En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

La vaccination en pratique

Mis à jour : Vendredi 29 Mars 2019

Tous les pays ont un programme national de vaccination contre les principales maladies infectieuses. Ces programmes ont permis de faire baisser considérablement le taux de mortalité infantile à travers le monde.

Le principe de la vaccination

Depuis la première vaccination (contre la variole, au XVIIIe siècle), tous les vaccins fonctionnent sur le même principe. On introduit dans l’organisme des micro-organismes (virus ou bactéries) tués ou affaiblis (ou des fragments de ces micro-organismes). Ceux-ci vont conduire le système immunitaire à fabriquer des anticorps et à garder la mémoire de ce premier contact. Par la suite, en cas d'infection par ces micro-organismes, le système immunitaire réagira plus rapidement contre l’infection et neutralisera les agents infectieux avant l’apparition de symptômes. Pour la majorité des vaccins, la première vaccination doit être suivie de rappels pour que le corps maintienne des taux d'anticorps suffisants. Les vaccins subissent des tests rigoureux avant leur commercialisation pour s’assurer de leur efficacité et de leur innocuité. Certains vaccins peuvent provoquer des effets indésirables, mais ils sont généralement bénins : essentiellement fièvre modérée et rougeurs, inflammation et douleur au point d’injection. Il est essentiel de garder à l’esprit que les risques associés aux vaccins sont très inférieurs aux risques liés aux maladies qu’ils préviennent.

L’importance de la vaccination

vaccination

L'intérêt de la vaccination est majeur pour trois maladies : diphtérie, tétanos et poliomyélite. D'autres vaccins sont indispensables pour faire régresser, voire disparaître, certaines maladies contagieuses : vaccins contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, les infections à Hæmophilus influenzae type b (Hib) et les infections invasives à pneumocoques. Grâce aux campagnes de vaccination, certaines de ces maladies ont presque disparu dans les pays industrialisés, au point que certains remettent en cause l’utilité de la vaccination contre celles-ci. Pourtant, ces maladies restent encore répandues dans d’autres pays. Avec l’essor du tourisme international, l’arrêt des vaccinations pourrait entraîner une recrudescence de ces maladies dans notre pays. Il est donc important de continuer à vacciner les enfants pour préserver leur santé et pour contribuer à l’éradication de ces maladies dans le monde. Les adultes doivent avoir un programme de vaccination adapté à leur situation (âge, voyages, maladies chroniques, etc.), sans négliger les rappels.

Les vaccins obligatoires pour les enfants depuis 2018

Un élargissement de l’obligation vaccinale à 11 vaccins a été voté par l’Assemblée nationale en octobre 2017 pour les enfants. Les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont désormais obligatoires avant l’âge de 2 ans pour les nourrissons nés après le 1er janvier 2018. Cela représente 10 injections réparties sur 2 ans, avec les vaccins actuellement commercialisés.

Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, il y a 3 vaccins obligatoires (vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite) et 8 vaccins recommandés (vaccins contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, les infections invasives à haemophilus influenzae b, l'hépatite B, le pneumocoque et le méningocoque C).

Un certificat de vaccination est demandé lors de l'inscription dans une collectivité (crèche, école par exemple) : les pages « Vaccinations » du carnet de santé ont valeur de certificat.

Pour les enfants de plus de 12 mois résidant en Guyane française, la vaccination contre la fièvre jaune est également obligatoire.

Les contre-indications des vaccins

Les personnes souffrant d'un déficit de l'immunité (présent dès la naissance ou induit par un traitement médicamenteux, une infection par le VIH-sida, une transplantation d'organe, etc.) sont plus exposées aux maladies infectieuses et font l'objet de recommandations particulières. Les vaccins vivants qui contiennent des agents infectieux atténués (tels que les vaccins contre les oreillons, la rougeole, la rubéole, la varicelle, le zona, la fièvre jaune ou la tuberculose) ne doivent pas être utilisés d’une façon générale chez ces personnes. Cependant, dans certaines situations, ils peuvent être envisagés au cas par cas. Les enfants ayant fait une forte réaction (convulsions) à une première injection du vaccin contre la coqueluche ne doivent pas recevoir d'autre injection de ce vaccin. En cas de grossesse ou d'allergie à la néomycine, la kanamycine, la streptomycine ou les protéines d'œuf, certains vaccins peuvent être contre-indiqués. Parfois, les contre-indications sont temporaires, dans le cas de fièvre, d’infections, de traitement par la cortisone, etc. Signalez tout problème de santé avant une vaccination.

