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Le vaccin contre le papillomavirus

Mis à jour : Lundi 08 Avril 2019

Chaque année, en France, le cancer du col de l'utérus touche environ 4000 femmes et entraîne un millier de décès. L'arrivée de vaccins et de nouvelles méthodes de dépistage pourrait aboutir à son éradication.

Pourquoi vacciner contre les infections à papillomavirus ?

Les papillomavirus humains (HPV) sont transmis au cours des relations sexuelles. La majorité des hommes et des femmes sont infectés par des papillomavis au cours de leur vie et l’infection passe le plus souvent inaperçue. Les femmes qui ont débuté leur vie sexuelle très jeunes et celles qui ont eu de nombreux partenaires sexuels présentent un risque plus élevé de contamination par ces virus. Ces infections sont impliquées dans la survenue différents cancers génitaux (cancer du col de l'utérus, de la vulve, du vagin, du pénis) et de cancers de l’anus).

La vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) a pour objectif de réduire la survenue de lésions précancéreuses génitales de la femme, et à terme des cancers du col de l’utérus, de la vulve et du vagin.

Qui vaccine-t-on contre les infections à papillomavirus ?

La vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour toutes les jeunes filles entre 11 et 14 ans, afin de leur assurer une protection avant le début de leur vie sexuelle. En effet, la vaccination est d'autant plus efficace que les jeunes filles n'ont pas encore eu de rapports sexuels ayant pu les exposer au virus.

Dans le cadre du rattrapage, cette vaccination peut être également proposée aux jeunes filles jusqu'à 19 ans révolus.

Une recommandation de vaccination pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes a été ajoutée dans le calendrier vaccinal 2017. Elle repose sur la volonté de faire baisser la circulation des virus HPV impliqués dans les lésions anales précancéreuses et cancéreuses. Elle doit également permettre de prévenir les verrues génitales. Dans ce cas, la vaccination est recommandée jusqu’à l’âge de 26 ans révolus. Elle peut être proposée dans des structures où la vaccination est gratuite (Cegidd ainsi que dans les centres publics de vaccination).

Comme les vaccins contre les infections à papillomavirus ne protègent que contre 70 % des HPV impliqués dans les cancers du col, la vaccination ne remplace pas le dépistage par frottis cervico-utérin. Celui-ci, reste absolument indispensable. A partir de 25 ans, toutes les femmes vaccinées ou non doivent bénéficier du dépistage par frottis.

Les différents vaccins contre les HPV

Trois vaccins ont une indication pour la prévention des lésions précancéreuses du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus et des cancers du col de l’utérus et de l’anus dus à certains papillomavirus humains : CERVARIX, GARDASIL et GARDASIL 9. Ils différent par le nombre de papillomavirus contre lesquels ils protègent : 2 à 9 selon les vaccins.

Ces trois vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination commencée avec l'un d'eux doit être menée à son terme avec le même vaccin.

Les effets indésirables les plus fréquents de ces vaccins sont de la fièvre, des réactions au point d’injection (rougeur, douleur, démangeaisons) et des maux de tête. D'autres effets, tels que de malaises (évanouissement) peu après l’injection, sont parfois observés. Des cas de sclérose en plaques (SEP) ont été rapportés en France chez des jeunes femmes vaccinées par le GARDASIL (15 cas sur 5 millions de doses administrées en France). L'Agence du médicament (ANSM) a rappelé que les données de la littérature internationale ne montrent pas d'augmentation de l'incidence des maladies auto-immunes, ni plus particulièrement de sclérose en plaques, après une vaccination par ce vaccin.

Ces vaccins sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Vaccins : papillomavirus

La vaccination contre les infections à papillomavirus en pratique

La vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV) repose sur 2 doses pour les jeunes filles de 11 à 13 ans avec le vaccin GARDASIL et celles de 11 à 14 ans avec les vaccins CERVARIX ou GARDASIL 9. L'une des doses peut être injectée en même temps que le rappel diphtérie - tétanos - polio - coqueluche prévu entre 11 et 13 ans. Les 2 doses doivent être espacées de 6 mois pour GARDASIL et CERVARIX et de 6 à 13 mois pour GARDASIL 9.

La vaccination proposée en rattrapage aux jeunes filles jusqu'à 19 ans révolus repose sur l’injection de 3 doses (2 premières doses espacées de 2 mois et 3ème dose 6 mois après la première dose).

La vaccination des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes repose sur l’injection de 3 doses jusqu'à l'âge de 26 ans révolus.

Selon les recommandations vaccinales 2019, toute nouvelle vaccination doit être initiée avec le vaccin GARDASIL 9, actifs contre 9 souches de papillomavirus, pour les jeunes filles, jeunes femmes et jeunes hommes non antérieurement vaccinés.

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