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Les différentes formes de médicaments

Mis à jour : Vendredi 19 Décembre 2014

Qu'appelle-t-on forme pharmaceutique ?

galénique formes médicament

La forme pharmaceutique du médicament (également appelée forme galénique) doit permettre à la substance active d’atteindre l’organe visé le plus vite et le mieux possible. C’est un élément important du médicament, car un mode d’administration adapté est gage de meilleure efficacité et de moindre risque.

La forme pharmaceutique est choisie par le médecin en fonction du site d’action, de la durée d’action (instantanée, retardée) et du malade (adulte, enfant).

    Il existe un très grand nombre de formes pharmaceutiques. Les plus usuelles sont les formes :
  • orales administrées par la bouche,
  • injectables administrées par injection,
  • dermiques appliquées sur la peau,
  • inhalées administrées par aérosols,
  • rectales introduites par le rectum.

Les formes orales

Le comprimé

Il est obtenu par compression de poudre. Pour contribuer à sa bonne conservation, et éventuellement masquer un goût, le comprimé est le plus souvent entouré d’une pellicule ou d’un enrobage (comprimé pelliculé ou enrobé). Une barre de sécabilité est parfois présente pour permettre de prendre un demi-comprimé. Pour casser aisément le comprimé, il faut poser le comprimé sur une table, la barre de section étant côté table, et appuyer légèrement de part et d’autre de la barrette.

Certains comprimés sont enrobés d’un film particulier, dit gastrorésistant, qui évite leur dissolution dans l’estomac et leur dégradation par les sucs gastriques acides. Le comprimé se dissout dans l’intestin : il doit être avalé intact.

    Les comprimés doivent être avalés avec un de l’eau, sauf dans les cas suivants :
  • le comprimé effervescent doit être dissout dans un demi-verre d’eau ;
  • le comprimé sublingual (ou lyoc) qui doit être placé sous la langue, où il se dissout rapidement ; la substance active traverse la muqueuse buccale et passe directement dans le sang ;
  • le comprimé à sucer destiné à soigner une affection de bouche ou de la gorge.

La gélule

Elle est constituée de deux enveloppes de gélatine emboitées qui renferment une poudre. Elle doit toujours être avalée avec de l’eau car elle risque sinon de se coller dans l’œsophage.

Certaines gélules contiennent des microgranules, qui libèrent progressivement la substance active en 12 ou 24 heures. Les microgranules sont de très petites billes avec des pores de diamètre variable, permettant une diffusion continue de la substance. Cette forme à libération prolongée offre l’avantage de ne prendre le médicament qu’une ou deux fois par jour. L’autre avantage est d’éviter des concentrations sanguines trop élevées dans un court laps de temps.

Les solutions (sirop, gouttes)

Les solutions sont à utiliser pures ou diluées dans un peu d’eau selon les cas. La quantité à prendre doit être mesurée avec la cuillère doseuse, la seringue doseuse ou la mesurette fournies, calibrées en fonction de la nature du liquide. Il faut toujours utiliser le dispositif de mesure présent dans le conditionnement.

La suspension buvable

La substance active n’est pas soluble dans l’eau. La suspension doit toujours être agitée avant l’emploi.

Les formes dermiques

Ces formes permettent d’appliquer le médicament sur la peau. Il peut soit agir localement, soit pénétrer à travers la peau et passer dans le sang. Les principales formes pour application cutanée sont les pommades (préparations grasses), les crèmes (moins grasses), les gels (non gras, limpides), les solutions et les poudres.

Les dispositifs transdermiques

Le patch (ou dispositif transdermique) est un système grâce auquel la substance active traverse lentement et régulièrement la peau et puis passe dans le sang. Les patchs peuvent être gardés un ou plusieurs jours.

Comment bien utiliser les patchs ?

    Afin de limiter ces erreurs médicamenteuses en cas d’utilisation de patch, l'Agence du médicament recommande de suivre les conseils suivants :
  • ne pas découper le patch sauf si cette possibilité est mentionnée dans de dossier d’enregistrement ;
  • demander à votre médecin ou à votre pharmacien où vous devez appliquer le patch. Les dispositifs transdermiques utilisés dans le traitement de la ménopause ne doivent pas être appliqués sur les seins par exemple ;
  • changer de site d’application tous les jours pour éviter les irritations cutanées ;
  • veiller à ne pas laisser les patchs neufs à portée des enfants. Les patchs usagés doivent être soigneusement pliés en deux et placés hors de portée des enfants. Des cas d’intoxications ont été rapportés avec des patchs à la nicotine ;
  • signaler le port du patch lors des examens médicaux ou d'hospitalisation. Des brûlures ont été observées chez des patients porteurs de patchs en cas d’IRM ou de défibrillation ;
  • éviter les sources de chaleur importantes (exposition au soleil notamment) ou la pratique d'une activité sportive par fortes chaleurs ; l’augmentation de la température du corps peut entraîner une augmentation de la libération de la substance active dans le sang.

Source : « Questions/réponses à destination du grand public » ANSM (Novembre 2014).

Les formes injectables

Certaines substances actives ne peuvent pas être absorbées par l’intestin (insuline, héparine, vaccin…) ; elles doivent donc être injectées. La voie injectable peut également être utilisée quand on veut obtenir un effet intense et rapide.

L’injection est, selon les produits, intramusculaire (pratiquée dans le muscle de la fesse, de l’épaule…), sous-cutanée (pratiquée sous la peau), intraveineuse (pratiquée dans une veine

    Il existe plusieurs types de formes injectables :
  • solution en ampoule ou en seringue préremplie,
  • poudre (lyophilisat) en flacon à dissoudre au moment de l’emploi,
  • solution pour perfusion lente dans une veine.

Les formes pour le nez, les oreilles et les yeux

Les solutions nasales sont administrées avec un compte-goutte, la tête penchée en arrière, ou par pression sur un flacon.

Les solutions auriculaires sont administrées plus facilement en position couchée sur le coté.

Les collyres sont utilisés pour traiter les affections oculaires. Ils sont instillés dans une cavité que l’on forme en tirant vers le bas la paupière inférieure. Le produit est réparti uniformément en ouvrant et en fermant les yeux. Les collyres doivent être manipulés avec soin et conservés dans un endroit propre. Habituellement, le flacon ne doit pas être conservé plus de 1 mois après une première utilisation.

Les formes inhalées

Les formes inhalées permettent d’administrer de fines particules de médicament directement dans les bronches.

L’aérosol muni d’une valve doseuse délivre une dose fixe de médicament lors d’une inspiration profonde. Certaines personnes, notamment les enfants, ont du mal à les utiliser. Pour faciliter leur utilisation, il est parfois recommandé d’utiliser une chambre d’inhalation. Il s’agit d’un réservoir en plastique, placé entre l’aérosol et la bouche.

Il existe également des dispositifs à poudre.

Les formes rectales

Le suppositoire permet de traiter des personnes ayant des difficultés à avaler les médicaments ou de traiter localement certaines affections du rectum ou de l’anus.

Le lavement doit être administré dans le rectum à l’aide d’une canule relié à un récipient placé légèrement en hauteur.

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