MILLIGYNON

Mis à jour : Jeudi 18 Juin 2009
Famille du médicament :

Contraceptif oral

18/06/2009 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Dans quel cas le médicament MILLIGYNON est-il prescrit ?

C'est un contraceptif oral. Il contient un progestatif seul (sans estrogène associé). Tous les comprimés ont une composition identique. Ce contraceptif est dit microdosé car il contient une très faible dose d'hormone.

Présentations du médicament MILLIGYNON

MILLIGYNON : comprimé (blanc) ; boîte de 3 plaquettes de 28
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament MILLIGYNON

p cp
Noréthistérone acétate0,6 mg
Lactose+

Contre-indications du médicament MILLIGYNON

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce mode de contraception n'est pas adapté aux femmes qui souffrent de kystes des ovaires ou de mastopathies.

Une surveillance médicale et des analyses sont nécessaires avant et pendant la contraception orale. Cette surveillance sera renforcée en cas d'antécédent d'infection des trompes ou de grossesse extra-utérine.

L'efficacité contraceptive des progestatifs microdosés n'est pas absolue. Il est d'autant plus important de veiller à la régularité de la prise.

En cas d'arrêt des règles pendant plus de deux cycles consécutifs, l'absence de grossesse doit être vérifiée avant de poursuivre la contraception.

Interactions du médicament MILLIGYNON avec d'autres substances

L'efficacité contraceptive de ce médicament peut être diminuée par la prise conjointe d'un médicament inducteur enzymatique.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la contraception, du fait d'un oubli ou d'un retard de pilule, interrompez immédiatement la prise des comprimés. La grossesse pourra être poursuivie normalement si vous le désirez.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel mais son usage est possible pendant l'allaitement après avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament MILLIGYNON

Prendre régulièrement, et sans oubli, 1 comprimé par jour pendant 28 jours consécutifs, sans interruption entre 2 plaquettes. Cette pilule doit être impérativement prise chaque jour à la même heure. La contraception n'est pas assurée pendant la durée de la première plaquette : une contraception complémentaire est nécessaire (préservatif, diaphragme, spermicide...).

En cas de première contraception orale ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, prendre le premier comprimé le premier jour des règles.

En cas de changement de contraceptif, prendre le premier comprimé le lendemain et à la même heure que le dernier comprimé de la plaquette du précédent contraceptif.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse : suivre les indications du médecin.

Conseils

En cas d'oubli d'un comprimé :
  • retard de moins de 3 heures : prendre le comprimé oublié et continuer à l'heure habituelle ;

  • retard de plus de 3 heures : prendre le comprimé oublié et continuer à l'heure habituelle, mais la sécurité contraceptive n'est plus assurée et une méthode complémentaire doit être employée pendant 15 jours (spermicide, préservatif, diaphragme).

En cas de vomissements ou de diarrhée survenant juste après la prise du comprimé (sans rapport avec la prise du contraceptif), prendre un autre comprimé. Si ces troubles durent plus de 3 heures, la sécurité contraceptive n'est plus assurée et une méthode complémentaire doit être employée pour le cycle en cours.

Effets indésirables possibles du médicament MILLIGYNON

Irrégularité des cycles en début de traitement.

Saignement entre les règles, œdèmes périodiques, douleur ou tension des seins.

En cas d'antécédent de jaunisse ou de démangeaisons au cours d'une grossesse : risque de récidive lors de la prise de ce contraceptif.

Laboratoire Bayer Santé

LEXIQUE

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

grossesse extra-utérine

Grossesse se développant en dehors de l'utérus : lors d'une grossesse normale, l'ovule est fécondé dans la trompe de Fallope par un spermatozoïde ; il doit normalement progresser jusqu'à l'utérus où il se fixe sur l'endomètre. Dans certains cas, cette progression est stoppée et l'œuf se développe dans la trompe qui risque de se rompre. Il s'agit d'une grossesse extra-utérine dont le diagnostic est réalisé par l'échographie et qui nécessite une intervention chirurgicale. Les signes évocateurs d'une grossesse extra-utérine sont une douleur du bas-ventre et des saignements intermittents chez une femme qui présente un test de grossesse positif.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

mastopathie

Terme désignant les anomalies et maladies de la glande mammaire.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

progestatif

Substance dont l'action est proche de celle de la progestérone.