NIVAQUINE

Mis à jour : Jeudi 14 Mai 2020
Famille du médicament :

Antipaludique

Dans quel cas le médicament NIVAQUINE est-il prescrit ?

Ce médicament est un antipaludique : il inhibe la reproduction du parasite responsable du paludisme.

Il est principalement utilisé dans le traitement préventif et le traitement curatif du paludisme.

Les comprimés à 100 mg sont également utilisés dans la prévention des lucites et dans le traitement du lupus érythémateux et de la polyarthrite rhumatoïde ; le mécanisme d'action de ce médicament dans ces affections, qui n'ont bien sûr rien à voir avec le paludisme, n'est pas parfaitement élucidé.

Présentations du médicament NIVAQUINE

NIVAQUINE 100 mg : comprimé sécable (blanc) ; boîte de 20
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 2,14 €.
NIVAQUINE 100 mg : comprimé sécable (blanc) ; boîte de 100
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 4,55 €.
NIVAQUINE 25 mg/5 ml : sirop ; flacon de 150 ml avec cuillère-mesure (5 ml)
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 7,42 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament NIVAQUINE

p cpp c mes
Chloroquine100 mg25 mg
Saccharose4,14 g
Amidon de blé (gluten)+
Autres excipients (spécifiques à certaines formes) : Acide citrique monohydrate, Amidon de blé, Café extrait, Colorant caramel, Eau purifiée, Gélatine, Magnésium stéarate, Saccharose solution, Silice colloïdale hydratée, Sucre glace amylacé

Contre-indications du médicament NIVAQUINE

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • allergie au blé autre que la maladie cœliaque (comprimé : présence d'amidon de blé) ;

  • maladie de la rétine (cette contre-indication peut ne pas s'appliquer pour le traitement d'urgence du paludisme) ;

  • en association avec les médicaments contenant du citalopram, de l'escitalopram ou de la dompéridone ;

  • allaitement.

Attention

L'activité de ce médicament utilisé seul pour prévenir la paludisme est insuffisante dans de nombreux pays (résistance du parasite à la chloroquine) : il est nécessaire de consulter votre médecin pour connaître la prévention la mieux adaptée à votre voyage. L'automédication en prévention du paludisme est fortement déconseillée.

En cas de séjour en zone de paludisme de plus de 3 mois, il peut être nécessaire d'utiliser d'autres méthodes de prévention du paludisme.

Des précautions sont nécessaires en cas de psoriasis (risque d'aggravation des lésions), d'épilepsie, de déficit en G6PD, de porphyrie, d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique.

Avant de prescrire un traitement au long cours par ce médicament, le médecin fait un bilan ophtalmologique pour rechercher une éventuelle anomalie de la rétine. La surveillance ophtalmologique est ensuite adaptée en fonction des risques (doses prescrites, durée de traitement...).

Ne poursuivez pas le traitement sans avis médical en cas d'apparition d'un des symptômes suivants :
  • troubles de la vision : risque d'atteinte de la rétine nécessitant un avis spécialisé ;

  • mouvements anormaux de la tête (tics, torticolis...) ;

  • éruption cutanée étendue associée ou non à de la fièvre ou des ganglions : risque de syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse, rare mais potentiellement grave ;

  • malaise, sueurs, palpitations, tremblements, pâleur : ces signes peuvent traduire une hypopglycémie. Un dosage du taux de sucre dans le sang doit être réalisé.

La chloroquine peut être responsable de troubles du rythme cardiaque potentiellement graves, en particulier en cas d'hypokaliémie, d'insuffisance cardiaque non contrôlée, d'infarctus du myocarde récent ou de ralentissement important du cœur. Signalez sans tarder à votre médecin la survenue de battements du cœur rapides ou irréguliers, de malaises ou d'étourdissements. Un électrocardiogramme (ECG) pourra vous être prescrit pour s'assurer de l'absence d'anomalie.

Le sirop contient du sucre (saccharose) en quantité notable.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut être responsable de troubles visuels.

Interactions du médicament NIVAQUINE avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux médicaments contenant de citalopram, de l'escitalopram ou de la dompéridone : augmentation du risque de troubles du rythme cardiaque.

Il peut interagir avec les autres médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes ou les médicaments contenant du tamoxifène.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un antidépresseur, un médicament contenant des hormones thyroïdiennes, de la ciclosporine ou de la cimétidine.

