FEMSEPT

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Estrogène

Dans quel cas le médicament FEMSEPT est-il prescrit ?

Ce dispositif transdermique contient une hormone naturelle de la famille des estrogènes. Elle traverse la peau et passe progressivement dans le sang.

Il est utilisé pour soulager les symptômes dus au déficit en estrogènes lors de la ménopause (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale...).

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament FEMSEPT

FEMSEPT 50 μg/24 h : dispositif transdermique de 15 cm2 ; boîte de 4
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 6,05 €.
FEMSEPT 75 μg/24 h : dispositif transdermique de 22,5 cm2 ; boîte de 4
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 6,05 €.
FEMSEPT 100 μg/24 h : dispositif transdermique de 30 cm2 ; boîte de 4
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 6,05 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament FEMSEPT

p dispp dispp disp
Estradiol1,5 mg2,25 mg3 mg
Excipients : Billes de copolymère styrène-isoprène-styrène, Esters glycériniques d'acides résiniques hydrogénés, Polyéthylène téréphtalate, Polyéthylène téréphtalate siliconé

Contre-indications du médicament FEMSEPT

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire...) en cours ;

  • cancer hormonodépendant ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens appropriés avant la mise en route du traitement) ;

  • maladie grave du foie.

Votre médecin est seul juge pour prescrire ce médicament cas d'accident thromboembolique récent ou de troubles cardiaques susceptibles de favoriser les embolies.

Attention

Des études ont montré une augmentation du risque de survenue d'un cancer du sein chez les femmes ayant reçu un traitement prolongé des symptômes de la ménopause. Le traitement doit par conséquent être prescrit à la dose minimale efficace et pour une durée la plus courte possible. En l'absence de troubles, sa prescription ne doit pas être systématique.

Un bilan initial suivi d'une surveillance médicale régulière sont nécessaires, surtout dans les cas suivants : anomalie de la circulation sanguine cérébrale et rétinienne, obésité, diabète, hypertension artérielle, affection bénigne du sein et de l'utérus, tumeur de l'hypophyse, lupus érythémateux disséminé, certaines maladies rares (porphyrie, otospongiose), ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, insuffisance rénale, épilepsie, asthme, antécédents familiaux de cancer du sein.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale ou rester alitée, prévenez votre médecin ; il peut être nécessaire d'arrêter temporairement le traitement.

Interactions du médicament FEMSEPT avec d'autres substances

L'efficacité du traitement peut être diminuée par la prise conjointe d'un médicament inducteur enzymatique.

Fertilité, grossesse et allaitement

Ce médicament n'a pas d'indication chez la femme enceinte. Si une grossesse survient sous traitement, éventualité rare mais possible en début de pré-ménopause, consultez votre médecin et arrêtez le traitement. Aucune malformation imputable à ce médicament n'a été observée à ce jour.

Lorsque la ménopause est confirmée, une grossesse est impossible, y compris en cas de réapparition des règles.

Mode d'emploi et posologie du médicament FEMSEPT

Détacher le feuillet de protection qui recouvre la face adhésive et appliquer le dispositif sur la peau (zone non exposée au soleil) : thorax, abdomen, fesse, haut de la cuisse ou du bras.

Ne pas coller le dispositif :
  • sur les seins ;

  • sur de la peau mouillée ou graissée par l'application préalable d'une crème ou d'une huile ;

  • sur une lésion cutanée : plaie, grain de beauté... ;

  • sur une région soumise aux frottements des vêtements : ceinture, bretelle de soutien-gorge... ;

  • sur l'emplacement du précédent dispositif : utiliser alternativement 2 ou 3 régions cutanées différentes.

En cas de décollement intempestif du dispositif, tenter de le recoller à un autre endroit ou utiliser un dispositif neuf qui sera enlevé à la date prévue pour le retrait de celui qui s'est décollé.

Posologie usuelle :

Elle est strictement individuelle. Votre médecin l'adapte en fonction des signes de sous ou surdosage :
  • sous-dosage : persistance de bouffées de chaleur, de sécheresse vaginale... ;

  • surdosage : tension douloureuse des seins, sensation de gonflement, irritabilité...

Le dispositif est généralement renouvelé tous les 7 jours. Il peut être utilisé en continu sans période d'arrêt, ou en discontinu pendant 21 ou 28 jours par mois suivi d'un arrêt de traitement de 2 à 7 jours.

Conseils

Un progestatif est généralement associé aux estrogènes au moins 12 jours par mois pour éviter une stimulation excessive de l'utérus. N'arrêtez pas la prise du progestatif sans l'avis de votre médecin.

La réapparition de règles est fréquente (mais pas obligatoire) après chaque interruption de cycle ou à l'arrêt du progestatif. En revanche, tout saignement en cours de traitement doit être signalé à votre médecin.

Effets indésirables possibles du médicament FEMSEPT

Nausées, tension des seins, irritabilité, jambes lourdes (qui traduisent généralement un surdosage).

Irritation et rougeur transitoires au lieu d'application du dispositif.

Saignement génital intermittent (à signaler à votre médecin).

Ce médicament contient un estrogène naturel, identique à celui sécrété par les ovaires. Il ne semble pas exposer aux effets indésirables qui peuvent être (rarement) rencontrés avec les estrogènes de synthèse contenus dans les pilules contraceptives ; il serait néanmoins souhaitable d'interrompre le traitement en cas :

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

dispositif transdermique

Système, parfois appelé timbre ou patch, permettant l'absorption d'un médicament au travers de la peau : il assure la diffusion de la substance active vers les vaisseaux sanguins du derme. La substance circule ensuite dans le sang et peut agir comme si elle avait été avalée ou injectée. Ce dispositif permet d'éviter l'effet de premier passage hépatique.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

lupus érythémateux

Maladie de peau provoquant une rougeur de la partie centrale du visage. Il en existe deux formes principales : lupus discoïde (uniquement cutané) et lupus disséminé (associé à des lésions des organes profonds).

ménopause

Arrêt progressif des cycles menstruels, qui survient chez la femme vers l'âge de 50 ans. La ménopause est due à une forte diminution de la sécrétion d'hormones par les ovaires. Elle peut également être la conséquence de l'ablation chirurgicale des ovaires ou d'un traitement médicamenteux.

otospongiose

Variété d'otite chronique héréditaire grave.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

porphyrie

Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

progestatif

Substance dont l'action est proche de celle de la progestérone.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

tumeur

Développement anormal de cellules de l'organisme. Les tumeurs bénignes repoussent les tissus voisins sans les altérer : verrues, grains de beauté, adénomes, etc. ; leur développement reste localisé. Les tumeurs malignes envahissent les tissus avoisinants et peuvent essaimer à distance (métastases).

tumeur de l'hypophyse

Tumeur le plus souvent bénigne qui se développe dans l'hypophyse, glande située sous le cerveau. Cette tumeur peut perturber la sécrétion d'hormones par cette glande.