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La vaccination en pratique

Mis à jour : Vendredi 01 Avril 2016

Tous les pays ont un programme national de vaccination contre les principales maladies infectieuses. Ces programmes ont permis de faire baisser considérablement le taux de mortalité infantile à travers le monde.

Le principe de la vaccination

Depuis la première vaccination (contre la variole, au XVIIIe siècle), tous les vaccins fonctionnent sur le même principe. On introduit dans l’organisme des micro-organismes (virus ou bactéries) tués ou affaiblis (ou des fragments de ces micro-organismes). Ceux-ci vont conduire le système immunitaire à fabriquer des anticorps et à garder la mémoire de ce premier contact. Par la suite, en cas d'infection par ces micro-organismes, le système immunitaire réagira plus rapidement contre l’infection et neutralisera les agents infectieux avant l’apparition de symptômes. Pour la majorité des vaccins, la première vaccination doit être suivie de rappels pour que le corps maintienne des taux d'anticorps suffisants. Les vaccins subissent des tests rigoureux avant leur commercialisation pour s’assurer de leur efficacité et de leur innocuité. Certains vaccins peuvent provoquer des effets indésirables, mais ils sont généralement bénins : essentiellement fièvre modérée et rougeurs, inflammation et douleur au point d’injection. Il est essentiel de garder à l’esprit que les risques associés aux vaccins sont très inférieurs aux risques liés aux maladies qu’ils préviennent.

L’importance de la vaccination

vaccination

L'intérêt de la vaccination est majeur pour trois maladies : diphtérie, tétanos et poliomyélite. En France, ces vaccinations sont obligatoires. Pour les enfants, un certificat de vaccination est demandé lors de l'inscription dans une collectivité (crèche, école par exemple) : les pages « Vaccinations » du carnet de santé ont valeur de certificat. D'autres vaccins sont indispensables pour faire régresser, voire disparaître, certaines maladies contagieuses. Ces vaccins sont recommandés par les autorités sanitaires. Il est ainsi recommandé de vacciner les enfants contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, les infections à Hæmophilus influenzae type b (Hib) et les infections invasives à pneumocoques. Depuis le 11 juillet 2007, le vaccin contre la tuberculose (BCG) n’est recommandé que dans certaines situations.

Grâce aux campagnes de vaccination, certaines de ces maladies ont presque disparu dans les pays industrialisés, au point que certains remettent en cause l’utilité de la vaccination contre celles-ci. Pourtant, ces maladies restent encore répandues dans d’autres pays. Avec l’essor du tourisme international, l’arrêt des vaccinations pourrait entraîner une recrudescence de ces maladies dans notre pays. Il est donc important de continuer à vacciner les enfants pour préserver leur santé et pour contribuer à l’éradication de ces maladies dans le monde. Les adultes doivent avoir un programme de vaccination adapté à leur situation (âge, voyages, maladies chroniques, etc.), sans négliger les rappels de vaccins obligatoires.

Les contre-indications des vaccins

Les personnes souffrant d'un déficit de l'immunité (présent dès la naissance ou induit par un traitement médicamenteux, une infection par le VIH-sida, une tranplantation d'organe, etc.) sont plus exposées aux maladies infectieuses et font l'objet de recommandations particulières. Les vaccins vivants qui contiennent des agents infectieux atténués (tels que les vaccins contre les oreillons, la rougeole, la rubéole, la varicelle, le zona, la fièvre jaune ou la tuberculose) ne doivent pas être utilisés d’une façon générale chez ces personnes. Cependant, dans certaines situations, ils peuvent être envisagés au cas par cas. Les enfants ayant fait une forte réaction (convulsions) à une première injection du vaccin contre la coqueluche ne doivent pas recevoir d'autre injection de ce vaccin. En cas de grossesse ou d'allergie à la néomycine, la kanamycine, la streptomycine ou les protéines d'œuf, certains vaccins peuvent être contre-indiqués. Parfois, les contre-indications sont temporaires, dans le cas de fièvre, d’infections, de traitement par la cortisone, etc. Signalez tout problème de santé avant une vaccination.

Se procurer un vaccin

Il arrive que les pharmacies ne stockent que quelques vaccins. Pour éviter les soucis de disponibilité, commandez-les à votre pharmacien quelques jours avant la date de votre visite chez le médecin. Les vaccins sont fragiles et doivent être conservés au réfrigérateur. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.

Le remboursement des vaccins

La liste des vaccinations prises en charge par l'Assurance maladie comprend la prévention pour les affections suivantes : coqueluche, diphtérie, hépatite B, grippe, infections à Haemophilus influenzae b, infections à pneumocoque, méningites à méningocoque du groupe C, oreillons, poliomyélite, rougeole, rubéole, tétanos, tuberculose, varicelle et zona. La prise en charge par l’Assurance maladie est habituellement de 65 % (le reste étant généralement remboursé par les assurances santé complémentaires comme les mutuelles). A noter que le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) pour les enfants de 1 à 17 ans et celui contre la grippe pour les personnes de plus de 65 ans ou atteintes de certaines maladies chroniques sont remboursés à 100 % par l’Assurance maladie et que le vaccin contre le zona est remboursé à 30 % pour les adultes de 65 à 75 ans.

L'injection du vaccin est remboursée par l’Assurance maladie à 70 % si c'est le médecin qui réalise l'injection lors d'une consultation ou à 60 % si c'est une infirmière qui réalise l'injection, sur prescription d'un médecin. Pour les enfants de moins de 7 ans, les centres de la PMI (Protection maternelle et infantile) vaccinent gratuitement.

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