopathie peut être utilisée chez l’enfant dès le plus jeune âge. Elle permet notamment de traiter des affections sans gravité, comme par exemple certaines troubles du sommeil ou les douleurs lors de la poussée des premières dents.

Pour être facilement administrés aux bébés, les médicaments homéopathiques sous forme de globules ou de granules doivent être dissous dans un peu d’eau, dans un biberon ou dans un verre, selon l’âge.

L’homéopathie peut-elle être utilisée chez la femme enceinte ?

L’homéopathie peut être utilisée chez la femme enceinte pour traiter les petits maux de la grossesse, notamment les nausées et vomissements, les ballonnements, les crampes, les jambes lourdes et les hémorroïdes.

Néanmoins, les teintures mère et les dilutions à 1 DH doivent être utilisées avec prudence. Il faut également être vigilant avec certains médicaments d'automédication qui contiennent une association d’homéopathie et de substances relevant de la médecine traditionnelle.

La place de l’homéopathie dans le traitement des maladies

Au milieu du XXe siècle, l'homéopathie a souffert d'une désaffection transitoire face au progrès de la médecine allopathique (antibiotiques, vaccins, traitements du cancer...). De plus, ses fondements sont peu compatibles avec les connaissances scientifiques modernes. Enfin, les études ayant tenté de mettre en évidence l'efficacité des remèdes homéopathiques aboutissent à des résultats peu convaincants.

Néanmoins, de nombreux français, inquiets face aux effets indésirables des médicaments allopathiques, sont attirés par les médecines dites "douces" dont l'homéopathie est le chef de file. Les autorités sanitaires reconnaissent cette pratique et l'Assurance-maladie rembourse les remèdes homéopathiques, peu onéreux et réputés sans danger.

Il est peu probable que la science puisse trancher entre les sceptiques qui parlent de placebothérapie et les pratiquants qui défendent une médecine efficace faute d'être expliquable. Une chose est certaine : de nombreux utilisateurs sont très satisfaits de l'homéopathie et son seul danger serait de priver un malade d'un traitement allopathique urgent et salvateur. En fait, ce risque est très faible car l'homéopathie est pratiquée par des médecins diplômés et formés à l'allopathie qui savent détecter les pathologies pour lesquelles l'homéopathie ne serait pas indiquée.

Quelle que soit l'opinion que l'on puisse avoir des remèdes homéopathiques, il s'agit d'une thérapeutique sans danger lorsqu'elle est pratiquée par un médecin vigilant et responsable.

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