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Le vaccin contre l’hépatite B

Mis à jour : Jeudi 27 Avril 2017

En France, le nombre de cas d’hépatite B, une des hépatites virales, a doublé en dix ans : aujourd’hui, 300 000 personnes sont atteintes par la maladie. Cette infection devient chronique et entraîne des troubles graves du foie dans 10 % des cas chez les adultes et dans 90 % des cas chez les enfants. Il existe un vaccin efficace, dont l’image a été ternie par une polémique au sujet de son innocuité.

Qu’est-ce que l’hépatite B ?

L’hépatite B est due à un virus qui se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine, par l’intermédiaire des sécrétions ou liquides corporels (sang, sperme, sécrétions vaginales, salive et liquides issus d’une plaie), mais aussi de la mère à l’enfant pendant l’accouchement ou lors de l’allaitement. Une fois dans l’organisme, le virus incube silencieusement pendant deux à six mois. Dans 20 % des cas, des symptômes apparaissent : fièvre, fatigue prolongée, anorexie, douleur au foie, nausées et jaunisse (ictère). Dans les autres cas, il n’y a pas de symptômes. Lorsque cette infection devient chronique, le virus s’attaque aux cellules du foie en provoquant des dommages sérieux (dégénérescence et cancer). Des traitements antiviraux existent désormais pour traiter les personnes souffrant d’hépatite B chronique, mais ils ne sont pas toujours efficaces.

La prévention de l’hépatite B passe par plusieurs méthodes : vaccination, utilisation systématique de préservatifs, seringues et matériel médical à usage unique, stérilisation du matériel médical, des aiguilles à tatouer et du matériel de piercing, etc.

Que penser du vaccin contre l’hépatite B ?

Le vaccin de l’hépatite B est très efficace, en particulier chez les jeunes enfants. Dans les années 1990, une campagne de vaccination systématique des enfants a été lancée. À la suite de celle-ci, ce vaccin a été incriminé dans l’apparition de cas de sclérose en plaques (une maladie dégénérative des nerfs) chez de jeunes adultes. Même si les études menées par la suite semblent disculper le vaccin, les Français restent méfiants à son propos et la France a la plus mauvaise couverture vaccinale des pays industrialisés.

Aujourd’hui, la vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour les professionnels de santé et les étudiants en filière médicale et paramédicale. Elle est recommandée pour tous les nourrissons et devrait être proposée à tous les enfants et les adolescents de moins de 16 ans non encore vaccinés. En outre, la vaccination est également recommandée aux personnes qui présentent un risque élevé de contracter la maladie : personnes ayant des comportements à risque (partenaires sexuels multiples, usagers de drogues par voie intraveineuse) ainsi que les personnes incarcérées, sans domicile fixe, originaires d’Afrique subsaharienne, etc. Les enfants nés d’une mère atteinte d’hépatite B active reçoivent un vaccin dans les vingt-quatre heures suivant la naissance, accompagné d’anticorps contre cette maladie.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi 19 Octobre 2017

Vaccins : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, infections à Haemophilus influenzae type b, hépatite B

Vaccins : hépatite A et hépatite B

Vaccins : hépatite B

Légende
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Quand vacciner contre l’hépatite B ?

Chez le nourrisson, la vaccination contre l'hépatite B comporte 3 injections. Elle peut être pratiquée avec le vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les infections à Hib et la coqueluche lors des injections à l'âge de 2 mois, 4  mois et 11 mois. En cas d’utilisation d’un autre vaccin, un intervalle d’au moins 5 mois doit être respecté entre la 2e et la 3e injection. Sauf situation particulière, aucun rappel n’est nécessaire après ces trois injections.

Pour les adolescents entre 11 et 15 ans qui n'ont pas été vaccinés dans la petite enfance, une vaccination complète peut toujours être effectuée en trois injections (schéma classique) ou, avec certains vaccins, en deux injections espacées d'au moins six mois.

Une vaccination précoce peut être pratiquée sur les enfants de mères porteuses du virus de l’hépatite B, avec une dose de vaccin et d’immunoglobulines antihépatite B dans les vingt-quatre heures après la naissance, puis avec deux doses à 1 mois et 6 mois. Des prises de sang sont effectuées à sept et douze mois pour vérifier l’immunité.

Les vaccins contre l’hépatite B font actuellement l’objet de tensions importantes d’approvisionnement. Les personnes soumises à l’obligation de vaccination sont prioritaires.

Sources et références

Actualités

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