Il est préférable de respecter un délai de 2 heures entre la prise de ce médicament et celle de pansements digestifs (contenant des sels d'aluminium, de calcium ou de magnésium).

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

En raison d'un possible risque de mutation génétique par la choloroquine, les hommes et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 8 mois après l'arrêt du traitement.

Les femmes enceintes doivent éviter de voyager dans une zone où sévit le paludisme. Le risque pendant la grossesse est lié au paludisme et non au médicament, qui peut être prescrit si nécessaire.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel ; par prudence, il est contre-indiqué pendant l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament NIVAQUINE

Les comprimés doivent être avalés de préférence à la même heure, après le petit déjeuner ou le déjeuner pour éviter la survenue de nausées ou de troubles du sommeil.

Posologie usuelle :

Paludisme :

Le traitement préventif du paludisme commence le jour du départ, se poursuit pendant la durée de l'exposition au risque et se termine 4 semaines après le retour.

  • Adulte : 1 comprimé par jour.

  • Enfant de 1 à 15 ans : 1,7 mg par kg et par jour, soit 1 à 4 cuillères-mesure par jour, à prendre en 1 seule fois (après un repas).

  • Enfant de moins de 10 kg : 1 cuillère-mesure tous les 2 jours (après un repas).

Le traitement curatif du paludisme dure de 3 à 5 jours. Le traitement d'une crise de paludisme nécessite toujours au moins 3 jours de repos strict.

Par voie orale, chez l'adulte de plus de 60 kg :
  • 1er jour : 6 comprimés en une prise, puis 3 comprimés 6 heures plus tard ;

  • 2e et 3e jours : 3 comprimés par jour, en une prise à heure fixe.

Chez l'enfant, la dose est calculée précisément par le médecin, en fonction du poids.

Autres indications (comprimés à 100 mg) :

Le traitement préventif de la lucite commence 7 jours avant l'exposition au soleil et se poursuit pendant 15 jours.

  • Adulte et enfant de plus de 6 ans : 2 ou 3 comprimés par jour.

Dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde :

Dans le traitement du lupus érythémateux :

  • Adulte et enfant de plus de 6 ans : la dose initiale est 1 ou 2 comprimés par jour. Le médecin adapte ensuite la dose en fonction de l'évolution des lésions.

Conseils

Le sirop destiné à l'enfant est amer et souvent mal accepté. En cas de vomissement survenant juste après la prise, celle-ci doit être renouvelée à la même dose. Compte tenu de la difficulté d'obtenir une protection efficace, il est déconseillé de voyager avec un nourrisson dans une zone à risque de paludisme.

La chimioprophylaxie ne dispense pas des mesures destinées à empêcher les piqûres de moustiques : port de vêtements longs après le coucher du soleil, répulsifs sur les zones découvertes, insecticides, moustiquaire...

L'utilisation de moyens de prévention n'exclut pas totalement le risque de paludisme. Toute fièvre importante au cours d'un séjour en zone impaludée ou dans les 4 semaines qui suivent le retour peut traduire une crise de paludisme et nécessite une consultation médicale d'urgence pour rechercher le parasite dans le sang.

Une rechute après une crise de paludime peut toujours survenir, même si le traitement a été bien suivi.

Effets indésirables possibles du médicament NIVAQUINE

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : intolérance intestinale pouvant se traduire par des nausées, des vomissements et des diarrhées, insomnie, maux de tête, démangeaisons.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : dépression, étourdissements, troubles de l'accommodation, vision floue, éruption cutanée, réaction allergique (urticaire, œdème de Quincke).

Rares (moins de 0,1 % des cas) : agitation, anxiété, troubles du sommeil, confusion, hallucinations, atteinte des nerfs, coloration ardoisée, en particulier des ongles et des muqueuses, aggravation d'un psoriasis existant, chute de cheveux.

Très rares ou fréquence indéterminée : psychose, convulsions, torticolis, mouvements involontaires, bourdonnement d'oreilles, surdité, photosensibilité, réaction cutanée grave, troubles du rythme cardiaque, hypoglycémie, anomalie de la numération formule sanguine, augmentation des transaminases.

À dose élevée, lors d'un traitement prolongé : opacité de la cornée, régressant à l'arrêt du traitement (exceptionnellement irréversibles) ; rarement, atteinte de la rétine.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accommodation

« Mise au point » de l'œil, permettant la vision nette de près. La presbytie est le trouble de l'accommodation le plus courant ; certains médicaments tels que l'atropine peuvent provoquer des troubles de l'accommodation passagers.