Se procurer un vaccin

Il arrive que les pharmacies ne stockent que quelques vaccins. Pour éviter les soucis de disponibilité, commandez-les à votre pharmacien quelques jours avant la date de votre visite chez le médecin. Les vaccins sont fragiles et doivent être conservés au réfrigérateur. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.

Qui peut vacciner ? Comment les vaccins sont-ils remboursés ?

La liste des vaccinations prises en charge par l'Assurance maladie comprend la prévention pour les affections suivantes : coqueluche, diphtérie, hépatite B, grippe, infections à Haemophilus influenzae b, infections à pneumocoque, méningites à méningocoque du groupe C, oreillons, poliomyélite, rougeole, rubéole, tétanos, tuberculose, varicelle et zona. La prise en charge des vaccins obligatoires pour les enfants est de 65 % par l’Assurance maladie, le reste étant remboursé par les assurances santé complémentaires comme les mutuelles. Pour les personnes qui n’ont pas de mutuelle, il existe des circuits adaptés en centres de vaccination. A noter que le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) pour les enfants de 1 à 17 ans et celui contre la grippe pour les personnes de plus de 65 ans ou atteintes de certaines maladies chroniques sont remboursés à 100 % par l’Assurance maladie et que le vaccin contre le zona est remboursé à 30 % pour les adultes de 65 à 75 ans.

L'injection du vaccin est remboursée par l’Assurance maladie à 70 % si c'est le médecin qui réalise l'injection lors d'une consultation ou à 60 % si c'est une infirmière qui réalise l'injection, sur prescription d'un médecin. Pour les enfants de moins de 7 ans, les centres de la PMI (Protection maternelle et infantile) vaccinent gratuitement.

Concernant le vaccin contre la grippe, et dans le cadre de l’élargissement de l’offre vaccinale et de la simplification du parcours, la Haute Autorité de santé (HAS) s’est prononcée, dans un avis du 25 juillet 2018, en faveur de l’harmonisation des compétences des différents professionnels de santé impliqués dans la vaccination contre la grippe (pharmaciens, infirmiers, sages-femmes).

À partir de l’automne 2019 et du début de la campagne de vaccination antigrippale, toutes les personnes majeures éligibles à la vaccination, qu’elles aient ou non déjà été vaccinées contre la grippe les années précédentes, pourront retirer leur vaccin à la pharmacie sur présentation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner par le professionnel de leur choix : infirmier, médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l’entourage du nourrisson) ou pharmacien. La prescription préalable du médecin reste nécessaire pour les patients de moins de 18 ans. Les personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure ne sont pas éligibles à la vaccination directe par un infirmier ou un pharmacien.

Sources et références

Actualités

Un tableau des disponibilités à 15 jours des spécialités orales de prednisone et de prednisolone est mis à jour tous les mois avec des codes couleurs vert, orange et rouge (illustration).

Médicaments à base de prednisone et de prednisolone : l'ANSM met en place un tableau des disponibilités...

Radiographie thoracique d'un nouveau-né ayant développé un syndrome de détresse respiratoire (illustration @Mikael Häggström sur Wikimedia).

CELESTENE CHRONODOSE : tensions d'approvisionnement jusqu'en 2020 et distribution limitée au marché hospitalier

DIPROSTENE est notamment utilisé pour soulager les patients de douleurs liées à des pathologies tendineuses, articulaires inflammatoires et mécanique (illustration).

DIPROSTENE (bétaméthasone) : rupture de stock jusqu'en 2020