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

cornée

Partie centrale transparente de l'œil, qui recouvre la pupille et l'iris.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

G-6-PD (déficit en)

Abréviation de glucose-6-phosphate-déshydrogénase, enzyme normalement présente dans le globule rouge. Son absence congénitale (déficit) est responsable d'une maladie nommée favisme ; elle interdit l'emploi de certains médicaments.

hypoglycémie

Baisse de la glycémie (taux de sucre dans le sang) pouvant provoquer des malaises.

hypokaliémie

Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

lucite

Réaction de la peau à une exposition au soleil, due à une prédisposition ou à l'absorption de certains médicaments.

Synonyme : allergie solaire.

lupus érythémateux

Maladie de peau provoquant une rougeur de la partie centrale du visage. Il en existe deux formes principales : lupus discoïde (uniquement cutané) et lupus disséminé (associé à des lésions des organes profonds).

maladie cœliaque

Maladie du nourrisson et du jeune enfant liée à une intolérance au gluten contenu notamment dans la farine (pain, pâtes, etc.). Elle débute par une diarrhée aiguë avec des selles graisseuses. En l'absence de régime, elle risque d'évoluer vers une anémie, un retard de croissance et un retard mental. La guérison est fréquente à 6 ou 7 ans. Elle nécessite d'exclure le gluten du régime alimentaire.

nourrisson

Enfant de un à 30 mois. Un enfant de moins de un mois est un nouveau-né.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

paludisme

Maladie tropicale due à un parasite (Plasmodium) transmis par un moustique (anophèle femelle). Elle se traduit par une fièvre revenant à intervalles réguliers, des frissons et d'autres symptômes très divers. Toute fièvre élevée survenant dans le mois qui suit le retour d'un voyage en pays tropical doit faire suspecter un paludisme.

Synonyme : malaria.

parasite

Bactérie, organisme végétal ou animal qui vit aux dépens d'un individu d'une autre espèce. Il existe de très nombreux parasites de l'homme, internes (vers intestinaux, paludisme, gale, etc.) ou externes (poux, mycoses, etc.). L'un des plus présents dans le monde est le Plasmodium, agent du paludisme. Il est transmis par un autre parasite de l'homme, un moustique, l'anophèle.

polyarthrite rhumatoïde

Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires, touchant notamment les mains.

porphyrie

Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

psoriasis

Maladie de la peau touchant surtout les coudes et les genoux, mais aussi les ongles et le cuir chevelu. Le psoriasis se manifeste par des plaques épaisses, rouges, et recouvertes d'une pellicule blanche adhérente. Le psoriasis peut être plus ou moins inflammatoire. Il se présente parfois sous forme de petits boutons disséminés (psoriasis en gouttes). Le psoriasis peut avoir l'aspect de pustules.

Quincke (œdème de)

Réaction allergique touchant généralement le visage. L'œdème de Quincke se traduit par un gonflement parfois spectaculaire. Les paupières sont souvent les premières touchées. Dans les rares cas où l'œdème touche la gorge, des troubles respiratoires peuvent survenir et un traitement urgent est nécessaire.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

rétine

Tissu nerveux qui tapisse le fond de l'œil et joue le rôle de capteur d'images.

sucre

Terme général désignant différentes substances dont la plus répandue est le saccharose. D'autres sucres peuvent être contenus dans les médicaments : glucose, fructose, lactose, etc. Le glucose est le sucre utilisé par l'organisme ; il est le seul à circuler en quantité notable dans le sang.

Les édulcorants (faux sucre) sont autorisés chez les diabétiques ou les personnes suivant un régime, et sont très peu caloriques.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

traitement curatif

Traitement destiné à soigner une maladie déclarée, et qui vise la guérison. Dans la majorité des cas, le traitement curatif s'attaque à la cause de la maladie.

traitement préventif

Traitement destiné à prévenir une maladie (synonyme : prophylaxie), ou à limiter la fréquence des crises ou des poussées dans une maladie chronique.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

urticaire

Éruption de boutons sur la peau, dont l'origine est le plus souvent allergique. Les boutons ressemblent à des piqûres d'orties et leur couleur varie du rose pâle au rouge.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.